Un dixième jour de smog sur Montréal

Plusieurs Montréalais se sont réveillés avec des odeurs de fumée dans le nez hier matin. Loin d'être des effluves recueillis dans un bar la veille, cette senteur était plutôt le résultat d'un mélange de smog et de fumée qui a recouvert la ville d'un manteau gris.

Environnement Canada a maintenu hier, pour la région de Montréal notamment, son avertissement de smog pour une troisième journée consécutive. Au même moment, à quelques kilomètres de la métropole, au sud de Salaberry-de-Valleyfield pour être plus précis, un incendie crachait des particules fines à tous vents.

«Nous avons reçu de nombreux appels de gens se plaignant des odeurs, a précisé Claude Gagnon, responsable du réseau de surveillance de la qualité de l'air pour la Ville de Montréal. C'est que la SOPFEU [la Société de protection des forêts contre le feu] nous a informés qu'une terre qui comportait de la terre noire et du compost a pris feu dans le coin de Valleyfield. Les niveaux atteints ont donc été assez exceptionnels!»

Les concentrations d'ozone de surface ont été telles que les appareils ont affiché à au moins deux reprises hier des taux supérieurs à 100 parties par milliard (ppb). Précisons qu'un taux dépassant 50 ppb est élevé et considéré comme le témoin d'une mauvaise qualité de l'air.

L'avertissement de smog devait cependant prendre fin à 21h hier puisque la météo d'aujourd'hui s'annonçait plus clémente... et plus mouillée.

Cette année, Montréal a connu pas moins de dix journées de smog. Sans être un record, ce chiffre est important puisque, selon Claude Gagnon, un été normal peut compter entre cinq et dix journées du genre. «Nous avons donc connu un été assez fertile en épisodes de smog», a-t-il indiqué.