Trois projets de verdissement

Amélie Cournoyer Collaboration spéciale
L’école Victoria, dans le Quartier 21
Marc Cramer L’école Victoria, dans le Quartier 21

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Verdir les villes n’est pas un luxe ! Ça permet de réduire les îlots de chaleur, d’améliorer la qualité de l’air, de contribuer à une gestion durable des eaux de pluie, de protéger la biodiversité et de capter plus de carbone. Au Québec, trois municipalités ont planté dans leur décor des projets de verdissement particulièrement inspirants.​
 

1. Île de Hull – Pour un verdissement durable

Située au cœur du centre-ville de Gatineau, l’île de Hull se distingue par sa faible canopée (environ 21 % du territoire), ce qui rend le secteur vulnérable aux îlots de chaleur. Pire, l’île a gravement été frappée par la crise de l’agrile du frêne, ce qui a mené à l’abattage de nombreux arbres. En 2018, le Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais, en collaboration avec la Ville de Gatineau, s’est donc donné le double objectif d’augmenter la canopée de 5 %, et ce, en respectant les principes de la diversité fonctionnelle. Celle-ci permet notamment d’assurer la résilience des nouvelles plantations, d’augmenter les services écosystémiques comme la captation de particules fines (pollution, poussière) et de favoriser la biodiversité.

Photo: Courtoisie La carte des îlots de chaleur (rouge) et de fraicheur (vert) sur l’île de Hull est particulièrement éloquente.

2. MontréalQuartier 21 – Mon îlot vert en ville

Le quadrilatère formé par les rues Saint-Mathieu, Saint-Marc, Sainte-Catherine Ouest et le boulevard de Maisonneuve se trouve dans l’un des secteurs les plus densément peuplés au Canada, où la verdure était jadis introuvable. Entre 2007 et 2013, l’arrondissement de Ville-Marie, de concert avec plusieurs acteurs du milieu, a mené un projet-pilote d’aménagement durable et de réduction des îlots de chaleur. De là ont germé une ruelle verte perméable avec rétention des eaux pluviales, le verdissement de 1000 m2 de terrains institutionnels et publics, l’implantation de saillies végétales et la distribution de 400 bacs d’agriculture urbaine. Des fonds municipaux récurrents permettent depuis d’assurer l’entretien de ces nouveaux espaces verts.

3. Belœil – Un parc nature en pleine ville

Photo: Courtoisie

En 2010, la Ville de Belœil et l’organisme Nature-Action Québec ont amorcé un projet de remise à l’état naturel du parc du Domaine culturel Aurèle-Dubois, un espace vert urbain d’une superficie de 6,4 hectares. L’objectif était de recréer des milieux boisés diversifiés, de stabiliser et de « renaturaliser » les berges du ruisseau des Trente et de créer un espace de vie pour la faune. Aujourd’hui, plus de 215 arbres, 6800 arbustes et 4600 vivaces indigènes du Québec ont été plantés. Cerise sur le gâteau, le siège social de Nature-Action Québec, qui se trouve dans le parc, est un bâtiment certifié LEED. Or, avec un mur végétal en façade et un toit vert.