Un pas de plus vers la canonisation du frère André

Jeux de lumière sur la statue du frère André, qui surplombe la chapelle portant son nom.
Photo: Agence Reuters Christinne Muschi Jeux de lumière sur la statue du frère André, qui surplombe la chapelle portant son nom.

Une nouvelle étape a été franchie vers la canonisation du frère André, samedi. Le pape Benoît XVI a reconnu une guérison miraculeuse due à l'intercession de ce religieux québécois, a fait savoir l'Oratoire Saint-Joseph par voie de communiqué.

Lors d'une audience avec le préfet de la Congrégation pour la cause des saints, Mgr Angelo Amato, le souverain pontife a effet autorisé la Congrégation à promulguer le décret concernant un miracle attribué au frère André.

Avec cet aval du pape, un frère de la congrégation de Sainte-Croix de Montréal, qui a été à l'origine de la construction de l'Oratoire Saint-Joseph, serait en voie de devenir le premier saint québécois.

Il y a quelques mois, une commission médicale du Vatican a conclu qu'une guérison scientifiquement inexplicable avait bel et bien eu lieu. Par la suite, une commission théologique s'est penchée sur l'affaire pour démontrer que ce miracle pouvait être véritablement attribué à l'intercession du frère André. La commission a statué que c'est bel et bien lui qui est en cause.


Pétitions

Alfred Bessette, le nom de naissance du frère André, est né le 9 août 1845 à Saint-Grégoire d'Iberville et est décédé le 6 janvier 1937, à Saint-Laurent. À son décès, un million de personnes ont défilé pour lui rendre un ultime hommage.

Au fil des ans, 10 millions de personnes ont signé des pétitions pour sa canonisation. Depuis 1941, on a multiplié les démarches pour qu'il soit reconnu comme un saint homme. En 1978, Paul VI l'a déclaré vénérable, et en 1982 Jean-Paul II l'a béatifié.
2 commentaires
  • Roland Berger - Inscrit 21 décembre 2009 11 h 40

    Raisonnement tordu

    « Il y a quelques mois, une commission médicale du Vatican a conclu qu'une guérison scientifiquement inexplicable avait bel et bien eu lieu. » Comme raisonnement tordu, on ne peut faire mieux. L'Église rejette les conclusions de la science si elles contredisent ses dogmes, mais conclut au miracle quand cette même science ne peut expliquer un phénomène observé. Il n'y a pas si longtemps, Benoît XVI accusait l'islam d'écarter la raison de sa doctrine. Ouf !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario