Début de l'enquête sur la mort de Michel Berniquez

L'enquête de la coroner Andrée Kronström sur la mort de Michel Berniquez a finalement pris son envol aujourd’hui, plus de sept ans après les faits. Le décès de M. Berniquez est imputable à une défaillance cardiaque lors de son arrestation, en juin 2003, à Montréal-Nord.

Les agents du Service de police de Montréal (SPVM) impliqués dans l'affaire ont été exonérés de tout blâme.

L'enquête vise principalement à examiner la prise en charge par la police des personnes en proie à l’agitation et au délire.

Berniquez avait été arrêté en mars 2003 pour menaces, voies de faits et entrave au travail des policiers. Sa conjointe avait alerté les patrouilleurs parce qu'il était agressif et désorienté. Après avoir pris des comprimés de drogue, Berniquez a perdu tout contact avec la réalité. Il ne reconnaissait plus ses proches, il se prenait pour un démon. À telle enseigne qu'il palpait sa tête à la recherche de cornes.

À la suite d'une évaluation de la psychiatre Kim Bedard-Charette, à l'Institut Pinel, il avait été déclaré non criminellement responsable de ses actes.

Berniquez était en proie à une «psychose toxique», a témoigné aujourd’hui Mme Bédard-Charette, si bien qu'il ne distinguait pas le bien du mal.

L'homme, qui éprouvait un réel problème de toxicomanie, ne s'est cependant pas soumis au suivi psychiatrique recommandé. Il ne s'est jamais présenté à ses rendez-vous.

En juin 2003, les policiers l'ont retrouvé en proie au délire, agressif et menaçant, encore une fois.
Pris en chasse après avoir été impliqué dans une bataille, il a frappé un policier et il a tenté de lui arracher son bâton télescopique.

Une fois menotté, il a fait un arrêt cardiorespiratoire fatal.