Le mouvement de grève pour le climat reprend de plus belle

On se rappellera de la manifestation monstre du 27 septembre 2019, qui avait mobilisé plusieurs centaines de milliers de personnes à Montréal.
Photo: Guillaume Levasseur Archives Le Devoir On se rappellera de la manifestation monstre du 27 septembre 2019, qui avait mobilisé plusieurs centaines de milliers de personnes à Montréal.

Le mouvement de grève pour le climat, inspiré par la démarche de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, reprend ce vendredi à travers le monde et dans plusieurs villes du Québec.

Le 19 mars a été décrété journée mondiale de grève pour le climat par le mouvement étudiant Fridays for Future. Dans leur appel à la mobilisation, les organisateurs font valoir que la pandémie a mis en lumière les inégalités sociales et appellent à un changement de modèle économique, affirmant que le modèle actuel «détruit la Terre et le tissu social».

Au Québec, une coalition d’organisations étudiantes, communautaires et environnementales a prévu la tenue de manifestations dans une dizaine de régions «pour exiger des changements concrets et dès maintenant pour la justice sociale et climatique».

C’est en Abitibi-Témiscamingue qu’a eu lieu le lancement de ces événements avec une manifestation devant le bureau à Val-d’Or du ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, vers midi.

Des cortèges défileront par la suite en Estrie, devant le cégep de Sherbrooke, et en Montérégie lors de rassemblements à Valleyfield, à Saint-Hyacinthe et à Saint-Jean-sur-Richelieu. D’autres manifestations sont prévues à Québec, devant l’hôtel de ville, à Gatineau, au parc Jacques-Cartier, et à Saguenay, devant le palais de justice.

Le tout culminera par une manifestation qui sera lancée du parc Jeanne-Mance, sur le flanc du mont Royal, à Montréal, à 15h30.

C’est de cet endroit que s’était ébranlée une manifestation d’ampleur historique en septembre 2019, lorsque Greta Thunberg s’était présentée à Montréal. Les organisateurs avaient estimé la foule à 500 000 personnes, un chiffre qui n’a été ni confirmé ni infirmé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Il était évident, toutefois, que la marche avait bel et bien mobilisé plusieurs centaines de milliers de manifestants.

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