François, premier pape des Amériques

Le pape François saluant les fidèles au Vatican. Il s'agit du premier pape d'origine sud-américaine de l'histoire.
Photo: Agence France-Presse (photo) Le pape François saluant les fidèles au Vatican. Il s'agit du premier pape d'origine sud-américaine de l'histoire.

Rome – «Fumata bianca ! » À 19 h, ces mots ont soudain résonné dans la cage d’escalier pendant que les habitants dévalaient les étages en trombe. Via Doria, les taxis klaxonnaient alors qu’une foule de plus en plus compacte s’amassait sur les trottoirs. Direction : la basilique Saint-Pierre. 

Sur la place, une marée humaine surveillait déjà chaque mouvement dans les appartements du pape, la lumière qui s’allume, une ombre derrière les rideaux, pendant que les gardes suisses prenaient place sur le parvis. Il y avait là des touristes de passage, des curieux, mais surtout le petit peuple de Rome qui entonnait son hymne national aux premières notes de la fanfare. Lorsque Mgr Jean-Louis Tauran a annoncé que le nouveau pape était l’Argentin Jorge Mario Bergoglio et qu’il se nommera François, la foule a spontanément éclaté de joie.

« Frères et sœurs, bonsoir, a déclaré le nouveau pape du haut de la loggia. Vous savez que c’est le devoir du conclave que de donner un évêque à la ville de Rome. Il semble que mes frères cardinaux sont allés le chercher à l’autre bout du monde ! » Un petit frisson a alors traversé la place. Le pape a aussitôt invité les fidèles à prier pour lui et son prédécesseur Benoît XVI. Donnant une première idée du ton qui sera le sien, le prédicateur a demandé aux fidèles d’« entreprendre un chemin de fraternité, d’amour » et d'« évangélisation ». Lorsqu’il a réclamé une minute de silence, pas un son ne résonnait sur la place Saint-Pierre.

Ce premier pape latino-américain (mais d’origine italienne) aura déjoué tous les pronostics et confirmé l’adage qui dit que ceux qui entrent pape au conclave en ressortent cardinal. Jorge Mario Bergoglio ne sera pourtant pas l’homme-orchestre dont rêvaient les analystes. Il n’est pas connu pour être un administrateur hors pair ni un maître de la communication. On le dit même austère. Il n’est pas jeune non plus puisqu’il a 76 ans. Mais c’est un jésuite proche des pauvres. Les 115 cardinaux ont donc fait le choix d’un pape d’abord concerné par la « nouvelle évangélisation », et cela sur le continent qui compte 40 % des catholiques du monde mais où la position de l’Église est contestée par les groupes évangéliques.

L’archevêque de Buenos Aires était loin d’être parmi les favoris, comprenant surtout Mgrs Scola, Ouellet et Scherer. Depuis plusieurs jours, la rumeur à Rome laissait pourtant entendre que les cardinaux italiens voulaient un pape latino-américain. Selon les fuites que révèle le quotidien argentin Clarin, en 2005, avec une quarantaine de voix, Mgr Bergoglio était arrivé second en lice après Joseph Ratzinger. Il se serait alors désisté.

Mais cette année, Jorge Mario Bergoglio était considéré comme hors jeu à cause de son âge. Même les Latinos-Américains misaient plutôt sur l’archevêque de São Paulo, Odilo Scherer. Il semble pourtant que les cardinaux n’aient pas hésité longtemps. Ce conclave aura en effet été le quatrième plus court de l’histoire récente, puisque les princes de l’Église ont fait leur choix en deux jours et cinq tours de scrutin seulement. À peine un tour de plus que pour Benoît XVI.

L’évêque des pauvres

Homme de consensus, l’archevêque de Buenos Aires a toujours tout fait pour éviter l’éclatement de l’Église de son pays, écartelée comme ailleurs en Amérique latine entre les courants plus conservateurs et les tenants de la théologie de la libération. Proche des pauvres, l’ancien provincial des Jésuites est un réformiste qui a cependant toujours refusé la politisation de l’Église. Certains dans son pays lui ont d’ailleurs reproché l’indifférence de celle-ci durant les années de la dictature (1976-1983).

En 2010, l’évêque de Buenos Aires avait combattu la loi légalisant le mariage homosexuel en Argentine, pays où l’avortement est interdit. Il s’était opposé au droit octroyé aux transsexuels d’enregistrer ce changement dans l’état civil. En septembre 2012, il avait critiqué les prêtres qui refusaient de baptiser les enfants nés hors mariage.

À l’heure où l’Église explose littéralement en Afrique, en Asie et en Amérique latine, Jorge Mario Bergoglio pourrait être le pape des pauvres, d’où son nom inspiré de saint François d’Assise. Ce choix est « d’une symbolique remarquable », a déclaré Mgr Bernard Podvin, le porte-parole de la Conférence des évêques de France.

Le nouveau pape est d’ailleurs connu pour son style de vie humble. Il avait refusé de vivre dans les appartements luxueux du palais épiscopal et a toujours dénoncé la corruption de la classe politique de son pays. Il aurait cependant une santé fragile puisqu’il vit avec un seul poumon depuis l’âge de 20 ans.
 
Un prédicateur

C’est aussi la première fois que l’Église sera dirigée par un jésuite, un ordre très présent dans toutes les Amériques (dont le Québec) et qui se consacre d’abord à l’éducation. L’Église vient donc de se donner un pape atypique, mais dont l’action depuis des années correspond en droite ligne avec les orientations du dernier conclave qui portait sur la « nouvelle évangélisation ». Il reviendra d’ailleurs au pape François d’en dégager les conclusions puisque Benoît XVI a démissionné avant d’avoir pu le faire. On disait aussi Mgr Bergoglio partisan d’une plus grande collégialité dans la direction de l’Église.

Après un théologien de haut vol, la papauté renoue donc avec un chef qui sera d’abord un prédicateur. Mais le nouveau patron de l’Église trouvera sur son bureau des dossiers avec lesquels il est moins familier, comme la réforme de la Curie, les révélations qui seraient encore à venir concernant la pédophilie et les relations avec la Chine. Son premier déplacement sera sur son propre continent, aux Journées mondiales de la jeunesse à Rio.

La messe inaugurale du nouveau pape aura lieu le 19 mars, le jour de la fête de saint Joseph, patron de l’Église universelle, a précisé le porte-parole du Saint-Siège, Federico Lombardi. Il est aussi vraisemblable qu’on le voie à l’angélus de dimanche, a-t-il dit. Le nouvel évêque de Rome a téléphoné à son prédécesseur Benoît XVI et lui rendra bientôt visite. Le pape émérite ne devrait cependant pas assister à la messe d’intronisation de son successeur, à laquelle sont habituellement conviés de nombreux chefs d’État.

Récemment, celui qui n’était pas encore le pape François avait déclaré qu’il convenait « d’avoir un regard respectueux et plein de compassion devant le spectacle sombre de l’omniprésence manipulatrice des médias, du rôle tout-puissant et manipulateur de ceux qui, comme les gourous de la pensée unique, y compris dans les cercles officiels, veulent nous faire reculer dans la défense de la dignité de la personne ».

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Ce texte a été modifié après publication
37 commentaires
  • Jean Brunet - Inscrit 14 mars 2013 04 h 23

    Opinion

    Proche des pauvres ok, mais le débat est: proche des femmes, proche des divorcés remariés, proche des homosexuels......

    • E. Desclaux - Inscrit 14 mars 2013 09 h 02

      Vous parlez du débat....dans les pays les plus riches... mais à l'échelle de la planète, la question de la pauvreté est bien plus importante. C'est du moins ce qu'il me semble. Après, une certaine évolution , en premier lieu vis à vis des divorcés remariés n'est pas à exclure totalement...

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 14 mars 2013 10 h 08

      Au lieu d'attendre que l'église catholique choisisse un pape progressiste, qui respecterait autant les femmes et les homosexuels que les hommes hétéros et qui respecterait la liberté sexuelle, pourquoi ne pas juste vous détourner de l'église ? Il me semble qu'apostasier est la chose logique à faire.

    • Jacques Thibault - Inscrit 14 mars 2013 12 h 35

      Vous êtes-vous séparée de l'Église, Mme Collin? Avez-vous demandé et obtenu votre apostasie? Êtes-vous vraiment athée?

      Que l'on veuille ou non, ce genre de démarche ne se prend pas à la légère. L'élection d'un nouveau pape peut être une occasion de réflexion sur son adhésion ou pas à son église.

      Sans être un exégète, je pressens la nécessité de ce gouvernement de la foi catholique jouant un rôle de catalyseur politique pour les 1.2 milliard de baptisés. Je plains bien l'Islam qui, sans gouvernement unique, est victime de la médiatisation de la guerre au terrorisme, échauffant les sangs de certains courants de l'Islam radicalisés par les injustices de la part des gouvernements occidentaux (et impérialistes) et les grands capitalistes.
      Pour ma part, l'élection de ce nouveau pape m'apparaît de bon augure pour les pratiquants qui demandent plus d'égalité dans la répartition des richesses. Contrairement à ce que Benoit XVI n'a pas voulu faire, j'attends de ce pape François 1er qu'il travaille à montrer et à dénoncer l'oeuvre du grand capital au sourire de requin financier dans ce monde en grand désordre et en grand péril.

    • Berthe Fortier-A - Abonnée 14 mars 2013 14 h 04

      A-t-on besoin d'être athée pour prendre ses distances de l'Église catholique romaine?
      Doit-on s' attendre à ce
      que cette institution approuve tous nos comportements, assumons nos choix de vie. Comme tous les québecois de mon âge j'ai été élevée dans le catholicisme des années quarante, rigoureux je n'en garde aucune rancoeur et aucun déplaisir.. J'ai eu la chance d'avoir des parents qui n'insistaient pas sur la religion..
      Doit-on s'attendre à un changement de doctrine. Non. Ce Pape a 76 ans. Déjà dans sa vie privée il semble avoir pratiqué ce que l'Église prêche de tous temps, la simplicité et le respect des pauvres, qui dans le monde sont surtout des femmes et le dépouillement pour les religieux. .
      En plus comme la professeure Maie-Andrée Roy qui enseigne les religions à l'université, disait ce matin à Radio-Canada:" Il ne s'est pas fait servir par les femmes, il prépare lui-même ses repas. C,est une bonne note de ce côté. ALors donnons-lui le temps avant de spéculer sur ce qu'il va faire . Pour ma part à part la doctrine sociale de l'Église qui va évoluer, peut-être? Rien ne changera. et alors......,

    • Solange Bolduc - Inscrite 14 mars 2013 14 h 23

      M. Thibault, quand on est à peine sortie du sein de la mère, on nous baptise, au nomdu père et du fils et du saint Esprit, sans qu'on ait encore exercé notre libre arbitraire! Donc, pour se dissocier de l'Église on n'a pas besoin de demander la permission quand on est en âge de réfléchir !

      Le premier discours du Pape portait sur l'obéissance au Christ. C'est qui le Christ ou son représentant sur la terre ? Le pape ? Bien je ne vois pas ne quoi je devrais lui obéir puisque les dogmes de l'Église me donnent des démangeaisons !

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 14 mars 2013 15 h 31

      Monsieur Thibault,
      d'abord, je partage ce qu'a écrit ci-dessus Madame Bolduc, que je remercie au passage pour son intervention. J'estime n'avoir aucun besoin de demander l'apostasie, car la croyance religieuse, ça n'a rien à voir avec un rituel ni avec des papiers, c'est dans la tête que ça se passe. Puisque j'ai déjà été croyante catholique, mais que désormais, dans ma tête, je suis convaincue que la religion catholique est une immense supercherie, je suis une apostate. Je n'ai guère besoin de l'approbation de l'église pour me détacher de son enseignement.

      Pour répondre à votre autre question, en ce qui me concerne, oui, je suis athée, mais je crois que l'apostasie est la solution logique non seulement pour les athées, mais aussi pour ceux qui croient en Dieu tout en étant convaincus de l'égalité des sexes, des droits des homosexuels, du droit à la liberté sexuelle. Pourquoi adhérer à une organisation dont on ne partage pas l'idéologie, alors que cette idéologie est par définition immuable puisqu'on suppose qu'elle vient d'un commandement divin ? Si on n'a pas la même conception de Dieu que celle que prescrit le catholicisme, ben on n'est pas catholique. Il ne faut pas attendre que l'église change, il faut se rendre compte qu'on n'a pas les croyances pour en faire partie.

      En fait, ça va avec un principe que j'appliquerais dans beaucoup d'autres situations : il ne faut pas attendre que les autres changent parce qu'on n'a pas de contrôle sur eux. Il faut s'ajuster soi-même, c'est tout ce que l'on peut contrôler.

    • E. Desclaux - Inscrit 14 mars 2013 16 h 16

      Bonsoir,
      Aux deux dernières contrutrices:
      Hé bien moi cela ne me gène en rien que l'on est fait des choix pour moi lorsque j'étais enfant car à l'age adulte dans nos sociétés, nous avons le droit de les confirmer (l'église propose la Confirmation pour ça d'ailleurs) ou de les infirmer.
      Par contre, si on enlève Dieu, objectivement je ne vois aucun sens ni à l'Histoire, ni à la notion de fraternité entre les êtres humains ni encore plus aux notions d'égalité entre eux.J'ose le dire : sans Dieu: ma survie et rien d'autre!

    • Solange Bolduc - Inscrite 14 mars 2013 16 h 52

      C'est à quel âge que vous avez été confirmé, M. Duclos ? 7 ou 8 ans, comme moi ? Est-on en mesure de comprendre le fait religieux ou bien on répète comme des pérroquets les prières samns en comprendre le vrai sens ?

      Et si on enlève Dieu, une invention des hommes de pouvoir, moi ça ne me dérangerait pas du tout. Je peux facilement m'en passer !

      J'ai vécu 12 ans dans trois pensionnats différents, et cela ne m'a pas permis d'être pieuse. Au contraire, comme ça m'ennuyait, je préférais lme laisser aller au rêve (pendant les heures de prières) ou les arts ou le chant sacré ! C'est là que je trouve ma spiritualité . "Du spirituel dans l'art" comme l'exprime si bien l'instigateur avec Kandinsky, de la peinture moderne, Paul Klee.

    • E. Desclaux - Inscrit 14 mars 2013 17 h 59

      à Mme Bolduc,
      Je suis né en France et j'ai été confirmé à ma seule demande à 16 ans. Il est évident qu'à 8 ans c'est (un peu trop ) tôt.
      Mais je suis désolé, je persiste, si on enlevait Dieu de l'Histoire la notion même d'Histoire Humaine et de progrès perds son sens. L'homme est seul.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 14 mars 2013 18 h 43

      Monsieur Duclos,
      J'avoue que je ne comprends absolument pas le lien que vous faites entre Dieu et l'histoire.
      Pour ce qui est de la fraternité entre les humains, elle peut tout à fait avoir du sens tout simplement parce qu'elle nous avantage, comme individus aussi bien que comme collectivité. Sans trop m'étendre sur ce sujet, je dirai brièvement ceci : nous avons un instinct naturel d'empathie, qui nous pousse à vouloir le bien-être de nos semblables, et par ailleurs, en tant qu'animaux sociaux, nous avons besoin d'une communauté dont les membres coopèrent entre eux pour notre survie individuelle (j'écris ça par rapport à votre remarque : "Sans Dieu : ma survie et rien d'autre!") Bref, aucun besoin de Dieu pour croire bonne la fraternité entre les humains.
      Pour ce qui est de l'égalité, non seulement on n'a pas besoin de croire au dieu catholique pour y croire, c'est même plutôt le contraire : la religion catholique n'admet même pas l'égalité des sexes. Il faut s'éloigner du catholicisme pour croire que les humains sont égaux.

    • Solange Bolduc - Inscrite 14 mars 2013 21 h 30

      M. Duclos (réponse à votre commentaire 17 h 59)

      Vous dites : "Mais je suis désolé, je persiste, si on enlevait Dieu de l'Histoire la notion même d'Histoire Humaine et de progrès perds son sens. L'homme est seul."

      J'ai étudié l'histoire des religions (des mtythologies dans son sens large), et vous devriez peut-être vous renseigner sur la notion même de Dieu à l'origine qui était celle de "numen" qui veut dire acte de la tête qui approuve ou désapprouve quelque chose (Je n'entrerai pas dans les détails, à vous de faire votre recherche).

      L'homme ou la femme ont développé une conscience très tôt dans l'histoire de l'humanité, et cette conscience individuelle a été ramenée à la conscience collectif qu'on a plus souvent qu'autrement pervertie.

      Je crois tout simplement qu'il faut respecter la croyance ou la non croyance des individus. Et les dogmes religieux qu'on a mis dans la bouche de Dieu n'ont rien à voir avec l'individu lui-même , sinon la culture religieuse imposée, forcément !

      Il faudrait peut-être se créer une religion individuelle, qui veut dire se relier à...sans que l dogmatisme n'intervienne dans notre trajectoire personnelle en apprenant à vivre en société dans le respect de l'autre, de ce qu'il est...Le respect de l'autre avant tout,avec ou sans Dieu, voilà la vraie religion !

    • Solange Bolduc - Inscrite 14 mars 2013 21 h 35

      Bravo Mme Collin, vos arguments sont tout à fait sensibles et intelligents, j'y addhère complètement !

      Merci pour ce que vous êtes et pour ce que vous apportez au débat !

    • E. Desclaux - Inscrit 15 mars 2013 04 h 09

      A mme Collin, juste 2 précisions:
      *-Pas de Dieu => Pas de projet pour l'Humanité. L'histoire humaine n'est donc aucunement importante.Il n'a pas de signification à notre existence.
      *- Egalité: dans notre culture c'est bien St Paul qui a dit "Il n'a plus ni Juif, ni Romain ni homme libre ,ni esclave... en Dieu nous sommes un seul corps". Elle est où l'autre grande civilisation égalitaire sur la planête , là où "les membres coopèrent entre eux pour notre survie individuelle" en souhaitant une égalité totale entre eux et leurs voisins. Pour vouloir cela, notre civilisation inspirée par le christianisme , utilise le concept de dignité de la personne.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 15 mars 2013 07 h 57

      Monsieur Duclos : je ne partage pas ceci : "Pas de Dieu => Pas de projet pour l'Humanité." Les humains sont capables de se faire des projets eux-mêmes. Il y a encore des projets pour l'humanité, à la différence que nous sommes conscients que ces projets valent simplement pour nous, humains, et non pour un être supérieur qui nous aurait créés.

      C'est aussi St-Paul qui a écrit :
      "Que les femmes se taisent pendant les assemblées; il ne leur est pas permis d'y parler, elle doivent obtempérer comme le veut la loi. Si elles souhaitent une explication sur quelque point particulier, qu'elles interrogent leur mari chez elles, car il n'est pas convenable à une femme de parler dans une assemblée".
      "Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de faire la loi à l'homme, qu'elle se tienne tranquille. C'est Adam en effet qui fut formé le premier, Eve ensuite. Et ce n'est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui séduite, a désobéi."
      "le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l'Église"
      "Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ"
      Pour l'égalité, on repassera.

      D'ailleurs, pour autant que je sache, à la Renaissance, c'est quand on a commencé à rejeter l'autorité de l'église que l'idée d'égalité entre les hommes (malheureusement, on n'incluait pas encore les femmes) a commencé à se répandre. Serait-ce un hasard ? C'est aussi quand l'église a perdu encore plus d'autorité en Occident que les femmes ont obtenu le droit de vote, auquel cette église si égalitaire selon vous s'opposait. Un hasard ça aussi ?

    • E. Desclaux - Inscrit 15 mars 2013 12 h 21

      Mme Bolduc,
      L'histoire des religions est bien utile mais son contenu est en constante évolution....
      En ce qui concerne la culture religieuse dont vous dites qu'elle est imposée, je dirait que tout groupe humain véhicule une culture et que ce n'est pas propre à une religion.
      L'important me semble-t-il est que l'on impose souvent car le temps pour comprendre n'est pas disponible .
      il n'y a malheureusement ici qu'un espace limité et les éléments de cette discussion nécessiterai de s'y consacrer plus que je ne peux. A+ donc.

  • Salducci Pierre Jean - Inscrit 14 mars 2013 04 h 27

    François 1er et la dictature.

    Bonjour,

    Il serait intéressant de connaître son rôle pendant la dictature en Argentine.
    Beaucoup de personnes et de médias le pointent du doigt pour son rôle trouble pendant cette période. Il est vrai que nous avons à faire à un jésuite.

    Bonne journée à tous.
    Pierre-Jean SALDUCCI

    • Richard Laroche - Inscrit 14 mars 2013 16 h 15

      Faudrait surtout être vigilant de pas se faire entourlouper dans la casuistique jésuite.

      La fin ne justifie pas les moyens.

  • Jean Brunet - Inscrit 14 mars 2013 04 h 32

    Pensée unique

    Parlait-il du Vatican "devant le spectacle sombre de l’omniprésence manipulatrice des médias, du rôle tout-puissant et manipulateur de ceux qui, comme les gourous de la pensée unique, y compris dans les cercles officiels, veulent nous faire reculer dans la défense de la dignité de la personne" outre les hommes d'Eglise qui est digne?!!!

    • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin - Inscrit 14 mars 2013 10 h 18

      On perçoit un fond de mauvaise foi dans vos propos, un relent de hargne invétérée comme chez beaucoup de vos semblables.

  • Élisabeth Di Lalla-Besner - Inscrit 14 mars 2013 06 h 47

    E viva il Papa!

    Tout l'monde s'inquiétait et il semble que nous venons de recevoir un homme de Dieu qui va mettre un peu de baume sur les plaies!
    Bienvenue François premier!

    • André Lefebvre - Inscrit 14 mars 2013 09 h 28

      C'est définitivement mieux que Henry VIII.

  • François Dugal - Inscrit 14 mars 2013 07 h 58

    Viva il Papa

    Les cardinaux ont élu un jésuite pour faire le «ménage»; gageons qu'Il sera efficace.
    Ô Saint-Esprit, souffle!