Le pape invite les fidèles à approfondir leur connaissance de Vatican II

Le pape Benoît XVI a invité les fidèles à approfondir leur connaissance du concile Vatican II, «énorme richesse pour la formation des nouvelles générations», lors d’une messe célébrée à Frascati, aux abords de Rome.


Évoquant l’Année de la foi qui sera ouverte en octobre prochain, à 50 ans de l’ouverture de ce concile, Benoît XVI a invité les fidèles du diocèse de Frascati, tout proche de sa résidence estivale de Castel Gandolfo, à vivre eux aussi «intensément» ce grand rendez-vous ecclésial.


«Les documents du concile contiennent une énorme richesse pour la formation des nouvelles générations chrétiennes», a-t-il alors affirmé.


«Avec l’aide des prêtres et des catéchistes, a poursuivi le souverain pontife, relisez-les, approfondissez-les et essayez de les mettre en pratique dans les paroisses, dans les associations et dans les mouvements.»


Le concile Vatican II (1962-1965) a permis un aggiornamento sans précédent de l’Église catholique, avec notamment une ouverture sur les autres religions.


Le pape avait quitté aux alentours de 9 h sa résidence estivale de Castel Gandolfo, non loin de là, avant d’effectuer un bref bain de foule à bord de la papamobile.


Trente-deux ans après la visite de Jean-Paul II à Frascati, Benoît XVI a été accueilli sur le parvis de la cathédrale par Andrea Riccardi, fondateur de la communauté Sant’Egidio et ministre italien de la coopération internationale et de l’intégration, par l’évêque du lieu, Mgr Raffaello Martinelli, et par le maire de cette petite ville, Stefano Di Tommaso.


Pendant l’été, de tels déplacements dans des lieux de la région des Castelli Romani ne sont pas rares.

4 commentaires
  • Michel Bourgault - Abonné 20 juillet 2012 13 h 54

    L'action doit suivre la connaissance

    J’ai admiré les évêques au temps du concile Vatican II, car ils ont posé les bases d’une rénovation de l’Église catholique. Ils ont affirmé qu’ils partageaient les souffrances et les rêves de bonheur de leurs frères humains et ils visaient rien de moins que revenir à la prédication première des apôtres : nous faire savoir que Dieu veut se réconcilier tous les humains et les convie à cette tâche.
    S’il en est un qui doit connaître Vatican II, c’est le Pape qui nous invite aujourd’hui à approfondir notre connaissance. Mais à quoi sert la connaissance, si c’est pour agir à l’inverse de l’esprit qui a animé les Pères conciliaires? Je prendrai un seul exemple de l’attitude de Benoît XVI. Partant du scandale des divisions et affrontements entre églises, toutes se réclamant de Jésus Christ, le concile voulait donner un coup de barre vers une plus grande unité. Cette volonté s’est manifestée dans de nombreuses rencontres de dialogue et de prières communes. Qu’a fait Benoît XVI récemment quand des prêtres anglicans, en désaccord avec le sacerdoce des femmes, ont demandé à joindre l’église catholique? Au lieu de considérer que l’accession des femmes au sacerdoce comme une richesse pour l’Église et l’humanité et une voie possible de rénovation, il a favorisé l’intégration de ces dissidents au catholicisme, bloquant ainsi la réflexion et l’évolution de l’église sur cette question, toujours non-résolue.
    Je ne doute pas des bonnes intentions de Benoît XVI. Je pense néanmoins que l’unité des chrétiens ne se résume ni à une seule autorité, ni à des pratiques uniformes, mais se révèlera dans la foi au même Christ et surtout en acceptant respectueusement que la foi puisse se vivre en suivant différents chemins. Oui, approfondissons notre connaissance du concile, mais surtout essayons de mettre en pratique son esprit de rénovation. Le Pape et les évêques qui lui sont fidèles ont grand besoin de cet esprit, si on pense qu’ils tardent à prendre acte de l’égalité fondamentale des femme

  • Michel Bourgault - Abonné 20 juillet 2012 19 h 19

    L'action doit suivre la connaissance (fin)

    Oui, approfondissons notre connaissance du concile, mais surtout essayons de mettre en pratique son esprit de rénovation. Le Pape et les évêques qui lui sont fidèles ont grand besoin de cet esprit, si on pense qu’ils tardent à prendre acte de l’égalité fondamentale des femmes et des hommes en Jésus Christ et à accepter que les femmes prennent place aux côtés des hommes dans tous les ministères ordonnés.

  • Michel Bourgault - Abonné 21 juillet 2012 16 h 04

    L'action doit suivre la connaissance (2)

    On veut autre exemple? Le concile appelait les laïcs à être responsable de leur baptême et à exercer leur mission dans le mariage et la vie de famille. Par leur vie même ils peuvent témoigner de l’amour de Dieu pour les humains. Et aujourd’hui quand j’invite de jeunes parents à être visage de l’Amour l’un pour l’autre et pour leurs enfants, je crois être dans la ligne de pensée du concile. Cette intention clairement exprimée du concile, malheureusement, sera peu connue et mise en pratique parce que, d’un autre côté, les papes successeurs du bienheureux Jean XXIII vont traiter les couples comme des mineurs, comme des irresponsables, en limitant la contraception ou en donnant mauvaise conscience ou réputation à ceux qui exerçaient de manière responsable leur maternité et paternité. Beaucoup de couples vont s’éloigner de façon irrémédiable de l’Église et de ses enseignements par ailleurs importants. En terminant ce point, je me demande combien de laïcs, femmes, médecins et/ou théologiennes ont eu leur mot à dire dans l’encyclique Humanae vitae. On voit ce que je veux dire par «l’action doit suivre la connaissance».

    Que dire encore? À Rome, le nouveau responsable des communications au Vatican, Greg Burke, membre de l’Opus Dei, comprend-il cela? Suffit-il d’être bon communicateur pour redorer l’image du Vatican? Est-ce ainsi que le Pape conçoit l’esprit de rénovation du concile? Si c’est le cas, les leaders actuels de l’Église sont-ils bien fidèles à l’esprit évangélique? N’aurait-ce pas été une meilleure stratégie pour nos leaders de former une Commission pour réexaminer la question du sacerdoce des femmes ou redéfinir sa position en matière de contraception? Une telle stratégie aurait fait grand bien pas seulement à l’image du Vatican, mais à sa crédibilité. Jésus n’avait que faire de son image, mais sa crédibilité faisait des miracles.

    • Gilles Landry - Inscrit 22 juillet 2012 23 h 26

      Vous parlez comme si les écrits conciliaires n'était qu'une affaire de papes et de leaders ecclésiaux.

      C'est le peuple de Dieu qui est en marche!

      Vatican II est un phare allumé dans la nuit. Peut-on reprocher à Benoit XVI d'en souligner les richesses? Il n'y a pas que des points en litige dans la foi catholique! Pour un oeil bienveillant, il y a tellement d'autres trésors à y lire...

      Allez-y ressourcez-vous!