La banquise de l’Arctique rétrécit encore

Le Centre américain de données sur la neige et la glace a estimé que la banquise dans l’Arctique a probablement atteint son niveau minimal le 15 septembre. À partir de ce moment, la glace de mer devrait cesser de fondre et recommencer à croître.
Photo: Clément Sabourin Agence France-Presse Le Centre américain de données sur la neige et la glace a estimé que la banquise dans l’Arctique a probablement atteint son niveau minimal le 15 septembre. À partir de ce moment, la glace de mer devrait cesser de fondre et recommencer à croître.

Des images satellites montrent que la banquise arctique est à son deuxième niveau parmi les plus bas en plus de quarante ans. Et les scientifiques croient que cette caractéristique déterminante de la vie dans les eaux polaires pourrait encore rétrécir avant la fin de l’actuelle saison estivale de fonte.

Le Centre américain de données sur la neige et la glace a estimé que la banquise dans l’Arctique a probablement atteint son niveau minimal le 15 septembre. À partir de ce moment, la glace de mer devrait cesser de fondre et recommencer à croître.

Le directeur du Centre, Mark Serreze, affirme que la banquise arctique est inférieure d’au moins 1,5 million de kilomètres carrés à la moyenne. La taille de la banquise dépasse à peine celle de 2012, alors que la glace avait atteint son plus bas niveau en 42 ans — depuis que les satellites photographient l’Arctique.

La banquise et sa glace de mer constituent un facteur crucial dans les écosystèmes arctiques, déterminant le sort de la vie, des organismes unicellulaires jusqu’aux ours polaires. Plusieurs scientifiques croient aussi que la banquise joue un rôle important dans les conditions météorologiques du Sud.

La responsable de la campagne de Greenpeace pour les océans, Laura Meller, a soutenu lundi que « la disparition rapide de la banquise est un bon indicateur de la menace qui pèse sur notre planète ».

« Avec la fonte de l’Arctique, l’océan absorbe plus de chaleur, ce qui nous expose davantage aux effets des dérèglements climatiques, a expliqué Mme Meller, depuis le navire de Greenpeace Arctic Sunrise, qui se trouve dans cette région. Les parties réunies au Sommet des dirigeants de l’ONU sur la biodiversité doivent comprendre le rôle de cet océan gelé dans la régulation du climat. »

À voir en vidéo