Départs chez GNL Québec et Gazoduq

Le projet GNL Québec impliquerait une hausse du trafic maritime industriel dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir Le projet GNL Québec impliquerait une hausse du trafic maritime industriel dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.

Au moment où GNL Québec attend de savoir si son usine de liquéfaction de gaz naturel recevra le feu vert du gouvernement Legault, des employés et des collaborateurs ont quitté récemment le bateau, a appris Le Devoir. Les promoteurs demeurent toutefois confiants et ils soutiennent que le projet progresse bien.

Stéphanie Fortin, qui était « directrice principale, affaires publiques et relation avec les communautés » depuis près de trois ans, vient de quitter le poste qu’elle occupait chez GNL Québec. En plus d’avoir été la porte-parole auprès des médias, c’est elle qui a coordonné les interventions de l’entreprise lors des travaux du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

« Le projet Énergie Saguenay est bien vivant et entre dans une nouvelle phase de développement à l’approche du décret, le moment était donc bien choisi pour moi d’amorcer une réflexion et une transition dans ma vie professionnelle », a-t-elle fait valoir sur son profil LinkedIn, dans une publication qui a par la suite été supprimée. Le gouvernement Legault n’a pas encore signé de « décret » autorisant la construction de l’usine et du terminal maritime, mais une décision est attendue d’ici la fin de l’été.

Outre Mme Fortin, l’ancien président de GNL Québec, Pat Fiore, a lui aussi choisi de quitter le projet. Après deux vagues de licenciements d’employés en 2020, M. Fiore avait quitté son poste de président pour agir à titre de « consultant » pour l’entreprise.

 

Chez Gazoduq, une entreprise contrôlée par les mêmes actionnaires et qui a été mise sur pied pour construire le gazoduc qui alimenterait l’usine de GNL Québec, deux employés sont aussi récemment partis. C’est notamment le cas de Melville Johnson, qui agissait à titre de « directeur senior » pour la gestion du projet. Il travaille maintenant pour TC Energy (anciennement TransCanada), qui pilote la construction du gazoduc Coastal Gaslink. Ce projet est lui aussi conçu pour l’exportation de gaz naturel liquéfié, mais à partir de la côte ouest canadienne.

« Situation normale »

GNL Québec a confirmé jeudi les départs de Stéphanie Fortin et de Pat Fiore. « Bien que l’équipe qui est à pied d’œuvre depuis plusieurs semaines demeure en place, Mme Fortin a décidé de son côté de ne pas renouveler son mandat pour des raisons personnelles et professionnelles. Il s’agit d’une situation normale dans le cadre de tout projet d’envergure qui traverse différentes phases de développement », a-t-on précisé par courriel. « Étant impliqué dans des conseils d’administration, dont certains d’envergure depuis un moment, il a décidé d’y consacrer plus de temps tout en demeurant un ardent défenseur de l’entreprise et un fier ambassadeur du projet Énergie Saguenay », indique GNL Québec, pour le cas de M. Fiore.

Gazoduq a également confirmé le départ de « deux membres de l’équipe qui ont accepté d’aller relever de nouveaux défis ailleurs ». À la suite du retour de Louis Bergeron à titre de président, l’entreprise ajoute que « de nouveaux [acteurs] se joignent à nous pour planifier les prochaines étapes des activités qui se réintensifient progressivement avec l’allègement des mesures de restriction liées à la présente pandémie ».

Plus tôt cette semaine, GNL Québec a annoncé une entente avec Siemens Energy, une entreprise allemande qui pourrait agir comme « fournisseur de technologie ». Leur communiqué précisait que le projet de liquéfaction « est mis en œuvre pour accélérer l’atteinte des objectifs de transformation énergétique et de développement durable grâce à la production de GNL carboneutre ».

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