Les jeunes Khadir et Daoust seront fixés sur leur sort aujourd’hui

Yalda Machouf-Khadir
Photo: La Presse canadienne (photo) Yalda Machouf-Khadir

Yalda Machouf-Khadir et Zachary Daoust, qui font face à diverses accusations en lien avec des événements liés au conflit étudiant, sauront aujourd’hui s’ils continueront d’être détenus en attendant la tenue de leur procès.

Les deux jeunes ont comparu hier après-midi au palais de justice de Montréal dans le cadre de leur enquête sous remise en liberté. Après avoir entendu un énoncé de la preuve recueillie par le SPVM et après avoir entendu les plaidoiries des avocats, la juge Hélène Morin fera connaître sa décision ce matin.


Les suspects font face à divers chefs d’accusation en lien avec le saccage du bureau de comté de l’ancienne ministre de l’Éducation Line Beauchamp, où les dommages sont estimés à 15 000 $, et le saccage commis à l’Université de Montréal, où les dommages sont évalués à 50 000 $.


Dans le cas de Mme Machouf-Khadir, fille du député de Québec solidaire Amir Khadir, ses empreintes digitales ont été retrouvées sur une vitre de la porte du bureau de l’ex-ministre de l’Éducation.


La Couronne s’est opposée à sa remise en liberté, faisant valoir qu’elle avait participé à plusieurs événements, comme le blocage du pont Jacques-Cartier, l’occupation du Cégep du Vieux-Montréal, en plus des incidents au bureau de l’ex-ministre Beauchamp et du vandalisme à l’Université de Montréal.

7 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 12 juin 2012 03 h 10

    Photo de Madame Khadir : indélicatesse du Devoir ?

    Quoi que l’on puisse penser des actes pour lesquels Madame Yalda Machouf-Khadir est accusée mais aussi présumée innocente, il me semble que Le Devoir manque de délicatesse en publiant une photo qui semble de toute évidence être une photo d’identification judiciaire.

    De telles photos, prises dans un pesant contexte d’arrestation et d’incarcération, ne rendent pas justice aux citoyens concernés. Elles sont d’ailleurs souvent utilisées par les médias pour stigmatiser implicitement des personnes inculpées, dans ce qui est susceptible de constituer un déplorable procès populaire … qui a d’ailleurs souvent tendance à tourner au lynchage médiatique.

    J’ai déjà indiqué qu’une société respectable devrait être, non pas laxiste, mais clémente, pour des jeunes qui se lancés dans le feu de l’action sans véritable conscience de la portée de leurs actes, et qui ont un excellent potentiel de réhabilitation.

    Yves Claudé

    • Carole Dionne - Inscrite 12 juin 2012 09 h 49

      " J’ai déjà indiqué qu’une société respectable devrait être, non pas laxiste, mais clémente, pour des jeunes qui se lancés dans le feu de l’action sans véritable conscience de la portée de leurs actes, et qui ont un excellent potentiel de réhabilitation. "

      Des jeunes qui se sont lancés dans le feu de l'action trois fois. Parle-t-on de la même personne? La première fois, on comprendrait. Deuxième fois, je commence à raidir mais trois fois? Quand va-t-on arrêter une jeune à poser de tels gestes? Après 5 fois? 10 fois? Jamais, on est tolérent au Québec.

  • Franklin Bernard - Inscrit 12 juin 2012 07 h 09

    On remet en liberté de dangereux individus...

    ...des criminels endurcis, des meurtriers, des voleurs, des violeurs, des fraudeurs de grand chemin, particulièrement s'ils sont présents dans les plus hautes sphères de l'appareil gouvernemental, mais on va garder en prison une jeune fille suspectée de délits somme toute assez mineurs en comparaison.

    Et on viendra nous dire qu'on ne fait pas de police ni de justice politiques dans ce pays?

  • Carole Dionne - Inscrite 12 juin 2012 09 h 53

    Connaissez vous la signification de récidive?

    Je pense que cela doit arrêter à un certain moment. On est toujours bien pas pour l'excuser d'avoir endommager tous les bureaux de fonctionnaies du Québec sans rien dire ou faire, sous prétexte que ce n'était jamais à la même adresse quand on parle de récidive.

    Délits mineurs?

    Lancer une bombe fumigène dans le métro et partiquement paralyser une ville? Vous avez une drôle de conpection d'un délit mineur

    • Maxime Bisson - Inscrit 12 juin 2012 10 h 34

      Il ne s'agit pas des fumigènes, mais d'objets jetés sur les rails, d'après un autre article. D'ailleurs si on relit bien le dernier paragraphe, cet élément ne semble pas faire partie des accusations que retient la Couronne?

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 juin 2012 10 h 45

      Faudrait quand même se demander s'il était nécessaire de paralyser le métro pour trois engins fumigènes, alors que quelques minutes d'aération ont tout fait partir. Après tout, le gaz n'était pas toxique; s'il l'avait été, on l'aurait su dès les premières secondes.

      Mais peut-être veut-on tout rendre plus noir (ou rouge?) que ça ne l'est vraiment.

  • Carole Dionne - Inscrite 12 juin 2012 16 h 20

    Objet fumigène

    Ce n'est qu'après coup que l'on a su que c'était des "bombes fumigènes". Bien facile dans mon salon de dire que l'on n'était pas obliger de... Mais quand on doit prendre la décision?

    Quand à savoir si cela était des objets ou bombes fumigènes, tout dépend aussi de l'objet lancé sur les rails. D'autres part, je suis sûr que si ce n'était qu'un ballon, on aurait de la misère à justifier un arrêt.

    Quand à la bombe fumigène,pourqoi juste comme ça, ce n'aurait pas été un autre sorte de produit? Toujours facile après coup de passer un jugement