Chez BCE - Bell et bien verte!

Partenaire du Jour de la Terre pour la deuxième année, Bell Canada Entreprises a non seulement à coeur la protection de l'environnement, mais la compagnie a, depuis longtemps, mis le développement durable au centre de ses préoccupations. Et un tel engagement se reflète dans divers programmes spécifiques mis en branle pour sensibiliser les employés.

«BCE a un programme environnemental depuis maintenant 15 ans. On y croit, et le Jour de la Terre, c'est une belle plateforme pour partager notre savoir-faire et faire avancer les causes environnementales», explique le chef divisionnaire adjoint du secteur environnemental de Bell Canada Entreprises (BCE), François Dalpée.

Si Bell Canada profite de la visibilité offerte par l'événement pour tenter de sensibiliser le public à l'écologie, c'est au jour le jour que l'entreprise est la plus active, notamment auprès de ses employés.

«Depuis trois ans, le service environnemental tient des kiosques d'information et de sensibilisation auprès de tous nos employés, à l'échelle du Canada, souligne François Dalpée. Cette année, on met l'emphase sur les changements climatiques.»

Une tonne en moins

Un des trois programmes spécifiques, intitulé «Kyoto au quotidien», a même contribué à faire adopter des comportements plus écologiques à de nombreux employés. Sur les 45 000 employés de l'entreprise, 1400 ont signé un engagement à réduire leur consommation d'énergie. «C'est volontaire, on propose une liste de 23 actions de la vie de tous les jours qui peuvent faire baisser la production personnelle de CO2; les gens font leur sélection et s'engagent à respecter leurs choix. Ça représente au moins une tonne de CO2 par année», explique le chef adjoint, avant d'ajouter que, grâce à ce programme, l'entreprise aura contribué à réduire la production de CO2 d'au moins 1400 tonnes dès la première année du programme.

«La division Bell Mobilité veut aller chercher 1000 engagements de plus et les activités entourant le Jour de la Terre devraient faire progresser davantage la démarche de sensibilisation», ajoute-t-il. Lors de l'événement, Bell invite aussi les familles à participer, les sensibilisant en proposant un concours de coloriage de paysages environnementaux pour les enfants avec, à l'issue, des prix à gagner.

Récupération des vieux appareils

Un deuxième programme a été mis en branle chez les employés de Bell pour favoriser la récupération des appareils cellulaires et téléphoniques. «On invite toute la population à faire le ménage des fonds de tiroir, dans le cadre du Jour de la Terre, et à nous amener leurs vieux appareils», annonce François Dalpée.

BCE s'occupe de les remettre à neuf s'ils peuvent toujours fonctionner, sinon l'entreprise les envoie à la récupération. Les appareils en état de marche sont remis à des organismes pour les femmes en difficulté. «L'an dernier, 6500 cellulaires ou téléphones ont été distribués à 150 organismes à travers le Canada», souligne-t-il. Les revenus encourus pour le recyclage des appareils restants, soit 200 000 $, ont par ailleurs été donnés à l'hôpital pour les enfants malades de Toronto.

Soutien aux trois R

Par un troisième programme spécifique, Bell Canada tente de sensibiliser ses employés à la protection de l'environnement au quotidien. L'entreprise a mis sur pied un programme dit des trois R: réduction, réutilisation, recyclage.

Dans les différents services, cela se traduit surtout en matière d'utilisation du papier, indispensable dans tous les bureaux. Le service environnemental a davantage de difficulté à contrôler l'usage du papier dans chaque bureau, mais s'active à sensibiliser les employés. Et ça semble porter fruits puisque des initiatives ont pris naissance «de l'intérieur».

À titre d'exemple, François Dalpée cite les bureaux de Bell Mobilité à Dorval, où les employés ont décidé de configurer toutes les imprimantes par défaut à la fonction recto-verso. Une idée intéressante, selon le chef adjoint. «On essaie d'encourager les initiatives mises de l'avant par des employés. Si l'idée est bonne, le service environnemental se charge d'assurer le relais et de la faire partager à tous les autres départements et services», explique-t-il.

Depuis 1990

Bell Canada s'est dotée en 1990 d'équipes de services environnementaux dont le rôle premier a été d'introduire une politique en la matière. Aujourd'hui, l'entreprise entière tente de faire sa part pour le développement durable, notamment dans la gestion des infrastructures et des matières dangereuses. «Dorénavant, lorsqu'on installe des poteaux, on fait davantage attention à l'endroit, aux arbres, à l'eau. On tente de minimiser les impacts environnementaux», souligne François Dalpée.

BCE a même mis sur pied «Enviro-ligne», une ligne téléphonique réservée à ses employés et fonctionnant 24 heures sur 24, pour toute urgence environnementale. «Si, par exemple, il y a déversement d'un tuyau hydraulique, ou pour n'importe quelle question environnementale de nos employés», ajoute-t-il.

Dans les prochains mois, le service environnemental prévoit mettre sur pied des études d'impact sur l'environnement des produits et services offerts par la compagnie, en partenariat avec le Centre interuniversitaire de référence sur l'analyse, l'interprétation et la gestion du cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) de l'École polytechnique de Montréal. Plutôt que de se donner bonne conscience, les dirigeants et employés de Bell veulent faire leur part pour l'environnement.

Politique d'entreprise

Le secteur environnemental de BCE est d'ailleurs composé de 13 employés permanents, en plus des coordonnateurs affectés à chaque division de la compagnie, afin de s'assurer de la mise en oeuvre des projets «verts» dans chaque unité. «Tout projet dans nos locaux qui touche l'environnement nécessite un suivi, souligne François Dalpée, que ce soit pour le remplacement d'un réservoir enfoui, pour un réservoir hors terre ou pour le changement d'un ventilateur trop bruyant, nous voulons vérifier les impacts.» BCE publie même depuis quelques années un rapport de performance environnementale de son entreprise, afin de mesurer les progrès encourus et de comptabiliser les projets qui touchent le développement durable. «C'est une question de responsabilité civile, de "gouvernance" propre», ajoute le chef de division. Le prochain rapport, celui de l'année 2004, devrait être disponible vers la fin du mois d'avril ou le début du mois de mai.

S'impliquer dans les causes environnementales est devenu une image de marque pour Bell, qui entend bien en profiter. La participation à des événements comme le Jour de la Terre, «on sait que c'est bon pour l'image de la compagnie», admet le chef adjoint. Et pourquoi ne pas joindre l'outil de sensibilisation à l'outil de promotion, puisque BCE se vante d'instaurer des nouvelles pratiques plus vertes, notamment avec les systèmes de téléconférence et de télétravail. «Les gens n'ont plus besoin de se déplacer. Alors on sauve de l'énergie. On veut promouvoir ça», explique François Dalpée.