Nadeau-Dubois porte sa cause en appel

En point de presse, Gabriel Nadeau-Dubois a expliqué qu'il n'avait pas les moyens de mener cette bataille judiciaire et il lance donc un appel pour obtenir des appuis financiers.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir En point de presse, Gabriel Nadeau-Dubois a expliqué qu'il n'avait pas les moyens de mener cette bataille judiciaire et il lance donc un appel pour obtenir des appuis financiers.

L'ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois porte en appel le jugement qui l'a déclaré coupable d'outrage au tribunal pour certains de ses agissements lors du conflit étudiant du printemps dernier.

Il en a fait l'annonce vendredi, après une rencontre avec son avocat. M. Nadeau-Dubois a déclaré que le jugement rendu était erroné en plusieurs plans. Il affirme n'avoir jamais prôné l'anarchie comme le dit le jugement, mais plutôt avoir exprimé le point de vue de dizaines de milliers de personnes.

En point de presse, il a expliqué qu'il n'avait toutefois pas les moyens de mener cette bataille judiciaire et il lance donc un appel pour obtenir des appuis financiers.
 
Dans un jugement rendu jeudi, le juge Denis Jacques, de la Cour supérieure, a conclu que l'ex-porte-parole de la CLASSE (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante) avait profité de sa tribune pour inciter au non-respect d'un ordre de la Cour.
 
En avril, alors que le conflit étudiant provoquait des tensions dans plusieurs institutions collégiales et universitaires, M. Nadeau-Dubois déclarait sur les ondes du Réseau de l'information qu'il était légitime que des gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter les votes de grève.
 
Jean-François Morasse, un étudiant en arts plastiques de l'Université Laval qui voulait retourner en classe, avait alors décidé de poursuivre le leader étudiant, considérant ses propos comme une incitation à défier une injonction interdisant les piquets de grève.
90 commentaires
  • Florence Péloquin - Abonnée 2 novembre 2012 11 h 24

    Re Appui financier

    Le Ministre des Finances va-t-il rendre les éventuelles contributions déductibles d'impôts?

  • François Lauzon - Inscrit 2 novembre 2012 11 h 29

    Quelle justice?

    Je citerai simplement Michel Chartrand:
    "Quand les bandits sont au pouvoir, la place de l'honnête homme est en prison"

    • Gilbert Talbot - Inscrit 2 novembre 2012 12 h 32

      Michel Chartrand citait lui-même Henry David Thoreau, le père de la désobéissance civile.

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 2 novembre 2012 13 h 20

      Quel homme ce Chartrand.

    • Georges Washington - Inscrit 2 novembre 2012 13 h 47

      Oui, mais c'est le PQ qui est au pouvoir.

    • André Michaud - Inscrit 2 novembre 2012 15 h 51

      Donc selon votre logique GND devrait accepter la prison?

  • Sylvain Auclair - Abonné 2 novembre 2012 11 h 32

    Une question

    M. Morasse doit-il lui aussi financer la poursuite de sa cause en appel?

    • Hélène Paulette - Abonnée 2 novembre 2012 12 h 55

      J'espère bien que oui puisqu'il en est l'initiateur.... Je suis sûre que le parti libéral va l'aider à en payer les frais...

    • Loraine King - Inscrite 2 novembre 2012 13 h 29

      Je ne crois pas. M. Nadeau-Dubois porte un jugement de cour en appel. Ce sera Nadeau-Dubois contre la Reine. Ce sont les contribuables qui devront payer la note pour défendre le jugement.

    • Sylvain Auclair - Abonné 2 novembre 2012 14 h 36

      Madame King,
      Je serais d'accord avec vous s'il s'agissait d'une cause criminelle, où c'est la Reine qui poursuit; mais une cause d'outrage, c'est autre chose. Peut-être avez-vous raison, mais je ne suis toujours pas convaincu.

    • Hélène Paulette - Abonnée 2 novembre 2012 15 h 06

      Madame King, je ne suis pas spécialiste mais si je me réfère au cas Robinson, ce sont bien les protagonistes qui ont payé jusqu'au bout....

  • Jonathan Barr - Inscrit 2 novembre 2012 11 h 36

    Au revoir Gabriel

    Peut-être Gabriel aurait été mieux servi en trouvant un emploi rémunérée au lieu d'encourager la révolution. J'espère qu'il réfléchit sur ses actions quand il sera en prison.

    • Sylvain Auclair - Abonné 2 novembre 2012 12 h 04

      Réfléchir à quoi. Après tout, il a remporté son pari, et la hausse a été annulée. Et puis, il faudra sans doute attendre quelques années avant que l'appel soit finalement jugé.

      Et puis, croyez-vous en la démocratie, celle que GND défendait en étant porte-parole d'un regroupement d'organismes légalement représentatifs? On dirait bien que non.

    • henri -s garneau - Inscrit 2 novembre 2012 12 h 13

      Il a été engagé par la CSN il y a plusieurs mois vous étiez pas au courant? Il travaille. Tant qu'à moi je verserai pas une larmes sur ces yeux glacials.

    • sylvain chartrand - Inscrit 2 novembre 2012 12 h 32

      Je ne pense pas qu'il ira en prison. Meme s'il le mériterait. Il va s'en sortir et deviendra une sorte de modèle pour certains. Ca me désole.

    • Vincent Painchaud - Inscrit 2 novembre 2012 12 h 56

      La dernière fois qu'un révolutionnaire a réfléchi en prison, ça a donné les carnets de Gramsci, une contribution majeure à la pensée politique moderne, qui a profité à tout le monde sauf ses geôliers et détracteurs.

      Mais bon, n'en mettons pas trop. GND n'est pas Gramsci, il n'a pas encouragé la révolution. Il a postulé la primauté morale de la démocratie étudiante sur le réflexe de pissou qui consiste à appeler son avocat quand ce qui en ressort ne fait pas notre affaire. En pratique, il a dit que si une assemblée générale d'étudiants passe la grève avec 85% des votes, c'est injuste que les 15% qui ne sont pas contents aillent pleurer chez une juge activement libérale pour qu'elle s'ingère dans la politique étudiante.

      Autre image, c'est comme si une équipe de baseball de primaire perd la demi-finale du tournois junior, mais qu'il y a un "petit crisse" de l'équipe qui va chialer à son père qui est chum avec l'entraineur pour que l'équipe perdante puisse passer en finale, parce qu'il a "le droit de jouer". Ça marche. Un des membres de l'équipe gagnante dit que ça n'a pas de bon sens, et que l'équipe gagnante devrait se présenter au match de la finale quand même. Le petit gars de l'équipe perdante est encore plus frustré, et son père s'arrange pour que le gars de l'équipe gagnante qui avait eu cette idée se fasse mettre en retenue par le directeur. Ça marche encore. Un passant regarde ça de loin et espère que le petit gars "réfléchit sur ses actions quand il sera en retenu". Incroyable.

    • Hélène Paulette - Abonnée 2 novembre 2012 12 h 57

      Je suis toujours bouche-bée devant le mépris de certains devant le mouvement étudiant.... Ces gens sont certainement ignorants des avancées conquises par ce mouvement au cours des années....

    • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 2 novembre 2012 13 h 13

      C'est plus d'un quart de million de personnes issues de tous les niveaux de la société qui ont appuyé les positions de M. Dubois. Non, il n'y avait rien de révolutionnaire. Mais un écoeurement collectif contre ce gouvernement qui a fait du Québec une prison idéologique collective.

      Les consciences aigües dérangent toujours les à-plat-ventristes.

    • Loraine King - Inscrite 2 novembre 2012 13 h 31

      Pour vous, Helene Paulette, est-il impossible d'être pour la gratuité et contre ceux qui masqués d'introduisent dans des salles de classes pour intimider des étudiants ?

    • Djosef Bouteu - Inscrit 2 novembre 2012 13 h 39

      Encore le mépris typique de la mentalité libérale.

      La poursuite contre M. Nadeau-Dubois était de nature politique. Elle fut possible par une clause spéciale rien que pour lui, la «clause Nadeau-Dubois».

      Gabriel Nadeau-Dubois a porté la position de la CLASSÉ et c'est tout à son honneur.

      Il a encourragé le respect des mandats de grève, soit le respect de la démocratie. Ce n'est pas la «révolution», c'est la démocratie.

      L'acharnement judiciaire contre lui a tout de la poursuite-baillon, c'est à dire transformer un enjeu public en litige privé.

      Le juge va-t-il aussi émettre un mandat d'arrêt contre les représentants de l'ONU qui se sont insurgés contre la loi 78, anti-démocratique?

      Quel genre de farce le tribunal joue-t-il en condamnant une personne pour un prétendu «outrage» qui n'existait plus au moment du jugement, parce que les injonctions ont toutes été rendues nulles par la loi?

      Des injonctions de nature politique, d'ailleurs. Les juges ne s'entendaient pas quant à savoir s'il était légalement possible de faire une telle injonction. Ce sont les juges nommés à coup de «post-it libéral» qui avaient plutôt tendance à délivrer ces injonctions.

    • Simon Chamberland - Inscrit 2 novembre 2012 15 h 28

      Premièrement, je ne crois pas qu'il soit approprié de nommer un individu par son prénom. Commencez donc par parler de M. Nadeau-Dubois.

      Deuxièmement, il a très bien réfléchit avant de parler.

      Troisièmement, ce jugement ouvre la porte à la prison pour délit d'opinion.

    • Solange Bolduc - Inscrite 2 novembre 2012 18 h 07

      Oui, M. Barr, le moralisateur : "Que celui qui n'a jamais péché lance la première pierre!"


      Quand on fait la morale aux autres on risque de ne pas avoir grande morale ou d'être pur de tout blâme dans la vie !!

    • Jonathan Prud'homme - Abonné 2 novembre 2012 22 h 58

      M.Barr, lisez-vous simplement les réponses des gens à vos commentaires ? Plusieurs vous ont posé des questions et vous ne revenez jamais sur leurs propos. Peut-être que ce serait une bonne idée, après avoir lancé que GND devrait réfléchir en prison, d'expliquer pourquoi vous dites cela, non ? Plusieurs aimeraient vous lire...

    • Marguerite Baillargeon - Inscrite 3 novembre 2012 00 h 56

      Un autre procès politique dont le but est de museler
      ceux qui ont l'audace de placer l'équité au-dessus de la justice.
      Afin d'éviter les ennuis, marchez droit. Sur le sentier de l'individualisme, et non celui du bien commun.
      Mais les coeurs et les esprits altruistes ne se laissent pas facilement effrayer.
      Il y a parfois des jugements de culpabilité qui honorent les condamnés et donnent une piètre image de leurs juges et accusateurs.

      " Qu'y a-t-il donc au- dessus de la justice ? L'équité." Victor Hugo

  • Alain Hebert - Inscrit 2 novembre 2012 11 h 53

    dérive anarchique

    Je suis 100% d'accord avec l'analyse du juge Denis Jacques. Le mouvement des carrés rouges a fait trembler tout le fondement juridique et législatif sur lequel notre société est construite. Des étudiants ont payés un service (des cours) et en ont été privés par d'autres étudiants. Des injonctions ont été obtenus par les premiers qui n'ont pas été respectées par les seconds. La notion de boycott a été confondue avec la notion de grève, sans que personne ne puisse rien y faire. Tout ceci mêne droit à l'anarchie. Il était temps qu'un juge aie le courage de remettre les choses en place.

    • Hélène Paulette - Abonnée 2 novembre 2012 13 h 30

      L'Éducation n'est pas un service réservé aux nantis qui peuvent se payer des injonctions. C'est le gouvernement Charest et le parti libéral qui ont judiciarisé le conflit et délibérément confondu la notion de boycott et de grève. Cette grève était non seulement légale mais avait été précédée par d'autres (dont une menée par une certain Jean Charest) qui ont fait progresser la société québécoise....

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 2 novembre 2012 13 h 37

      En d'autres mots vous êtes pour les moyens de pressions qui ne dérangent pas.

      La cour décide que les manifestations sont illégales, tout monde rentrez chez vous, sinon vous êtes des anarchistes. Voyons donc! Si la situation devient anarchique, c'est qu'il y a une raison, c'est pas en tapant sur la tête des gens avec des lois et des bâtons qu'on va régler les problèmes.

      Vous pouvez être contre la cause, mais être contre le principe d'une manifestation parce que vous n'êtes pas d'accord avec la cause, c'est une absurdité, vous vous abrogez vous même un droit fondamental.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 2 novembre 2012 13 h 47

      Vous commettez diverses erreurs dans votre texte. Premièrement l'éducation n'est pas une manchandise.

      Le newspeak orwellien du Parti libéral de «boycot des cours» n'a aucune légitimité. Il s'est diffusé en 2012 sous l'impulsion du très anti-démocratique (loi-78) gouvernement libéral.

      L'accès à une éducation publique et gratuite de qualité n'a rien d'une lutte d'anarchiste. C'est au contraire une revendiquation d'un plus grand contrôle de l'état pour une plus grande équité sociale.

      Mais il est tout à fait compréhensible que vous détourniez le sens même des mots «boycott» et «anarchie» pour diaboliser ceux avec qui vous n'êtes pas d'accord.

      Le Parti libéral a publiquement et activement adopté cette attitude lors du Printemps érable alors vous vous croyez tout permi.

    • Sylvain Auclair - Abonné 2 novembre 2012 13 h 51

      Ce n'es pas sur le mouvement de grève que portait le procès, mais sur les paroles d'une seule personne. Si vous croyez que le juge Jacques a fait le procès du printemps érable, vous êtes alors d'accord avec ceux qui croient que ce jugement est politique.

    • Alain Hebert - Inscrit 2 novembre 2012 14 h 11

      @Helene Paulette
      Pour qu'il y aie grève, il faut un employeur, des employés et un contrat de travail. Les étudiants ont voté pour un boycott de leurs cours; chacun d'eux ayant le droit de ne pas profiter d'un service pour lequel ils ont payés. M. Morasse a payé des droits de scolarité pour profiter d'un service, mais en a été empêché par des disciples de GND. C'est la même situation que celle où on lui aurait retiré un bien qu'il aurait acheté. Bien ou service; c'est la même loi. Les tribunaux ont pour tâche de sanctionner le vol de bien ou le vol de service. Il n'y a pas eu de "judiciarisation de conflit". Il y a eu un vol et une sanction judiciaire correspondante.

    • Raymond Turgeon - Inscrit 2 novembre 2012 14 h 20

      Ne vous inquiétez surtout pas, ''le fondement juridique et législatif...'' n'a surtout pas tremblé, il a simplement été pris au dépourvu avec des trous dans son armure.
      Les libéraux et les caquistes ont défendu une propagande d'insécurité sociale qui ne s'est pas avérée.
      Désolé si vous avez eu peur. À ce effet, je vous conseille vivement la méditation et le yoga.

      Raymond Turgeon

    • Denis Beausoleil - Inscrit 2 novembre 2012 14 h 36

      Entièrement d'accord avec vous Mme Paulette.
      Je dirais même que GND devrait susciter notre admiration pour avoir résister courageusement aux basses manoeuvres du gouvernement Charest.
      O. Lessard

    • Hélène Paulette - Abonnée 2 novembre 2012 15 h 13

      M.Hébert: vous reprenez l'inteprétation tendencieuse de Charest "Pour qu'il y aie grève, il faut un employeur, des employés et un contrat de travail"... Sachez qu'elle est fausse et que les grèves étudiantes ont été reconnues depuis la fin des années cinquante....Il ne faut pas croire tout ce que l'on entend à TVA....

    • Ahlem Bensamoun - Inscrit 2 novembre 2012 15 h 26

      Bravo pour votre commentaire! Je suis tout à fait d'accord avec vous comme la grande majorité des gens, étudiants ou non qui sont contre ce mouvement de boycot (et non pas greve). Malheureusement, il n'y a rien à faire et on perd notre temps à s'argumenter avec ceux qui se sont laissé entrainé dans cette dérive par le caractere charismatique et manipulateur de N-Dubois .

      Ceux qui partagent les idées de G N-Dubois se croient plus cultivés que la grande majorité de la population (comme j'ai lu hier dans des commentaires totalement abérrants) et exigent donc qu'on leur donne tout gratuitement tellement ils sont intelligents. L'égo démesuré de N-Dubois semble être un mal contagieux.

    • Simon Chamberland - Inscrit 2 novembre 2012 15 h 29

      Le juge Denis Jacquest est notoirement libéral. Il y aurait eu apparence de justice si ce dernier s'était récusé et qu'un juge neutre aurait entendu la cause.

    • Sylvain Auclair - Abonné 2 novembre 2012 16 h 11

      Monsieur Hébert,
      S'il s'agit uniquement d'une question d'argent, il aurait alors fallu exiger le remboursement des frais de scolarité. Après tout, le contrat était entre l'université et M. Morasse.

    • Georges Washington - Inscrit 2 novembre 2012 17 h 46

      M. Hébert,

      c'est parce que le jugement ne dit absolument pas tout ce que vous dites. Il ne dit qu'une chose: Gabriel Nadeau-Dubois est coupable d'outrage au tribunal, point à la ligne. Il a incité à enfreindre un ordre de la cour. C'est tout. Le juge ne prend pas position pour ou contre les carrés rouges. Il juge un événement bien précis et délimité. Vous lui faites dire ce que vous voulez.

    • Solange Bolduc - Inscrite 2 novembre 2012 18 h 09

      Si Charest avait accepté le dialogue on n'en serait pas arrivés là ! Les grèves étudiantes ce n'est pas d'aujourd'hui, mais Charest qui voulait se faire du capital politique sur le dos des étudiants, c'est assez inusité!

    • Solange Bolduc - Inscrite 2 novembre 2012 18 h 13

      Et le plaisir de la judiciarisation a certainement satisfait l'égo de Morasse, mais illuminé la présence de Gabriel et de son combat !


      Il faut le soutenir !

    • Alain Hebert - Inscrit 2 novembre 2012 18 h 28

      @Sylvain Auclair
      Juste pour que les choses soient claires. Je n'ai jamais voté libéral de ma vie, ni au provincial et ni au fédéral. Pourtant, sur ce point de droit précis, je pense que le juge Denis Jacques a raison.

    • Alain Hebert - Inscrit 2 novembre 2012 18 h 33

      @Helene Paulette
      Vous dites: " les grèves étudiantes ont été reconnues depuis la fin des années cinquante". Reconnues par qui? Quel article de loi? Votre commentaire m'intéresse!

    • Alain Hebert - Inscrit 2 novembre 2012 18 h 39

      @Sylvain Auclair
      Vous dites: "il aurait alors fallu que M. Morasse exige le remboursement des frais de scolarité auprès de l'université". Si vous achetez un pain au dépanneur et que quelqu'un vous le vole, vous ne demandez pas aui dépanneur de vous rembourser. Vous allez plutot vous plaindre à la police qui va faire arrêter le voleur pour le traduire en justice. Bien ou service, c'est la même démarche.

    • Solange Bolduc - Inscrite 2 novembre 2012 21 h 00

      Je ne vois pas où est le courage dans ce jugement ?

    • Jonathan Prud'homme - Abonné 2 novembre 2012 23 h 06

      Juste comme ça, M.Hébert, allez voir "grève" dans le dictionnaire... Vous y verrez la définition de grève étudiante. Allez, un petit effort.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 3 novembre 2012 05 h 46

      Monsieur Hébert,
      si quelqu'un dit à quelqu'un d'autre : "On peut voler un pain si on n'a rien à manger."
      Que vous achetez un pain.
      Que quelqu'un vous le vole.
      Allez-vous appeler la police pour vous plaindre de la personne qui a dit la phrase ci-haut, ou plutôt de celle qui a volé le pain ?

      Même en ignorant que votre comparaison est un sophisme de fausse analogie, elle mène à la conclusion que Monsieur Morasse aurait dû poursuivre les piqueteurs qui l'empêchaient d'aller à ses cours, et non Monsieur Nadeau-Dubois.

    • Alain Hebert - Inscrit 3 novembre 2012 11 h 54

      @Jonathan Prud'homme
      Excellente idée. J'ai mon multidictionnaire maintenant offert sur mon ordi. Au mot "grève", on peut lire:
      Cessation collective du travail pour la défense d’intérêts communs.

    • Serge Beauchemin - Inscrit 5 novembre 2012 12 h 31

      @ Alain Hébert
      Si vous aviez été plus bas dans votre dictionnaire, vous auriez pu lire:
      GRÈVE :
      Arrêt volontaire d’une activité par une personne, un groupe qui veut attirer l’attention sur une situation, sur ses revendications. Une grève de la faim. Une grève de l’impôt. Grève des étudiants, des détenus. Grève de solidarité.