L’effort climatique du Québec est quasi nul

Globalement, le secteur des transports continue de dominer le bilan québécois, puisqu’il représente à lui seul 43,3 % des émissions de GES, suivi du secteur industriel, qui représente 30,5 % des émissions.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Globalement, le secteur des transports continue de dominer le bilan québécois, puisqu’il représente à lui seul 43,3 % des émissions de GES, suivi du secteur industriel, qui représente 30,5 % des émissions.

Les années passent et l’échec se confirme. Au lieu de diminuer, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté chaque année au Québec entre 2014 et 2017, selon les données officielles. Et même si le transport routier plombe sérieusement le bilan, le gouvernement Legault n’entend pas imposer de « pénalité » aux automobilistes afin de rattraper l’imposant retard de la province par rapport à ses objectifs de lutte contre la crise climatique.

Les données inscrites dans l’« inventaire » des émissions de gaz à effet de serre (GES) publié mercredi, et comme toujours avec deux années de décalage, indiquent que les émissions totales du Québec s’élevaient à 78,64 millions de tonnes (Mt) en 2017. Les émissions ont donc poursuivi sur une trajectoire continue de croissance, puisqu’elles atteignaient 78,50 Mt en 2016, 78,47 Mt en 2015 et 78,21 Mt en 2014.

Cette hausse des GES vient confirmer les ratés du Québec en matière de lutte contre les changements climatiques. Alors que l’objectif fixé par les libéraux en 2009 prévoyait un recul de 20 % des émissions d’ici 2020, par rapport au niveau de 1990, le nouveau bilan publié par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) précise que les émissions avaient seulement reculé de 8,7 % en 2017 par rapport à 1990.

Selon les données recensées dans le document gouvernemental, cet échec s’explique notamment par une croissance marquée des émissions de GES du secteur des transports, qui ont connu un bond de 23 % depuis 1990. Elles atteignaient ainsi 34,06 Mt en 2017, soit 43,3 % de toutes les émissions du Québec.

Dans bien des cas, la voiture est la seule alternative, selon le quotidien des gens. Mais il faut faire en sorte que la voiture soit électrique lorsque c’est possible et qu’il y ait d’autres alternatives lorsque c’est possible.

 

Le seul secteur du « transport routier » a connu une croissance de ses émissions de 49,6 % entre 1990 et 2017, au point de représenter plus du tiers des GES du Québec. Sur cette même période, le MELCC a calculé une croissance de plus de 127 % des émissions produites par les « camions légers », soit essentiellement les véhicules utilitaires sport (VUS), en raison d’une croissance de 253 % de leur nombre sur nos routes. Et le transport routier lié aux « véhicules lourds » a vu ses émissions croître de 170 %.

Le deuxième secteur en importance dans le bilan québécois, celui dit de l’industrie, comptait en 2017 pour 30 % de toutes les émissions de GES (23,97 Mt). Il a aussi connu une légère hausse entre 2016 et 2017, après quelques années de baisse. Le secteur agricole a également connu trois années de hausse et représentait 7,72 Mt en 2017.

Bulletin libéral

Réagissant à la publication des données de son ministère, le ministre Benoit Charette a d’abord souligné que ce bilan des émissions de GES constituait « le bulletin des libéraux ». « L’objectif de 2020 a été raté en raison de l’inaction des libéraux », a-t-il affirmé.

Le ministre a aussi fait valoir que « les libéraux ont laissé le Fonds vert produire très peu de résultats ». Selon un bilan publié en début d’année, entre 2013-2014 et 2017-2018, les 2 milliards de dollars de fonds publics dépensés à travers différentes mesures financées par le Fonds vert ont généré des réductions de GES d’à peine 1,8 Mt, soit environ une baisse de 2 % du bilan de la province.

Benoit Charette a également promis de présenter un « plan d’action » climatique en 2020, afin de respecter une cible de réduction des émissions de 37,5 % à l’horizon 2030 par rapport à 1990.

Même s’il estime que l’atteinte de cet objectif représente un véritable « projet de société », il n’est pas question d’imposer des mesures restrictives aux citoyens qui privilégient l’utilisation de voitures ou de VUS. « Il n’y aura pas de pénalité si on prend la voiture au lieu du transport en commun. Dans bien des cas, la voiture est la seule alternative, selon le quotidien des gens. Mais il faut faire en sorte que la voiture soit électrique lorsque c’est possible et qu’il y ait d’autres alternatives lorsque c’est possible », a expliqué le ministre caquiste. À l’heure actuelle, on compte environ 63 000 voitures électriques au Québec, sur un parc automobile qui dépasse les cinq millions de voitures.

Titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal, Pierre-Olivier Pineau estime que tous les secteurs de la société devront « faire des efforts » en matière de réduction des GES, tout en soulignant que le secteur des transports devrait être une « priorité » du gouvernement.

« Pour le transport des personnes, il faut déployer des plateformes numériques de covoiturage, pour rapidement réduire le nombre de véhicules sur les routes sans avoir d’investissement majeur à faire. Il faut encourager le transport actif et les véhicules en libre-service, en continuant évidemment à développer le transport en commun », a-t-il expliqué mercredi. Pour le transport des marchandises, M. Pineau juge nécessaire de mieux utiliser les camions sur les routes, mais aussi de recourir au transport ferroviaire pour les longues distances.

Faudra-t-il mettre en place des mesures impopulaires pour réduire les GES ? « Je crois que la principale mesure qui aiderait tout cela serait une taxe kilométrique qui pénaliserait les gros véhicules et facturerait selon les heures, [de façon à ce que ce soit moins cher aux heures creuses]. Oui, ce serait très impopulaire, mais les bénéfices seraient rapidement perçus par tous et les revenus pourraient aider à financer les solutions de transport en commun. »

10 commentaires
  • André Guay - Abonné 19 décembre 2019 08 h 38

    Changer des mentalités

    Je suis toujours étonné lorsque je vois des publicités vantant les mérites des automobiles, camionnettes et vus à la télévision. On y valorise notamment la puissance, la conduite sportive et la promotion sociale associée aux véhicules annoncés. On leur attribue même des qualités humaines: le courage, la légende... On ne parle jamais de la consommation d'essence. On annonce ce matin que le transport occupe 43,3% des émissions de GES qui ne cessent d'augmenter. On sait que le prix de l'essence a un impact sur sa consommation, beaucoup plus que ne le fait le développement de la conscience environnementale de ses usagers. Le développement du transport en commun et les subventions à l'achat de véhicules électriques sont des mesures prometteuses mais pourquoi ne valoriserions-nous pas ausi un changement dans les habitudes relatives à l'usage des véhicules polluants? Une réduction de la consommation de 5% à 10% serait assurément bénéfique pour la réduction des GES, sans parler du pétrole que nous n'aurions pas à importer. Si on interdit la publicité de la cigarette à cause des risques qu'elle représente pour la santé, ne pourrions-nous pas faire de même avec l'automobile? Si l'interdiction n'est pas possible, ne pourrions-nous pas, comme pour la cigarette, introduire une obligation pour l'annonceur d'y inclure un message informant des dangers que représente l'usage abusif de l'auto pour la santé publique et pour la planète?

    • Daniel Grant - Abonné 19 décembre 2019 10 h 39

      Acheter un Ford F-150 produit autant de pollution que de faire une pile de charbon de 158 tonnes et de mettre une allumette dans le tas.

      170 pays dans le monde polluent moins que tous les Ford F-150 vendus en 2018.

      Pourquoi ne pas publier le nombre de tonnes de pollution que vous allez créer en achetant un F-150 ou tous les véhicules pétroles.
      Il faudrait mettre autant d'effort que ceux qui essayent par tous les moyens fielleux immaginables de prouver que le VE serait polluant.

      SI jamais vous voyez un VE faire de la boucane il faut m'avertir je veux voir ça.

      Acheter un Cybertruck de Tesla coûtera moins cher, fera plus de travail sans pollution.

      https://www.nationalobserver.com/2019/12/05/analysis/tesla-cybertruck-carbon-crushes-ford-f-150

  • François Beaulé - Inscrit 19 décembre 2019 09 h 18

    Il faut agir dans tous les secteurs

    En 2017 comme en 2016, 43% des émissions totales du Québec sont dues aux transports. Avec les chiffres fournis par Ressources naturelles Canada, on constate que 18% des émissions de GES sont le fait des véhicules personnels. 25% des émissions totales proviennent d'autres types de transport, d'une part le transport des marchandises et d'autre part le transport aérien des voyageurs. Il est à noter que l'inventaire du ministère québécois ne tient pas compte des vols internationaux. Si on le fait, on constate que le transport aérien des personnes compte pour plus de 15% des émissions dues aux transports. De 1990 à 2017, c'est principalement le transport des marchandises qui a causé l'augmentation des émissions sur les routes du Québec.

    Contrairement à ce que laisse entendre M. Shields, les camions légers ne sont pas que des VUS. Les camions légers regroupent les fourgonnettes, les camionnettes et les véhicules utilitaires sport (VUS). Ils sont conçus pour le transport de passagers ou de marchandises, et certains sont équipés de quatre roues motrices. Ils peuvent peser jusqu'à 3900 kg, ce qui est beaucoup plus que les petits VUS. Par exemple, le Subaru Forester a une masse d'environ 1600 kg, ce qui est moins que la moitié de la limite. Les camions légers servant au transport des marchandises sont en moyenne beaucoup plus lourds et parcourent plus de km par année.

    Voilà pourquoi il ne faut pas cibler seulement les véhicules personnels pour réduire de façon importante les émissions dues aux transports. Il faut des propositions pour réduire les émissions dues au transport des marchandises et au transport aérien.

  • Pierre G. Blanchard - Abonné 19 décembre 2019 09 h 55

    Construction, bouchons, détours et retards

    Bravo à tous ceux qui suggèrent des solutions intelligentes à une condition routière devenue anarchique, sinon abrutissante. Les bouchons se trouveraient-ils, en plus des oreilles des amants des grosses cylindrées, dans celles de nos politiques qui se vantent d'avoir les deux mains sur le volant ? Dans quelle mesure l'augmentation des GES peut-elle être blâmée sur les seuls usagers du réseau routier ?

    Bien sûr l'augmentation du parc des VUS, fourgonettes et 4X4 dramatise la situation, mais les statistiques sont aussi victimes d'effets pervers, telle la remise à niveau intensive de nos infrastructures. Une situation qui ajoute, pour la majorité des usagers, des détours et des retards, et pour les banlieusards une à deux heures de trajet tous les jours. Aussi, à noter que l'achat de tels véhicules est souvent motivé par le souci de confort et de sécurité de conduite sur des voies devenues de véritables champs de mines.

    Les chantiers, nids de poule et cônes oranges sont devenus les régulateurs de détours fréquents et d'horaires de plus en plus serrés, si ce n'est l'achat d'un deuxième véhicule pour gérer le quotidien des jeunes familles. Quant aux poids-lourds, les caméras de surveillance du MTQ nous montrent de longue filées aux heures de pointe et des engorgements qui paralysent la circulation aux points stratégiques de nos carefours et voies d'accès. Un trafic et un achalandage qui se répercutent dans les quartiers résidentiels, augmentant la pollution de l'air.

    Le résultat de de tout cela entraîne une forte augmentation de la consommation de carburant et des GES qui en résulte. Il serait intéressant de voir dans quelle mesure cette situation agravante influe sur les statistiques depuis quelques années et produit des pics d'émissions de GES qui ne seront plus présents quand tout sera revenu à la normale ? Aurons-nous alors une baisse importante des émissions pour laquelle on pourra se féliciter, incluant nos politiciens bien sûr ? :-)

  • Daniel Grant - Abonné 19 décembre 2019 10 h 22

    Nous avons les moyens mais on ne s’entend pas sur la fin.

    Le sujet est l’énergie
    La vie sur terre n’est pas une chose normalle, c’est plutôt une exception quand on voit la difficulé de trouver de la vie dans l’univers et l’homme n’a pas trouvé mieux que de vandaliser nos conditions d’existences au nom du PIB.

    L’usager a besoin d’énergie électrique pour tout ce qui nous entourre mais si le réseau est généré par de l’énergie sale du fossile et bien c’est tout ce qui est électrique qui devient sale et ça inclut les hopitaux qui utilitsent le même réseau sale pour sauver des vies.
    Le problème est le fournisseur d’énergie sale qu’on subventionne encore sans cligner des yeux. Nos taxes doivent aller aux énergies renovelables.

    Ne nous laissons pas berner par l’idée simpliste que les énergies renouvelables seraient intermitentes c’est aussi bête de dire que nous ne pouvons pas manger de légumes en hiver pcq il n’y pas de jardin en hiver,
    en réalité un des défis avec l’énerige solaire est de gérer l’abondance et les surplus d’énergie qui dépassent actuellement nos capacités d’accumulation, comme un jardin l’été il faut savoir gérer l’abondance qui nous arrive tout en même temps et ça nous sort par les oreilles.

    L’usager a besoin de mobilité et si la mobilité est sale, c’est le fournisseur de mobilité polluante qu’il faut changer.
    Un VE est comme un appareil électro-ménager pcq c’est à la maison que la recharge se fait à plus de 90 % du temps et ça prend 4 secondes de mon temps à chaque jour pour avoir une batterie pleine à tous les matins comme mon iPhone (28 secondes par semaine) .
    Les batteries sont les mêmes que celles utilisées dans les hopitaux pour sauver des vies en évitant les interruptions en cas de pannes électriques.
    Faudrait-il cesser d’utiliser ces batteries pcq certaines mines ont des pratiques de voyous, non ce sont les mines qu’il faut régler. L’usager a besoin de minéraux propres.

  • Jean Richard - Abonné 19 décembre 2019 10 h 45

    Mais il n'y a pas que les GES

    Il y a deux jours, on pouvait lire dans divers quotidiens de la planète que Tesla, Apple, Google, et Microsoft figurent parmi des entreprises poursuivies pour des décès et blessures d'enfants mineurs en République démocratique du Congo (RDC). La RDC assure 60 % de l'approvisionnement mondial du cobalt. Le cobalt est utilisé dans les batteries lithium-ion, qui alimentent les ordinateurs portables, les téléphones mobiles et les voitures électriques. Pour donner un ordre de grandeur, un batterie de voiture électrique équivaut à 6000 à 8000 batteries de téléphone mobile.

    Le problème en RDC, c'est qu'il y aurait des enfants engagés illégalement par des sociétés minières qui exploitent les mines de cobalt. Ce qu'on reproche aux sociétés visées, c'est de fermer les yeux sur la provenance des éléments entrant dans la fabrication de leurs produits.

    Pour que cesse cette exploitation éhontée, on pourrait aussi poursuivre les gouvernements des états qui ferment aussi les yeux. Quand le Québec utilise le fonds vert pour distribuer de généreuses subventions aux acheteurs de voitures à batteries, s'assure-t-il que chacun des éléments de ces voitures ait été fabriqués en respectant les plus élémentaires règles de l'éthique ? La réponse est non. Et pour cette raison, le gouvernement du Québec est tout aussi complice que les Tesla et les GAFA de ce monde en fermant les yeux sur le parcours tortueux de la voiture à batterie qui arrive chez le concessionnaire.

    Les pays riches se drapent facilement de vertu et de bonne conscience, sans se soucier de ce qui se passe dans les pays pauvres. Les changements climatiques menacent beaucoup plus l'Afrique que l'Europe et l'Amérique du Nord. Pourtant, ce continent ne représente que 4 % des émissions mondiales de GES.

    • Daniel Grant - Abonné 19 décembre 2019 12 h 52

      Encore des demi-vérités de J.Richard qui visent les mauvaises cibles.

      Les plus gros utilisateurs de Cobalt sont les raffineries de pétrole pour dé-sulfuriser le pétrole.
      https://www.cobaltinstitute.org/desulphurisation.html
      Et les terres rares se retrouvent dans les bagnoles à pétrole depuis longtemps dans un rapport qui n’est d’aucune commune mesure avec ce qui peut y avoir dans les VE, ayez le sens de la mesure.

      Et je ne serais pas surpris d’apprendre que les hôpitaux aussi utilisent du cobalt dans leurs appareils médicaux pour sauver des vies et qui s’approvisionnent des même mines.
      Faut-il blâmer les hôpitaux/les usagers ou les miniers qui utilisent des pratiques de voyous?

      Comme d’habitude même si le sujet était le sirop d’érable J.Richard y trouverait une connection pour diaboliser le VE

      Tesla n’utilise plus ou presque de cobalt dans les batteries.

      Je trouve votre indignation à géométrie variable en fermant les yeux sur les montagnes de dégâts toxiques que l’industrie du fossile nous a infligé depuis un siècle en destruction de la santé et de l’environnement
      et que vous défendez en attaquant une industrie naissante comme la mobilité électrique

      Vous mélangez tout J. Richard, vous devriez cesser de lire la propagande des marchands de doute et commencer à lire les bonnes nouvelles à propos de ceux qui travaillent pour que l’humanité ait un avenir durable comme Tesla et IRENA.ORG ça vous ferait du bien, vous semblé stressé par les énergies propres.

      Un déversement d'énergie solaire ça s'appel une belle journée.

    • François Beaulé - Inscrit 19 décembre 2019 19 h 41

      Contrairement à M. Richard, je pense que les véhicules électriques ont leur utilité pour réduire les émissions de GES.

      Cependant, M. Grant, il faut savoir que dans l'ensemble du Canada, Québec compris, les véhicules personnels émettent seulement 10% des GES totaux. Selon Ressources naturelles Canada, en 2016, les voitures ont émis 35,68 Mt et les camions légers servant au transport des personnes ont émis 36,40 Mt de GES. Pendant que les émissions totales étaient de 708 Mt d'équivalent en dioxyde de carbone. Donc, les véhicules électriques et Tesla ne sauveront pas le monde. Il faudra des changements beaucoup plus radicaux que seulement changer d'auto.

    • Daniel Grant - Abonné 19 décembre 2019 23 h 46

      M. F.Beaulé
      Je suis d’accord avec vous, sauf qu'on achète pas une Tesla pour cette raison de sauver le monde.

      Non on achète une Tesla pour le plaisir de conduire
      une voiture élégante, silencieuse qui participe à l’électrification de la mobilité
      tenue de route sécuritaire avec un centre gravité très bas due à la batterie entre les roues,
      des performances de Lamborghini ou de Porsche, mais à un prix abordable (Tesla modèle 3)
      qui a le réseau de bornes rapides le plus étendu dans le monde qui fonctionnent toutes soit à l’énergie locale propre sinon à l’énergie solaire
      et qui ne fait que prendre de la valeur avec toutes les mises à jours envoyées régulièrement par Tesla, même mon autonomie est passée de 500 à 520 km par amélioration continue du logiciel et des fonctions qui s’ajoutent régulièrement,
      ne prend que 4 sec par jour de mon temps, comme un iPhone, pour la recharge qui se fait automatiquement à la maison à 1h de la nuit
      la batterie rest emplie à 80% à chaque matin et quand je part en voyage la batterie est à 100%
      je sais exactement la distance, le temps et l’autonomie restante avant de partir pour ma destination et je peux planifier mes trajets avec précision sans souci
      Quand il fait froid et que l’auto est glacée j’active la climatisation de mon iPhone manuellement ou automatiquement avec le logiciel de l’auto et quand j’arrive à l’auto elle est déglacée et chaude et prêt à partir, je n’ai pas utilisé de balais pendant 2 hivers sauf pour les grosses bordées de neige.
      La chaleur à l’intérieur est propre et électrique.
      L’auto est protégé par 8 caméras, 12 sondes et un radar

      Fini les arrêts aux stations de services sauf pour un lave-auto, c’est ce qui m ‘a coûté le plus cher depuis 15 mois.

      Il n’est aucunement question de se sentir plus vertueux, mais on ne pas s’empêcher de penser que la Tesla est Zéro-émission que l’électricité qu’on consomme profite à l’économie locale.
      Ceux qui ont les moyens et qui hésitent ne savent pas ce qu’ils ma