​Le pape François condamne l'avortement et la traite humaine

Cité du Vatican — Le pape François a condamné « l’horreur » de l’avortement et « le crime » de la traite humaine, lundi devant le corps diplomatique, auquel il a réclamé un engagement pour la paix et le droit humanitaire.

À l’occasion de ses premiers voeux devant des centaines d’ambassadeurs, d’autres diplomates et leurs épouses réunis dans la Salle Clémentine, François a appelé au règlement des conflits sanglants et autres foyers de crise : Syrie, Centrafrique, Soudan du Sud, Irak, Égyp- te, Liban, Israël/Palestine, Nigeria, Mali, Afrique des Grands Lacs, Corne de l’Afrique, Corée…

Mais le pape argentin a surtout axé son discours sur les exclusions, les gâchis et les trafics dans lesquels il voit d’autres « blessures à la paix ».

« La traite des êtres humains, crime contre l’humanité », a été le moment le plus fort de son discours, quand il a dénoncé « les enfants utilisés comme soldats, violentés ou tués dans les conflits armés, ou ceux qui sont objet d’un marché dans cette terrible force d’esclavage moderne qu’est la traite ».

« La paix est blessée par certaines négations de la dignité humaine », a-t-il poursuivi, exprimant son « horreur à la pensée que des enfants ne pourront jamais voir le jour, victimes de l’avortement ». Sa plus solennelle dénonciation de l’interruption de grossesse à ce jour.

À voir en vidéo

27 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 13 janvier 2014 08 h 46

    Sa Sainteté

    Si Sa Sainteté «déplore la culture du jetable», peut-être alors pourrions-nous entendre autre chose que de la «musiquette éphémère» dans nos églises.

  • France Marcotte - Abonnée 13 janvier 2014 08 h 59

    Genèse

    «Souvent les êtres humains sont jetés comme s’ils étaient des choses non nécessaires...»

    Oui, comme des femmes peuvent être jetées en amont des enfants «qui ne pourront jamais voir la lumière».

    • Michel Harvey - Inscrit 13 janvier 2014 11 h 09

      Sauf en cas de viol, les femmes ne sont quand même pas victime de leur grossesse! C'est grotesque comme réparti!

    • France Marcotte - Abonnée 13 janvier 2014 13 h 12

      Les hommes non plus M.Harvey.

  • michel lebel - Inscrit 13 janvier 2014 09 h 00

    Bien dit!


    Bien et clairement dit, pape François. Bravo!


    Michel Lebel

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 13 janvier 2014 12 h 04

      Je ne connais pas de femmes qui gonfle choix d'un avortement avec désinvolture. Dire une telle ineptie venant de la part d'un prélat qui encourageait la répression sous les généraux en Argentine est proprement scandaleux.

    • Anne-Marie Courville - Abonnée 13 janvier 2014 13 h 30

      Venant d'un homme comme M. Lebel, je ne suis pas surprise qu'il approuve le Pape. Mais la réalité est différente.

    • Jérémie Poupart Montpetit - Inscrit 13 janvier 2014 17 h 23

      L'avortement est un sujet tabou, mais il faut reconnaitre toutes les dispositions qui l'affectent...

      La culture du "pas de préservatif, l'avortement est là" existe bel et bien, et si ce choix n'est jamais facile, il n'en reste pas moins que bien des gens se déresponsabilise de l'acte de concevoir un enfant au travers de l'avortement...

      Entendons-nous, la femme à le droit entier de contrôler son corps et d'obtenir avortement dans une situation critique ou la santé, ou la psychée de la femme ou de l'enfant pourrait être atteinte (viol, situation familiale difficile, grossesse non-prévue malgré la prévention, etc.)

      Cependant, il faut aussi reconnaitre la "culture du jetable", c'est aussi ce malsain réflexe de se débarasser illico des conséquences d'un acte irresponsable... "Ma carrière ne pourrait endurer que je tombe enceinte", je l'ai déjà entendu, et je ne veux plus jamais l'entendre...

      Jérémie Poupart Montpetit

    • David Boudreau - Inscrit 14 janvier 2014 08 h 40

      Il y a quelque semaine M. Lebel commentait le discours de Pape François le qualifiant de démagogue en critiquait son ouverture . Aujourd'hui M. Lebel applaudit. On ne pourra jamais dire que vous n'avez pas de suite dans les idées, mais l'on sait très bien de quelles côtés elles penchent. D'habitude vous appelez cela de l'idéologie.

    • michel lebel - Inscrit 14 janvier 2014 11 h 45

      @ David Boudreau

      J'ai vérifié dans Le Devoir du 4 janvier 2014. Je n'ai jamais dit que le discours du pape était démagogue, mais populiste, ce qui est loin d'être synonyme. J'ajoutais que le pape Benoît était moins intello que son prédécesseur.

      Michel Lebel

    • David Boudreau - Inscrit 14 janvier 2014 13 h 30

      La conclusion est la même. Le Pape n'est pas bon quand il s'oppose à vos conceptions et il faut l'applaudir quand il va dans le même sens que vous. On appelle cela du manichéisme.

  • Anne-Marie Courville - Abonnée 13 janvier 2014 09 h 09

    Il n'a rien compris à l'avortement tout comme les papes précédents.

    • enid bertrand - Inscrit 13 janvier 2014 10 h 30

      J'aurais bien aimé que vous élaboriez un peu votre opinion. Entendons-nous: Je suis favorable à l'avortement, car de deux maux, on choisit le moindre.
      Entre obliger une femme à donner son enfant en adoption, et à se demander toute sa vie ce qu'il advient de lui...et à mettre au monde un enfant qui se demandera toute sa vie "pourquoi n'a-t-elle pas voulu de moi?"...Je préfère provoquer la mort d'un enfant (l'appeler un foetus n'est qu'une façon de chercher à masquer la réalité; c'est un enfant au bagage génétique complet) qui, on peut le supposer, ne saura pas ce qui lui arrive, i.e. en termes crus, on l'a "flushé".
      On peut espérer, quoique je n,en sache rien, qu'il ne souffre pas au moment ou l'intervention se passe.
      Mais tout ceci pour dire qu'un avortement ne sera jamais banal, et que toujours, des gens pourront s'y objecter. Particulièrement ceux qui consacrent leur vie personnelle au bien des autres.
      Et que ce n'est pas une prise de position contre la femme, mais pour la survie d'un être humain sans défense.

  • Jean-Serge Baribeau - Abonné 13 janvier 2014 09 h 43

    Oui! Mais ???!!!

    Je suis révolté contre la «culture du jetable». Je peux difficilement accepter une économie basée, en large partie, sur l'obsolescence programmée. Et que dire de cet univers ultralibéral qui «fabrique» des milliardaires et des milliards de personnes qui n'ont presque rien!

    Pour de très nombreuses personnes, pénible est la vie, violent est «le spasme de vivre». La compassion souhaitée vis-à-vis des «migrants» est très noble et je la partage; mais dans cet univers en mutation profonde où tout est bouleversé, je pense que nous devenons toutes et tous des mutants, ce qui fait que les solutions ne sont pas évidente, même pour les personnes «de bonne volonté».

    Nombreuses sont donc les personnes qui ne savent plus où aller et qui se demandent «que faire?».

    La religion catholique est radicalement opposée à l'avortement et je respecte ce choix. Toutefois, le «mécréant» que je suis approuve le droit à l'avortement.

    Il y a une telle quantité de personnes qui ont besoin d'aide et de compassion que je me dis qu'il faut, autant que faire se peut, aider ces personnes. Je respecte l'amour du Pape pour les pauvres mais je voudrais aussi mener un combat radical contre la pauvreté. Cette pauvreté, elle est «fabriquée» par les cossus et par ceux qui encouragent l'ultralibéralisme, système meurtrier et toxique. J'approuve aussi le mouvement de la théologie de la libération.

    «Qu'est-ce que le spasme de vivre?»

    Les réponses et solutions ne sont pas évidentes!

    Jean-Serge Baribeau, vieux sociologue