Montréal n’entend pas abattre les cerfs en surnombre dans l’est de l’île

La décision de Longueuil d’abattre 15 chevreuils au parc Michel-Chartrand avait suscité une vive polémique l’an dernier.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir La décision de Longueuil d’abattre 15 chevreuils au parc Michel-Chartrand avait suscité une vive polémique l’an dernier.

Désireuse de ne pas créer une polémique comme celle vécue à Longueuil, Montréal ne préconise pas l’abattage des cerfs de Virginie qui sont en surnombre au parc-nature de Pointe-aux-Prairies, a indiqué jeudi la mairesse Valérie Plante.

Abattre ces cerfs, « ce n’est définitivement pas l’avenue qu’on veut prendre, […] mais il faut trouver une solution. Comme on l’a vu à Longueuil, ce n’est pas simple : il y a des pour et des contre. Mais, définitivement, on a appris de ce qui s’est passé à Longueuil et notre directive, c’est de ne pas les abattre », a expliqué la mairesse de Montréal en marge d’une conférence de presse sur la relance du centre-ville.

Radio-Canada rapportait jeudi matin que des experts mandatés par la Ville de Montréal recommandaient l’élimination d’une quarantaine de bêtes qui fréquentent le parc-nature de Pointe-aux-Prairies, soit environ les trois quarts du cheptel, en raison des dommages qu’ils causent à la végétation et des risques pour les écosystèmes.

Longueuil avait fait face au même problème l’an dernier et sa décision d’abattre 15 cerfs au parc Michel-Chartrand avait suscité une vive polémique.

Devant le tollé, la Ville de Longueuil avait renoncé à ce projet et l’organisme Sauvetage Animal Rescue avait proposé de transférer les 15 bêtes dans un autre lieu. Le mois dernier, le comité d’éthique regroupant des experts de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal a cependant rejeté la demande de transfert soumise par l’organisme.

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