Grand format Ils étaient à la marche pour le climat, pourquoi?

1 Matt Irvine et Alexa | Matt Irvine était déjà assis sur les marches du monument à sir George-Étienne-Cartier un peu avant 10 h. Il est venu à Montréal de Hunstville en Ontario avec sa jeune fille de 7 ans, Alexa. « Nous habitons à 6 heures et demie, explique Matt. Nous avons participé à une marche pour la terre dans notre ville la semaine dernière. Nous étions 60. » Stéphane Baillargeon Le Devoir
2 Isabelle Dubois, Mylie et Lyanna | Isabelle Dubois, sa fille Mylie et l’amie de celle-ci, Lyanna, sont arrivées assez tôt sur le Plateau-Mont-Royal en provenance de Laval. « La foule débordait déjà jusqu’au métro Laurier », explique Mme Dubois. Elles ont mis plus de deux heures à arriver jusqu’au monument à George-Étienne-Cartier. En chemin, le trio a récupéré la pancarte d’une petite famille qui quittait la manifestation. Stéphane Baillargeon Le Devoir
3 Tommy | Tommy, élagueur, est venu accompagné de quatre amis et de son chien, Tylia. « Je suis là pour la Terre », résume-t-il en expliquant avoir participé à ses premières grandes manifestations pendant le mouvement du Printemps érable, en 2012. Stéphane Baillargeon Le Devoir
4 La famille Boisclair | Ils sont arrivés à sept de la Petite-Italie. La jeune Margaux a préparé la pancarte de ralliement. Elle a dessiné une terre en forme de coeur. « On veut laisser une planète viable à nos enfants et à leurs petits-enfants », dit Vincent Boisclair accompagné de sa femme Kim Devault, de la voisine Élodie Gelin et ses enfants. Stéphane Baillargeon Le Devoir
5 Un groupe de graffeurs | En queue de peloton, une quinzaine de personnes, des très jeunes et des plus vieux, graffitaient les rues de slogans réalisés aux pochoirs : « Agir vite » ; « Pas de planète B », un poing… « On veut laisser des traces », a expliqué une des adultes, sans vouloir s’identifier. En fait, les marques s’effaceront à la première pluie. Stéphane Baillargeon Le Devoir
6 Frédéric Fabry | En ce vendredi après-midi, Frédéric Fabry aurait dû être dans une classe de l’Université McGill en train de donner un cours sur les changements climatiques. « Dans tout mouvement social, il y a un début qui est assez lent. En ce moment, on est au début, au moment où il faut pousser », lance-t-il. La voix de la science est écoutée au Canada, croit le professeur, mais il faut que l’environnement soit érigé en priorité. Catherine Legault Le Devoir
7 François Léger Boyer | Descendant l’avenue du Parc, François Léger Boyer marche aux côtés d’une procession funèbre. Quelques militants d’Extinction Rebellion, dont il a contribué à lancer le chapitre montréalais l’hiver dernier, portent un cercueil où il est inscrit « notre futur » (sur la photo). « Ça représente ce qui s’en vient si les autorités ne font rien », souffle le militant. Catherine Legault Le Devoir
8 Soeur Aurore Larkin | « On s’allie avec le peuple dans ce combat, qui n’a aucun rapport avec la religion ou la couleur de la peau », dit la soeur Aurore Larkin (à gauche, en arrière, avec le bandeau jaune et des lunettes de vue), supérieure des Soeurs Grises de Montréal. Elle note que le mode de vie des religieuses démontre qu’il est possible de vivre plus sobrement. « Actuellement, ce sont les plus démunis qui souffrent le plus des changements climatiques. Il faut humaniser notre planète. » Catherine Legault Le Devoir