Agressions sexuelles: entente entre les frères de Sainte-Croix et les victimes du Collège Notre-Dame

Le Collège Notre-Dame. En vertu des termes de l’entente à l’amiable, les frères de Sainte-Croix ne débourseront pas plus de 18 millions de dollars aux victimes.<br />
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Le Collège Notre-Dame. En vertu des termes de l’entente à l’amiable, les frères de Sainte-Croix ne débourseront pas plus de 18 millions de dollars aux victimes.

Une entente de principe est intervenue entre les frères de Sainte-Croix et les victimes d’agressions sexuelles du Collège Notre-Dame.

Le juge de la Cour supérieure, Claude Auclair, a entériné l’accord en matinée. Les avocats des victimes tiendront une conférence de presse à 13h30 pour expliquer les termes de cette entente évaluée à 18 millions de dollars.

Selon un des avocats des victimes, Alain Arsenault, il s’agit d’un règlement «historique au Québec» en raison du nombre de victimes et des montants en cause.

Les victimes toucheront entre 10 000 $ et 250 000 $ chacune selon la gravité des préjudices subis aux mains des religieux et de laïcs de la congrégation des frères de Sainte-Croix.

D’abord initié par les victimes du Collège de Notre-Dame, à Montréal, le recours collectif a été élargi pour englober celles du Collège Saint-Césaire (Montérégie) et de l’École Notre-Dame (Bas-Saint-Laurent).

En vertu des termes de l’entente à l’amiable, les frères de Sainte-Croix ne débourseront pas plus de 18 millions de dollars. Les victimes ont été divisées en six catégories, et elles toucheront des indemnités proportionnelles à la gravité des agressions subies dans leur enfance et leur adolescence.

Les parents des victimes pourront obtenir jusqu’à 10 000 $ et une lettre d’excuses des autorités ecclésiastiques.

La congrégation des Sainte-Croix s’est enfin engagée à créer une bourse d’études de 100 000 $ (5000 $ par année sur 20 ans), à la mémoire de feu René Cornellier Jr, la première victime à avoir dénoncé les abus sexuels.
5 commentaires
  • Albert Descôteaux - Inscrit 6 octobre 2011 12 h 08

    Admission

    Cette entente est une admission que parmis ces frères, à qui des générations d'élèves ont été confiées, se cachaient de vieux pédophiles vicieux qui abusaient sans gêne de ces enfants. Dégoûtant.

  • camelot - Inscrit 6 octobre 2011 12 h 55

    Pansement

    Ce règlement apportera sans doute un peu de baume à ces victimes. Mais ils en subiront toujours les effets. La racine du mal n'a pas été extirpée. On a la preuve que la religion chrétienne pratiquée par ces frères ne leur donne pas d'outil efficace pour "sublimer" les tensions sexuelles. C'est le plus grand problème de l'église catholique.

  • Jeannot Duchesne - Inscrit 6 octobre 2011 14 h 22

    Une Église plus humaine est à naître.

    Comment recevoir une telle nouvelle? Justice enfin rendue, soulagement que ça se termine enfin et qu'on passe à d'autres choses. Selon le côté de la clôture où on est, victimes, membres de la communauté poursuivie, membre de l'Église ou encore simple public cette nouvelle est perçue différemment.

    Dans ce genre de crime la justice ne sera jamais faite, les séquelles sont trop grandes et ce ne sont pas les compensations monétaires et les excuses qui effaceront la souffrance de tous ceux qui ont été victimes et de leurs proches. Que cette entente apporte à tout le moins un baume sur les blessures et une certaine sérénité à la vie actuelle et dans le futur.

    Pas plus que la justice n'est accomplie, la faute ne s'efface pas. Je suis sûr que les responsables et les membres de la communauté et de l'Église souffrent de ces crimes car personne ne peut être indifférent aux conséquences des gestes de quelques religieux; car ce n'est qu'une infime minorité qui étaient atteints de ce mal, de cette maladie ou de ce désordre peu importe la dénomination qu'on utilise. Et ils sont aussi humains!

    Alors comment reçois-je cette nouvelle?

    Je la reçois comme deux parties demandant justice et réparation, qui se présentent à la suite d'une médiation, dans une même Église devant leur Dieu avec un coeur juste acceptant une entente honorable pour chacune des parties.

    Saint frère André, accompagnez-nous tous dans ces événements.

  • leonard sauvageau - Inscrit 6 octobre 2011 15 h 30

    Sympathies

    Toutes mes sympathies aux malheureuses victimes des faiblesses humaines d'un pauvre solitaire emprisonnée en lui-même.

  • Marc O. Rainville - Abonné 7 octobre 2011 14 h 41

    Humains ?

    Jeannot Duchesne a écrit : (...) ce n'est qu'une infime minorité qui étaient atteints de ce mal, de cette maladie ou de ce désordre peu importe la dénomination qu'on utilise. Et ils sont aussi humains!

    Humains, non. Ils se sont mis en marge. L'infirme majorité se faisait, se fait et se fera complice de ces ''désordres''. Ces gens-là sont complices et en ce qui me concerne, ils ont renoncé à leur humanité au même titre que les agresseurs.