Une grande banque française se retire du projet GNL Québec

Exprimant leur satisfaction, de nombreux groupes environnementaux ont dit voir dans cette nouvelle le «scepticisme croissant des investisseurs à l’égard des projets axés sur les énergies fossiles».
Photo: Thomas Samson Agence France-Presse Exprimant leur satisfaction, de nombreux groupes environnementaux ont dit voir dans cette nouvelle le «scepticisme croissant des investisseurs à l’égard des projets axés sur les énergies fossiles».

La grande banque française Société Générale n’est plus impliquée dans le projet de liquéfaction de gaz naturel GNL Québec.

GNL Québec a indiqué jeudi avoir mis fin « dans les dernières semaines » à sa relation avec la banque. Le président de l’entreprise, Tony Le Verger, a soutenu par communiqué qu’il était « courant pour les entreprises d’infrastructure de changer de conseiller lors des phases de pré-construction d’un projet en développement ».

L’information du retrait de la banque française avait déjà circulé dans un article de l’agence Reuters publié le 28 mai.

Exprimant leur satisfaction, de nombreux groupes environnementaux ont dit voir dans cette nouvelle le « scepticisme croissant des investisseurs à l’égard des projets axés sur les énergies fossiles ».

Le vaste chantier de GNL Québec prévoit l’érection d’un terminal d’exportation de gaz naturel liquéfié sur les rives du Saguenay. Il est assorti de la construction d’un gazoduc de 750 km pour alimenter l’usine en gaz naturel provenant de l’Ouest canadien. Le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) publié en mars dernier concluait que les risques associés à ce projet de 10 milliards de dollars surpassaient largement ses avantages.

De multiples organisations, dont la Coalition Fjord, Greenpeace, Nature Québec, la Fondation David Suzuki, Équiterre et la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec), ont affirmé dans un communiqué conjoint se réjouir d’apprendre le retrait officiel de la grande banque française du projet GNL Québec. À leurs yeux, « la Société Générale quitte le navire avant le naufrage ».

Le gouvernement du Québec doit rendre sa décision sur l’avenir de ce projet controversé d’ici l’automne.

Le mois dernier, le gouvernement Legault disait non aux groupes écologistes qui demandaient la divulgation de tous les avis des ministères et organismes touchant GNL Québec. En entrevue avec La Presse canadienne, le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, faisait valoir qu’il y avait encore des échanges avec le promoteur et des compléments d’information à fournir. Tout sera rendu public lorsque « le dossier sera complété », avait déclaré le ministre. 

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