Les évêques réfléchissent sur les rapports interreligieux

Trois-Rivières — L'Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) publie un ouvrage qui tombe à point nommé, alors que tout le Québec se penche sur la question des accommodements raisonnables et la place de la religion dans la société.

Intitulé «Le dialogue interreligieux dans un Québec pluraliste», le livre se veut une réflexion sur les rapports interculturels et interreligieux à un moment où le visage du Québec se transforme avec l'immigration.

Déjà en mars 2000, l'AECQ avait tracé un portrait de la situation québécoise lors d'une session d'étude sur la pluralité culturelle. Puis, un comité des rapports interculturels et interreligieux a été mis sur pied pour approfondir l'analyse et la réflexion.

Conscients de la transformation du paysage religieux, les évêques catholiques ont élaboré une description du pluralisme religieux au Québec et ont puisé dans l'enseignement récent de l'Église pour aborder les relations avec les religions non chrétiennes.

L'orientation pastorale «invite les catholiques à une ouverture à la différence et au dialogue respectueux avec les religions». Les évêques soulignent toutefois «l'importance d'avoir une identité religieuse bien ancrée et de bien connaître sa propre tradition pour mieux se situer par rapport aux autres religions».

L'AECQ présentera un mémoire à la commission Bouchard-Taylor en novembre à Montréal. Un groupe de rédaction est en train de réaliser le document, qui devrait être prêt le 20 octobre. «Nous allons apporter notre expérience et préciser certains termes», décrit Mgr Jacques Berthelet, membre du Comité des rapports interculturels et interreligieux de l'AECQ.

«Certains disent que la religion est une affaire privée. C'est une affaire personnelle, peut-être, mais les religions sont communautaires, aussi. Leur valeur pour la société dépend de ce qu'elles apportent à la société», ajoute-t-il.