Quatre écoquartiers à découvrir

Aurélie Lagueux-Beloin Collaboration spéciale
À Candiac, un écoquartier POD («Pedestrian Oriented Development») est sorti de terre cette année.
Photo: Courtoisie À Candiac, un écoquartier POD («Pedestrian Oriented Development») est sorti de terre cette année.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Candiac, Rivière-du-Loup, Montréal et Québec ont au moins un point commun : on y retrouve de nouveaux quartiers qui sortent des sentiers battus pour réduire leur empreinte climatique.

Des écoquartiers, il en pousse un peu partout au Québec. Conçus pour répondre à des objectifs de développement durable et d’adaptation aux changements climatiques, ces projets immobiliers reposent sur un modèle d’urbanisation qui favorise la mixité, s’oppose à l’étalement urbain et réduit l’utilisation des ressources naturelles. En voici quatre, à différents stades de développement, qui se distinguent dans la province.

1. Square Candiac

À Candiac, une banlieue de la Montérégie où la voiture règne, un écoquartier POD (Pedestrian Oriented Development) est sorti de terre cette année. Axé sur les déplacements actifs — à pied et à vélo — et le transport en commun, il s’articule autour d’un stationnement incitatif voisin de la gare d’autobus vers Montréal. Et pour ceux qui ne veulent pas lâcher le volant, il faut lever le pied : les rues y sont étroites (et les places de stationnement limitées).

2. Pointe-aux-Lièvres

Photo: Courtoisie

Premier écoquartier de Québec, celui de la Pointe-aux-Lièvres a accueilli ses premiers habitants en 2017. Situé aux abords de la rivière Saint-Charles, il se démarque sur le plan de l’efficacité énergétique. Chaque habitation possède son toit végétalisé et a été conçue selon des principes d’habitat solaire passif : une abondante fenestration côté sud et moins de fenêtres au nord afin de réduire les coûts de chauffage en hiver et de garder la maison fraîche en été.

3. Technopôle Angus

Photo: Courtoisie

En 1904, le Canadien Pacifique inaugure dans l’est de Montréal la plus grande usine en Amérique du Nord. Aujourd’hui, le site s’est transformé en écoquartier. Il combine édifices résidentiels et commerciaux et son promoteur, la société de développement Angus, une entreprise d’économie sociale, a mis sur pied avec Énergère une boucle énergétique au sein du quartier. Ce réseau connecte les bâtiments entre eux et redistribue la chaleur. Le chauffage des résidents est par exemple transféré aux locaux commerciaux en journée et inversement le soir et la nuit. Un système qui permet une économie de 26 % des gaz à effet de serre.

4. Domaine Kogan

En 2011, une ancienne usine textile, la Calko, passait au feu à Rivière-du-Loup. Cet incident a allumé l’étincelle d’un projet d’écoquartier dans la municipalité. Le terrain du futur Domaine Kogan, où les travaux de décontamination sont en cours, est situé en plein centre-ville, dans un secteur boisé, au bord d’une rivière. Les 150 logements, locatifs ou en copropriété, qui y seront construits (en hauteur) seront chauffés aux énergies renouvelables.