Plagiat - Un souci de plus pour Claude Robinson

Claude Robinson
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Claude Robinson

Les nuages s’accumulent dans le ciel déjà encombré de Claude Robinson : un des studios mis en cause dans son litige pour plagiat est au bord de la faillite.

 

La valeur de Moonscoop, jadis un fleuron de l’animation française, est passée de 250 millions d’euros à zéro. Un administrateur judiciaire a pris les rênes du studio il y a deux semaines. Les fondateurs de Moonscoop, Benoît et Christophe Di Sabatino, et un gestionnaire de la compagnie, Joël Vaturi, s’accusent mutuellement de mauvaise gestion.

 

Claude Robinson deviendra un créancier de Moonscoop parmi tant d’autres si jamais la Cour suprême du Canada maintient la condamnation pour plagiat à l’encontre de ses nombreux adversaires. Avec un débiteur en moins, il aura encore plus de difficulté à récupérer les sommes qui lui seraient dues. M. Robinson a poursuivi France Animation, mais en 2003, cette compagnie a fusionné avec Antefilms pour donner naissance à Moonscoop.

 

M. Robinson se bat depuis 1996 pour obtenir justice. Les fondateurs de Cinar, Ronald Weinberg et feue Micheline Charest, ont usurpé son personnage de Robinson Curiosité pour enfanter la série à succès de Robinson Sucroé.

 

En 2009, la Cour supérieure a condamné Cinar, France Animation et consorts à verser 5,2 millions à M. Robinson. En 2011, la Cour d’appel a réduit la somme de moitié.

 

Les parties ont porté la cause en Cour suprême. Le pourvoi porte sur l’étendue du droit d’auteur lorsque deux oeuvres s’inspirent d’une même source, en l’occurrence le roman de Daniel Defoe.

9 commentaires
  • Patrick Boulanger - Abonné 28 août 2013 01 h 06

    Un don pour M. Robinson?

    Pour ceux qui désirent supporter financièrement M. Robinson : http://clauderobinson.org

  • Denyse Fishwick - Inscrit 28 août 2013 07 h 53

    Oui! Oui! Oui!

    Merci du rappel, c'est fait

  • François Dugal - Inscrit 28 août 2013 07 h 56

    Proverbe chinois

    «La justice appartient aux riches» - Lao-Tseu

  • Colette Pagé - Inscrite 28 août 2013 09 h 37

    Donnons pour que cette injustice soit enfin corrigée !

    Un don de 100 $ c'est bien peu pour tant d'arnaques, de souffrances durant tant d'années et de vols. Comment expliquer que tous ces coquins en plus de payer les compensations demandées ne soient pas derrière les barreaux. Comment expliquer le manque d'appréciation de la Cour d'Appel si peu encline à considérer à sa juste valeur les droits d'auteur et les conséquences des gestes subis. La compassion ne fait certainement pas partie des critères d'évalution de la Cour d'Appel. Que le droit strict !

  • Gilles Théberge - Abonné 28 août 2013 10 h 07

    C'est pour quand?

    C'est pour quand le jugement de la Supreme Court of Canada? Est-ce qu'ils attendent que les justiciables mis en cause aient tous fait faillite?

    Ok j'envoie un cent à Claude Robinson. Mais le vrai problème demeure que la justice «se pogne le mouène»... Ta!