Des centaines de poissons morts sur les rives de la baie Missisquoi

La cause de la mortalité des poissons est encore inconnue.
Photo: Justin Tang Archives La Presse canadienne La cause de la mortalité des poissons est encore inconnue.

Des centaines de poissons morts ont été trouvés au cours des derniers jours sur les rives de la baie Missisquoi, en Montérégie.

Le chargé de projet de l’Organisme de bassin de versant de la baie Missisquoi, Frédéric Chouinard, signale que des accumulations parfois importantes, allant jusqu’à plusieurs poissons inertes par mètre de rive, se sont formées sur certaines plages de la région de Venise-en-Québec. Des poissons morts ont aussi été observés à Philipsburg, du côté est de la baie.

La cause de la mortalité des poissons est encore inconnue, tout comme la durée de cet épisode de mortalité.

L’Organisme de bassin de versant de la baie Missisquoi a toutefois remarqué qu’une grande variété de poissons, des carpes et des brochets notamment, ont été retrouvés inertes sur les plages. Quelques oiseaux ont aussi été trouvés morts.

Selon Frédéric Chouinard, les forts vents en provenance du sud pourraient expliquer pourquoi certains secteurs se sont retrouvés avec de grosses accumulations de poissons morts et d’autres non. La présence des vents du sud a engendré de fortes vagues qui ont poussé le contenu des eaux vers le nord.

L’Organisme de bassin de versant de la baie Missisquoi rappelle qu’en 2005, un épisode de mortalité de poissons a été analysé par le ministère de l’Environnement qui avait conclu que la bactérie flexibactériose en était responsable après s’être développée lors d’un épisode de chaleur.

En 2012, une importante mortalité avait été liée aux cyanobactéries. Une mortalité massive de gaspareaux, une espèce reconnue pour sa sensibilité à son environnement, a été observée à l’hiver 2013.

L’organisme déplore qu’en raison des activités humaines, principalement, la baie Missisquoi subit un processus de dégradation accéléré dû aux apports de nutriments qui favorisent le développement de cyanobactéries nuisibles aux humains et à l’écosystème local.