Arrestations de masse du 23 mai 2012: le recours collectif est autorisé

Les policiers du SPVM ont encerclé près de 500 personnes à l’angle des rues Sherbrooke et Saint-Denis, le 23 mai 2012, lors de la 30e manifestation nocturne du printemps érable à se dérouler à Montréal. Ils les ont ensuite arrêtées et détenues dans des autobus.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Les policiers du SPVM ont encerclé près de 500 personnes à l’angle des rues Sherbrooke et Saint-Denis, le 23 mai 2012, lors de la 30e manifestation nocturne du printemps érable à se dérouler à Montréal. Ils les ont ensuite arrêtées et détenues dans des autobus.

La Cour supérieure du Québec autorise le recours collectif intenté par un étudiant de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) contre la Ville de Montréal pour dénoncer la plus importante arrestation de masse du printemps érable. Jean-Pierre Lord réclame 2500$ à titre de dommages et intérêts pour lui, mais aussi pour toute personne arrêtée et détenue dans la soirée du 23 mai 2012.

M. Lord avait déposé une requête de recours collectif en juillet 2012 afin de dénoncer les agissements du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) lors de la manifestation.

Le 23 mai 2012, plusieurs milliers de personnes ont pris la rue à l’occasion de la 30e manifestation nocturne. Vers 1h du matin, un groupe de plus de 500 personnes est encerclé par le SPVM et la Sûreté du Québec à l’angle des rues Saint-Denis et Sherbrooke. Les manifestants ont alors été arrêtés et entassés dans 17 autobus de la Société de transport de Montréal (STM). Ils ont reçu une contravention de 634$ en vertu du règlement municipal qui concerne les attroupements illégaux.

Le recours collectif vise donc la Ville de Montréal et non le SPVM, car que la Ville est «l’entité politique qui récolte les taxes, qui a l’argent et qui a le contrôle du Service de police», estimait en août 2012 Me Marc Chétrit, l’avocat qui représentait alors M. Lord.
1 commentaire
  • Franklin Bernard - Inscrit 18 septembre 2013 10 h 36

    Il ne reste plus qu'à espérer une victoire en cour

    Il va falloir que tôt ou tard cessent les abus de violence des policiers du SPVM et leur attitude arrogante de ceux qui ont les armes et le pouvoir. Et si la Ville de Montréal est infichue de faire régner un peu d'ordre et de décence dans ce service digne d'un état policier, peut-être qu'une condamnation par le tribunal fera enfin réfléchir nos élus.