La Mohawk Kateri Tekakwitha sera canonisée à l'automne prochain

Kateri Tekakwitha est enterrée dans un tombeau de marbre dans l'église St François-Xavier, à Kahnawake, près de Montréal.<br />
Photo: La Presse canadienne (photo) Kateri Tekakwitha est enterrée dans un tombeau de marbre dans l'église St François-Xavier, à Kahnawake, près de Montréal.

Vatican - La Mohawk Kateri Tekakwitha, enterrée à Kahnawake dans la région de Montréal, sera canonisée le 21 octobre, a annoncé aujourd'hui le pape Benoît XVI.

Kateri Tekakwitha, qui a passé la majeure partie de sa vie dans le nord de l'État de New York, deviendra la première Amérindienne à être sacrée sainte. Six autres personnalités seront également canonisées au cours de la cérémonie l'automne prochain, qui doit être célébrée au Vatican.

Le pontife a déjà sanctionné les miracles qu'aurait accomplis l'Amérindienne, ce qui constitue la dernière étape sur le parcours vers la sainteté. Surnommée la «Lys des Mohawks», Kateri Tekakwitha est née dans ce qui deviendra l'État de New York en 1656.

L'autochtone est décédée il y a quelque 332 ans, et le processus de sa canonisation avait été amorcé en 1884 - depuis 128 ans déjà.

Elle avait été déclarée vénérable en 1943. Le pape Jean-Paul II l'avait béatifiée en 1980, faisant d'elle la «première autochtone d'Amérique» à recevoir ce titre, selon un organe de presse à vocation religieuse et basé aux États-Unis, le Catholique News Service.

Kateri Tekakwitha est enterrée dans un tombeau de marbre dans l'église St François-Xavier, à Kahnawake, près de Montréal.


 
3 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 18 février 2012 18 h 01

    Sainte, traître, ou idiote??

    Chez les Mohawks on vivait dans une société ou les femmes choisissaient les chefs et avaient un rôle central.

    Quand elle est devenue catholique et obéissante au clergé, Kateri Tekakwitha a té vue par les femmes de sa communauté comme non seulement trahir les traditions "matriarcales" , mais tomber dans la servilité..

    Kateri Tekakwitha fut elle la première femme anti-féministe, de là sa sainteté pour L'église?

  • Fabien Nadeau - Abonné 19 février 2012 07 h 07

    Récupération

    En fait, Kateri est en train de se faire récupérer à nouveau. L'Église en fait un modèle. "Regardez comme nous sommes saints"... Je pense que toute personne reconnue par l'Église catholique devrait être vue comme suspecte.

    Comme quand la Mafia dit qu'un gars est réglo. Suspect.

  • Claude Jean - Inscrit 19 février 2012 08 h 36

    Kateri Tekakwitha, la sainte sauvagesse

    De remarquables oubliés.
    Kateri Tekakwitha, la sainte sauvagesse

    Fille d'une mère algonquine et d'un père iroquois, Kateri Tekakwitha devient orpheline à l'âge de 6 ans. Cette petite rescapée de la vérole passera la première partie de sa vie parmi les Agniers des Cinq Nations, aux États-Unis, avant de rejoindre sa soeur en 1677 à Kahnawake, au Canada. Pour les Amérindiens, cette époque de la colonisation de l'Amérique est marquée par l'invasion européenne, l'arrivée des missionnaires et la confrontation avec les Blancs. C'est aussi l'ère des grands déplacements du peuple iroquois vers le nord.

    Une vie d'ascèse
    Le destin croisé de la jeune Kateri, exposée aux cultures et croyances de deux civilisations, la propulse corps et âme dans une vie spirituelle intense qui frôle le mysticisme. C'est dans ce contexte qu'elle embrasse le christianisme. Elle fait voeu de chasteté, s'engage avec beaucoup d'ardeur sur une voie de mortifications intenses, dans le but de capter la force spirituelle des jésuites qui l'ont convertie. Mais sa santé fragile ne lui laisse aucun répit et elle meurt à 24 ans.

    Tout de suite après sa mort, un fervent culte religieux se développe autour de sa personne. C'est ainsi que naît la légende de celle qu'on nommait la vierge iroquoise, sainte Catherine Tekakwitha.

    Téléchargez le conte sur Kateri Tekakwitha sur Itunes

    Références : bibliographie et hyperliens

    Hommage à Kateri Tekakwitha!


    http://www.radio-canada.ca/emissions/de_remarquabl

    Hommage à Kateri Tekakwitha!