La traversée de Greta Thunberg fait des vagues

L’égérie de la lutte contre le réchauffement climatique, Greta Thunberg, à bord du voilier dans le port de Plymouth, en Angleterre, avant de prendre la mer vers New York, le 14 août
Photo: Associated Press L’égérie de la lutte contre le réchauffement climatique, Greta Thunberg, à bord du voilier dans le port de Plymouth, en Angleterre, avant de prendre la mer vers New York, le 14 août

L’équipe du voilier qui traverse l’Atlantique pour acheminer Greta Thunberg à New York a assuré dimanche que les émissions de carbone liées à son déplacement seraient toutes compensées, en réponse à une polémique autour des conditions du retour du navire en Europe.

L’adolescente suédoise, à l’origine d’un mouvement mondial d’action contre le réchauffement climatique, est partie le 15 août, avec son père, à bord d’un voilier de course zéro carbone, le Malizia II. Elle évite ainsi d’avoir recours à l’avion, un moyen de transport beaucoup plus polluant, pour assister au sommet mondial de l’ONU à New York.

Mais un porte-parole du navigateur allemand Boris Herrmann — skippeur du bateau avec un membre de la famille princière de Monaco — a indiqué au journal berlinois TAZ que plusieurs personnes prendraient l’avion pour New York afin de ramener le bateau vers l’Europe après la traversée de Greta, et que Boris Herrmann rentrerait aussi par les airs.

Solution « imparfaite »

Le journal en a déduit que le trajet des Thunberg en bateau serait en fin de compte plus polluant que s’ils avaient pris l’avion, une conclusion largement reprise sur les réseaux sociaux, où l’égérie pro-environnement compte de nombreux détracteurs.

« Nous avons planifié ce voyage à New York à la dernière minute et, en conséquence, deux personnes devront se rendre en avion [dans la métropole américaine] pour ramener le bateau », a confirmé auprès de l’AFP Holly Cova, responsable de l’équipe Malizia, dans une déclaration transmise par l’entourage de Greta Thunberg.

« En tout, ce sont quatre membres d’équipage qui ramèneront le bateau. Ce sont des décisions logistiques qui ont été prises uniquement par l’équipe du Malizia », a-t-elle indiqué, précisant que « tous les vols de l’équipe sont compensés » même si « nous reconnaissons que cette solution est imparfaite ».

« Le monde n’a pas encore trouvé le moyen de traverser un océan sans laisser d’empreinte carbone », a ajouté Holly Cova. « Nous pensons que compenser ses émissions, c’est mieux que de ne rien faire et espérons que ce voyage avec lequel nous accompagnons Greta permettra une prise de conscience sur cet important sujet. »

Avant le sommet de l’ONU le 23 septembre, Greta Thunberg, qui a mis sur pause ses études pour la prochaine année, participera à de nombreuses rencontres sur le climat. Elle a également prévu de se rendre au Canada, au Mexique et au Chili, pour une autre conférence de l’ONU en décembre. « Je ne sais pas encore comment je vais rentrer à la maison », a-t-elle dit.