Canicules et pandémie ne font pas bon ménage

L’accès aux plages a été rouvert en France après plusieurs semaines de confinement, permettant à certains de se rafraîchir.
Photo: Pascal Guyot Agence France-Presse L’accès aux plages a été rouvert en France après plusieurs semaines de confinement, permettant à certains de se rafraîchir.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a averti mardi que la pandémie de COVID-19 accroît les risques sanitaires liés à la canicule, au moment même où des records de chaleur sont attendus dans l’hémisphère nord cet été.

Cette agence spécialisée de l’ONU a exhorté les gouvernements à élaborer des plans afin de garantir la sécurité des personnes pendant les vagues de chaleur tout en les protégeant du nouveau coronavirus.

Nous vivons l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées

 

Car si, par exemple, se rafraîchir dans un espace public climatisé et clos peut être une bonne idée en cas de canicule, cela va à l’encontre des recommandations de santé publique liées à la pandémie. L’été qui approche dans l’hémisphère nord devrait marquer un nouveau record de chaleur, a indiqué une porte-parole de l’OMM, Clare Nullis Kapp, lors d’un point de presse virtuel à Genève.

« Nous vivons actuellement l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées », a-t-elle dit.

Et, « pour beaucoup, la COVID-19 accroît les risques sanitaires liés à la chaleur », a-t-elle poursuivi, soulignant par ailleurs que la pandémie rendait plus difficile la gestion des canicules.

L’OMM s’est donc associée à d’autres organisations pour « alerter les responsables politiques afin de tenter de les aider à gérer le double enjeu de la chaleur et de la COVID », a déclaré Nullis Kapp.

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