Des cerfs de Virginie en surnombre à Longueuil seront abattus

La Ville fait valoir que la surpopulation de cerfs de Virginie dans le parc s'avère aussi nuisible pour eux-mêmes, puisque les ressources nécessaires à leur alimentation y sont de moins en moins suffisantes.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir La Ville fait valoir que la surpopulation de cerfs de Virginie dans le parc s'avère aussi nuisible pour eux-mêmes, puisque les ressources nécessaires à leur alimentation y sont de moins en moins suffisantes.

La Ville de Longueuil compte abattre près de la moitié des cerfs de Virginie qui vivent au parc Michel-Chartrand, estimant que leur surpopulation représente une menace à la survie de cet espace vert.

Un maximum d’une quinzaine de cerfs seront prochainement capturés et euthanasiés. Selon un décompte effectué en 2017, 32 bêtes habitaient dans ce parc d’une superficie de 1,8 kilomètre carré, situé entre le Vieux-Longueuil et Boucherville.

Leur présence en trop grand nombre est à la source de divers problèmes, comme une dégradation de la végétation, des accidents routiers plus fréquents aux alentours, un risque accru de transmission de la maladie de Lyme, des dommages aux propriétés voisines et des coûts plus élevés pour replanter des végétaux.

La surpopulation de cette espèce est aussi nuisible pour la santé des cerfs eux-mêmes, puisque les végétaux dont ils s’alimentent n’ont pas le temps de repousser assez vite pour subvenir au besoin.

« Ce parc en milieu urbain, qui regorge d’une grande diversité d’animaux et de végétaux, est une richesse collective. Devant le constat actuel, la Ville se doit de prendre ses responsabilités et d’intervenir pour assurer la pérennité [du parc] », a déclaré la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, par voie de communiqué mardi.

La Ville mènera cette opération avec la collaboration du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. L’exercice « se réalisera dans le respect des normes sur le bien-être animal », précise-t-on. Les cerfs seront capturés dans des cages, puis euthanasiés. La viande des animaux sera ensuite remise à Moisson Rive-Sud qui en fera la distribution à des banques alimentaires et organismes locaux.