Pesticides sous observation

Des spécialistes lancent une recherche qui leur permettra de mesurer l'exposition d'enfants et d'adultes montréalais à une famille de pesticides.

Les chercheurs de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et de la chaire en analyse des risques toxicologiques de l'Université de Montréal chercheront plus particulièrement à mesurer l'exposition de la population aux pyréthrinoides.

Ces pyréthrinoides permettent de se débarrasser des moustiques. Ils se retrouvent donc dans plusieurs aliments, dans des chasse-moustiques, dans certains milieux de travail, a précisé en entrevue Michèle Bouchard, chercheuse à l'Institut national de santé publique et professeure adjointe de clinique à l'Université de Montréal, au département de santé environnementale et santé au travail.

Lorsqu'ils sont absorbés à des niveaux trop élevés, ces pyréthrinoides peuvent devenir toxiques. Les experts soupçonnent qu'ils pourraient affecter le système nerveux.

Le but de la recherche est d'établir le niveau de base d'exposition des citoyens, c'est-à-dire à quel point ceux-ci sont ou non contaminés par les pyréthrinoides. Les chercheurs espèrent aussi déterminer si le niveau actuel d'exposition représente un risque.

Mais s'il y a des décisions à prendre, par la suite, en matière de réglementation ou de modifications aux pratiques en environnement, en agriculture ou aux normes en santé, ce sont plutôt les ministères concernés qui trancheront, pas les chercheurs, a rappelé Mme Bouchard.