Climat - Les sursauts du temps seront plus fréquents

Edmonton — Les Canadiens doivent s'attendre à des épisodes de mauvais temps plus fréquents, comme ceux qui ont récemment laissé des centimètres de grêle sur Edmonton et provoqué des inondations à Peterborough, en Ontario.

C'est ce qu'a soutenu un météorologue mardi, lors d'une conférence sur les changements climatiques réunissant 200 spécialistes à l'université de l'Alberta.

Tous les phénomènes météorologiques allant des sécheresses aux orages vont être amplifiés, a déclaré Henry Hengeveld, un expert du Service météorologique du Canada.

De notre vivant

La fonte des glaciers, la hausse du niveau des océans et la disparition progressive de la banquise dans l'Arctique nous prouvent que le réchauffement climatique est réel et que nous devrons en subir les conséquences de notre vivant, a ajouté M. Hengeveld.

Selon lui, même si le Protocole de Kyoto était ratifié par tous les pays, il ne ferait que ralentir le réchauffement, qui continuera néanmoins pendant des siècles encore. Et tout devra être réévalué, a ajouté le chercheur, à partir des systèmes de drainage municipaux jusqu'aux stratégies de conservation de l'eau potable.

D'ici 2050, la température moyenne à Edmonton pourrait être de 1,5 à 4,5 degrés plus élevée. On peut bien se dire que les hivers seront moins durs, que les saisons de culture seront plus longues, mais les feux de forêt seront aussi plus vastes et les infestations d'insectes plus graves, a poursuivi le météorologue.

Un travail important nous attend pour nous préparer à vivre avec ces changements, a déclaré pour sa part Linda Mortsch, une spécialiste du ministère fédéral de l'Environnement en matière de répercussions des changements

climatiques et d'adaptation auxdits changements.

Il faudra anticiper les changements et modifier les lois et règlements pour s'adapter, a-t-elle ajouté. Les villes qui n'ont pas encore eu à composer avec des vagues de chaleur mortelles devront apprendre à le faire.