Les Québécois jugent durement les gouvernements en matière d’environnement

Depuis le début de la pandémie, la crise climatique a été souvent reléguée en arrière-plan dans l’actualité, mais elle resterait une préoccupation majeure dans l’opinion publique.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Depuis le début de la pandémie, la crise climatique a été souvent reléguée en arrière-plan dans l’actualité, mais elle resterait une préoccupation majeure dans l’opinion publique.

Les citoyens jugent durement les gouvernements en matière d’environnement. C’est ce que laisse croire un sondage Léger commandé par le Pacte pour la transition, un organisme qui milite pour changer l’économie et les habitudes des citoyens.

Depuis le début de la pandémie au printemps dernier, la crise climatique a été souvent reléguée en arrière-plan dans l’actualité et dans les actions gouvernementales, mais elle resterait une préoccupation majeure dans l’opinion publique.

En effet, pas moins de 85 % des personnes sondées s’inquiètent des changements climatiques.

Ainsi, selon les données, 41 % des personnes interrogées ont répondu que l’urgence climatique — ses causes et ses conséquences — est un enjeu plus important encore qu’il y a deux ou trois ans. S’ajoutent à elles 44 % des répondants qui soutiennent que la crise climatique est au moins aussi importante qu’il y a quelques années.

Chez les jeunes de 18 à 24 ans et chez les étudiants, la proportion est encore plus substantielle. En fait, 62 % des répondants faisant partie de ce groupe soutiendraient que l’action contre les changements climatiques est encore plus urgente aujourd’hui qu’il y a quelques années.

Enfin, quatre répondants sur cinq (81 %) estiment qu’il est important que la lutte aux changements climatiques fasse partie des priorités des gouvernements dans les plans de relance post-pandémie. Cela confirme une tendance exprimée dans un autre coup de sonde effectué en juin par Léger, qui suggérait qu’une grande majorité de Québécois réclamaient une relance économique plus verte.

Un seul répondant sur 10 soutiendrait qu’il n’est pas important d’inclure la lutte aux changements climatiques dans la relance économique post-pandémie.

Donnée à remarquer : la plus forte proportion des répondants qui ne jugent pas important d’inclure la lutte aux changements climatiques dans la relance habitent la région métropolitaine de Québec, soit 20 %.

Rappelons que le gouvernement Legault doit présenter plus tard cet automne son Plan vert, soit son plan de lutte aux changements climatiques.

Le sondage web a été réalisé entre le 30 octobre et le 1er novembre auprès de 1002 Québécois âgés de 18 ans et plus. S’il s’agissait d’un échantillonnage probabiliste, la marge d’erreur serait de plus ou moins 3 %, 19 fois sur 20.