Le Directeur général des élections du Québec blanchit Jacques Duchesneau

Jacques Duchesneau (photo d'archives).<br />
Photo: Source Radio-Canada Jacques Duchesneau (photo d'archives).

Québec — Le patron de l’unité anticollusion du ministère des Transports du Québec, Jacques Duchesneau, pourra réintégrer ses fonctions la semaine prochaine, après un rapport indiquant qu’il n’a commis aucune infraction dans le cadre de sa campagne électorale à la mairie de Montréal, il y a plus de 10 ans.

M. Duchesneau s’était retiré temporairement l’automne dernier, afin de permettre au Directeur général des élections (DGE) d’éclaircir la situation.

Dans un communiqué émis aujourd'hui, le DGE, Jacques Drouin, conclut que M. Duchesneau «n’a commis aucune infraction et que sa formation politique n’a pas utilisé de prête-noms dans son financement».

Le DGE avait ouvert une enquête en novembre, à la suite de la diffusion d’un reportage rapportant les propos d’un ancien organisateur électoral, Gilles Prud’homme, qui soutenait avoir agi comme prête-nom pour dissimuler la source réelle d’un prêt de 10 000 $ destiné au parti municipal de M. Duchesneau. Si les faits s’étaient avérés, aucune poursuite n’aurait cependant pu être intentée en raison des délais de prescription, a rappelé vendredi le DGE dans son communiqué.

Au cours des trois derniers mois, deux enquêteurs du DGE ont rencontré de nombreux témoins, dont des personnes ayant contracté soit un emprunt, soit une caution de la Banque Nationale, et ils ont examiné tous les documents qu’il était possible de rassembler.

Les enquêteurs ont dû composer avec les délais de conservation des documents de cette institution financière, qui sont de sept ans. Mais malgré cela, une porte-parole du DGE, Cynthia Gagnon, a affirmé que cet accès ne les avait pas empêché de tirer leurs conclusions. «On le juge suffisant pour tirer les conclusions qu’on a tirées aujourd’hui», a-t-elle dit lors d’une entrevue téléphonique.

Le bureau du ministre des Transports, Sam Hamad, a aussitôt déclaré que M. Duchesneau pourra réintégrer ses fonctions dès lundi.

Le porte-parole du ministre a affirmé aujourd'hui que cette absence de trois mois n’avait pas ralenti les activité de l’unité, créée il y a un an. «Il est de retour au travail lundi parce qu’il a été blanchi, a dit Maxime Sauvageau. [...] L’unité a poursuivi son travail.»

En annonçant en novembre dernier qu’il se retirait, M. Duchesneau, un ancien directeur du Service de police de la Ville de Montréal, s’était dit choqué que sa réputation et sa crédibilité soient ainsi attaquées. M. Duchesneau a soutenu qu’à sa connaissance, le financement relié à sa campagne à la mairie de Montréal, au terme de laquelle il a mordu la poussière, a été fait selon les règles de l’art.

La création de l’unité anticollusion avait suivi le dépôt d’un rapport du Vérificateur général, Renaud Lachance, mettant en lumière des irrégularités dans l’attribution de contrats au MTQ.

2 commentaires
  • C. Boisvert - Abonnée 18 février 2011 20 h 00

    Vous avez toujours eu toute notre confiance monsieur Duchesneau

    Continuez votre bon travail.
    C. B.

  • Donald Bordeleau - Abonné 21 février 2011 16 h 10

    Le parcour n'est pas sans tache, aux yeux des Québécois le lien de confiance est rompu.

    M. Duchesneau a un parcours impeccable depuis de nombreuses années! Tellement compétent qu'il était un candidat idéal pour Interpol Canada en mai 1999, le gouvernement fédéral voulait lui payer ses voyages et ses dépenses. En 1996, M. Duchesneau a été honoré de l'Ordre du Canada et en 2008, il reçoit le titre de chevalier de l'Ordre national du Québec.

    En 2002, il devient le président et chef de la direction de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) .

    Mais la sûreté du transport aérien (ACSTA) en avril 2008 le congédie subitement le lendemain d’une réunion secrète de son conseil d’administration suite a des dépassements de coûts de près de 200 millions lors de son règne qui requiérait des dépenses de 15 à 35 millions par mois sans grand contrôle en dépassement de coûts selon Madame Sheila Fraser.

    En 2009, Monsieur Renaud Lachance, avait relevé que la collusion - l'entente préalable entre des firmes normalement concurrentes - était un problème important comme aussi les contributions très importantes au PLQ pour les contrats de Transports Québec.

    L'unité Anticollusion de Duchesneau ne semble pas très active pour assurer la bonne gestion des contrats. L'idée était venu de la firme National de créer l'unité Anticollusion pour calmer l'opinion publique, comme celà a été pour l'opération Marteau.

    Il s'agit maintenant de voir si le ministre Hamad va faire bouger les marques dans le bon sens ou nous faire "un show de boucane". En espérant que Monsieur Hamad va surveiller les dépenses de Monsieur Net au MTQ. Je suggère de mettre une surveillance accrue comme un ministre avec limousine pour Monsieur Duchesneau pour le protéger des collecteurs du PLQ qui veulent lui casser les jambes.

    Et pendant qu’on y est, est-ce le fruit du hasard si le vice-président de Schokbéton est Benoît Fradet, ex-député libéral de Vimont et actuel vice-président du comité exécutif de la Vil