Granby en guerre contre l’herbe à poux

Aurélie Lagueux-Beloin Collaboration spéciale
En Montérégie, une personne sur cinq est allergique au pollen de l’herbe à poux (ambroisie).
Photo: Ministère de la Santé et des Services sociaux En Montérégie, une personne sur cinq est allergique au pollen de l’herbe à poux (ambroisie).

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Plus les températures augmentent, plus l’herbe à poux prolifère ; au grand dam de ceux qui en souffrent tout l’été ! À Granby, la Ville s’active pour lutter contre cet allergène.

En Montérégie, une personne sur cinq est allergique au pollen de l’herbe à poux (ambroisie). Pour éviter le rhume des foins, Granby a adopté, en 2016, un règlement obligeant ses citoyens à couper, à arracher ou à détruire l’herbe galopante entre le 15 juillet et le 1er août. « L’objectif de cette mesure est de rendre les citoyens autonomes en ce qui a trait à l’identification de la plante et à son contrôle année après année », explique Serge Drolet, le coordonnateur de la division de l’Environnement.

La Ville n’est pas inactive pour autant. Elle brûle les plants qui poussent dans les stationnements avec de la vapeur d’eau chaude et coupe la tige de ceux qui envahissent les trottoirs à l’aide de balais mécaniques modifiés. Les terrains vagues ont aussi droit à du compost et des semences variées pour rivaliser avec l’envahisseuse.

Ce combat sur plusieurs fronts porte ses fruits. Trois étés plus tard, Granby n’a observé qu’une cinquantaine de cas de prolifération parmi 25 000 propriétés. Des tests effectués par la municipalité ont également révélé qu’il y avait deux fois moins de pollen dans l’air après des interventions de contrôle de l’herbe à poux.