Le Canada et l’Allemagne signent un accord sur les énergies vertes, notamment l'hydrogène

Selon Ottawa, le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador sont particulièrement bien placés pour commencer à produire ce qu’on appelle «l’hydrogène vert».
Photo: Hauke-Christian Dittrich/dpa via Associated Press Selon Ottawa, le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador sont particulièrement bien placés pour commencer à produire ce qu’on appelle «l’hydrogène vert».

Le Canada et l’Allemagne ont signé un accord pour faire équipe dans l’innovation et le commerce des énergies vertes, notamment par la filière hydrogène, alors que le marché pour ce carburant à faible émission de carbone prend de l’ampleur.

Signé mardi par les ministres de l’Énergie des deux pays, l’accord prévoit un plan de coopération en matière de politique énergétique et de recherche, dans le but d’atteindre l’objectif d’émissions nettes nulles d’ici 2050.

Le ministre canadien des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, a déclaré que le Québec et sa province natale de Terre-Neuve-et-Labrador sont particulièrement bien placés pour commencer à produire ce qu’on appelle « l’hydrogène vert », qui brûle proprement et peut être produit à l’aide de l’énergie éolienne ou solaire — sans émissions de gaz carbonique.

M. O’Regan a souligné la nécessité de requalifier les travailleurs des régions dont les économies dépendent depuis longtemps des industries des combustibles fossiles, actuellement en difficulté. Il admet que la transition pourrait être « compliquée » et que « le pétrole sera avec nous pendant un certain temps ».

Le ministre a également déclaré que le gaz naturel liquéfié pourrait servir de « carburant de pont » pour atteindre le territoire des « énergies vertes ». L’Allemagne, a-t-il dit, vise d’ailleurs à intégrer dans sa stratégie énergétique les importations de gaz naturel liquéfié ainsi que la production d’hydrogène.

Les deux pays pourraient toutefois ne pas être totalement d’accord sur la source de cet hydrogène : le Canada se concentre depuis quelque temps sur ce qu’on appelle l’« hydrogène bleu ». Ce carburant est généralement dérivé du gaz naturel et associé à une technologie de captage du carbone émis lors de sa production, ce qui le rend plus acceptable, sur le plan politique, dans les provinces de l’Ouest, qui disposent d’abondantes réserves de gaz naturel.

L’accord canado-germanique a été signé en marge du « 7e Dialogue de Berlin sur la transition énergétique », une conférence internationale qui se tient virtuellement cette semaine.