Le pape salue les musulmans et exhorte à l’amour

Le pape François
Photo: Gregorio Borgia Associated Press Le pape François

Cité du Vatican – Le pape François a une nouvelle fois adressé un salut chaleureux aux musulmans dimanche lors de l’angélus, place Saint-Pierre, pour la fin du ramadan, en appelant en parallèle les chrétiens à donner la priorité à l’amour.

 

« Je voudrais adresser un salut aux musulmans du monde entier, nos frères, qui ont il y a peu de temps fêté la conclusion du mois de ramadan », a lancé le pape devant plusieurs milliers de personnes.

 

Il a rappelé avoir déjà transmis un message début août à l’attention des communautés musulmanes. « J’ai souhaité que chrétiens et musulmans s’engagent pour promouvoir le respect réciproque, en particulier à travers l’éducation des nouvelles générations », a-t-il dit juste après la prière de l’angélus.

 

Le 2 août, il avait envoyé un texte qu’il avait voulu signer de sa main « comme expression d’estime et d’amitié envers tous les musulmans, spécialement envers leurs chefs religieux ». Dans son texte, François avait appelé aussi à « éviter la critique injustifiée ou diffamatoire » à l’égard des deux religions.

 

Le pape a consacré l’essentiel de ses déclarations de dimanche à une exhortation à «l’amour de Dieu» qui «a un nom et un visage ; celui de Jésus». «Nous ne pouvons pas aimer l’air, pour les chrétiens l’espoir est la rencontre avec Jésus», a-t-il ajouté en sortant du texte écrit à l’avance.

 

« C’est l’amour qui donne de la valeur et de la beauté à tout le reste : la famille, le travail, les études, l’amitié, les arts et toutes les activités humaines », a repris le pape sous les acclamations des fidèles.

 

Pour François, l’amour donne « du sens aux expériences négatives, parce qu’il permet d’aller au-delà, de ne pas rester prisonniers du mal » ; il donne « un sens aux difficultés et aux soubresauts » de la vie humaine.

 

Il a appelé les fidèles à s’interroger « en silence » avec deux questionnements : « votre coeur est-il plein de l’espoir de rencontrer Dieu ou est-il fermé, endormi, anesthésié ? » et aussi « où est ton trésor, quelle est pour toi la réalité la plus précieuse ? n’est-ce pas aimer Dieu et faire du bien aux autres ? ».

 

Juste avant de prendre congé d’une foule enthousiaste, le pape a lancé son désormais classique : « bon dimanche et bon appétit », en ajoutant un « au revoir » comme s’il avait eu envie de s’attarder davantage.

5 commentaires
  • Michèle-Antonia Mercure - Inscrite 12 août 2013 07 h 53

    Le Pape ?

    Ce bonhomme est prêt à manger à tous les rateliers.

    • Matthieu Jean - Inscrit 13 août 2013 14 h 47

      Ce que vous dites me rappelle un autre "bonhomme" non moins célèbre:

      "Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde.
      Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples : « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » "
      Marc 2, 15-16

      Et je vous mets au défi de trouver ce qu'a été la réponse de Jésus au verset suivant (17)...

  • Michel Lebel - Abonné 12 août 2013 09 h 43

    Le coeur!

    Ce pape parle un langage simple, celui du coeur. Mais dans un langage simple, le message évangélique demeure toujours très exigeant. Et il n'y a pas de recettes faciles! La conversion demeurera toujours l'affaire souvent difficile de toute une vie. C'est pourquoi le monde change si lentement. Forces du mal et du bien s'affrontent constamment. Le pape François sait bien que le bien finit toujours à la longue par l'emporter. Ce pasteur, comme Benoît XVI et Jean-Paul II, à sa façon propre, est providentiel.


    Michel Lebel


    Michel Lebel

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 13 août 2013 07 h 16

      «le bien finit toujours à la longue par l'emporter.» La preuve n'en est pas encore faite, M.Lebel.

      Je ne sais pas si quelqu'un a déjà dit : «Le bien est un produit «local» qui se transforme selon le climat, la géographie et la population qui l'occupe.» Si non, je le dis et si oui, je le répète.

      Imaginons une situation fictive : Un touareg marie une québécoise et l'emmène vivre dans son Sahara. Elle insiste pour prendre son bain tous les soir pendant que lui fait des pieds et des mains pour trouver de l'eau pour ses chameaux. Qui va trouver le «bien» entre les deux ?

      On en a parlé ailleurs M.Lebel. Les américains se défendent contre des insurgés qui se défendent contre les américains.

      Vous ajoutez :« La conversion demeurera toujours l'affaire souvent difficile de toute une vie.» Qui entre le pape et un grand imam pliera le premier ? Qui convertira l'autre ? Si vous ajoutez un rabbin, là on en sort plus !

      Ce qui me ramène à l'énoncé plus haut mentionné et qui me fait poser les questions : Quel bien ? Le bien de qui ?

      Ça c'est sans parler du «mal» ! C'est mal de ne pas se laver, oui mais c'est mal de gaspiller l'eau.

      La dichotomie des points de vue survivra toujours. Même au dernier survivant de l'humanité car il portera en lui ses conflits intérieurs.

      Penser c'est bien, réfléchir... plus compliqué. À moins d'être un expert. Là, on est certain de faire affaire avec quelqu'un qui connait «une chose» sur le bout de ses doigts. Le problème est que la vie est composée de plusieurs plusieurs choses. Et on ne peut pas être expert en tout.

      Pour percevoir une toute petite partie du champs profond de l'univers, le télescope Hubble est l'outil par excellence. Pour voir la voûte céleste et toutes ses étoiles, couchez-vous dans un champs, avec votre blonde de préférence. Question de point de vue. Toujours !

      En toute amitié. Bonne journée.

    • Matthieu Jean - Inscrit 13 août 2013 15 h 24

      @ pierre

      Vous avez l'art de relativiser le mal et le bien de manière à les confondre complètement.

      Un crime est un crime : un meurtre crapuleux, un mensonge malicieux, un vol pernicieux, tous ces actes, leurs conséquences, et les valeurs qu'ils nient s'opposent au "bien" commun et individuel.

      Le bien n'est pas un produit local, comme vous le mentionnez.
      Le bien est une notion pragmatique universelle qui nécessite un choix.