Recyclage: d’autres entreprises pourraient prendre la relève de TIRU

À court terme, la collecte de ces matières se poursuivra, mais il faudra trouver de nouvelles filières pour les valoriser de façon locale.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir À court terme, la collecte de ces matières se poursuivra, mais il faudra trouver de nouvelles filières pour les valoriser de façon locale.

Plusieurs opérateurs sont prêts à prendre la relève de TIRU dans la gestion des centres de tri à Montréal, a affirmé lundi Valérie Plante. À court terme, la collecte de ces matières se poursuivra, mais il faudra trouver de nouvelles filières pour les valoriser de façon locale, a soutenu la mairesse.

« Le temps où on envoyait notre recyclage en Asie et qu’il disparaissait par magie, c’est fini », a convenu Valérie Plante lors d’un point de presse lundi, trois jours après que Rebuts solides canadiens, une filiale du groupe TIRU, eut confirmé au gouvernement du Québec et à la Ville de Montréal son intention de cesser ses activités au Québec. Selon Jean-François Parenteau, responsable de l’environnement au comité exécutif, l’entreprise n’aurait même pas demandé d’aide financière pour poursuivre ses opérations.

La Ville ignore quand TIRU se retirera, mais la mairesse assure que plusieurs opérateurs ont déjà manifesté leur intérêt à assurer le traitement des matières recyclables de Montréalais quand cela sera nécessaire.

Montréal compte deux centres de tri, soit celui de Saint-Michel, qui appartient à TIRU, et celui de Lachine, qui appartient à la Ville, mais qui est géré par TIRU. Le centre de tri de Lachine dispose d’une technologie plus moderne qui permet de produire des matières de meilleure qualité pour la valorisation. La Ville compte d’ailleurs construire un autre centre de tri dans l’Est de la ville dans les prochaines années.

La mairesse n’a pas écarté l’idée de confier le traitement des matières recyclables à ses cols bleus, mais à court terme, cette option ne peut être envisagée, a-t-elle dit. « C’est clairement un modèle qui nous intéresse, mais on a besoin de nous donner le temps nécessaire pour voir comment ça pourrait fonctionner. »

La mairesse Plante croit que la crise qui secoue le domaine du recyclage est l’occasion de revoir le modèle établi en matière de réutilisation de ces matières.

Elle a affirmé que des producteurs de papier avaient accepté de rencontrer les représentants de la Ville afin d’explorer différentes avenues pour valoriser les matières recyclables au Québec ou au Canada et ainsi éviter que le recours au marché international.

Si TIRU devait briser le contrat de 62,4 millions qui lui avait été accordé en septembre dernier, la Ville aurait droit à des compensations financières, a indiqué Valérie Plante.

La Ville avait déjà injecté 29 millions $ en mai 2018 pour aider TIRU après la fermeture du marché chinois. Le contrat de 62,4 millions devait être en vigueur jusqu’en 2024.