Une centrale verte au Nunavik prévue pour 2022

Pituvik et Hydro-Québec s'associent pour construire une centrale hydroélectrique au fil de l’eau sur la rivière Inukjuak, dans le Nord-du-Québec.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Pituvik et Hydro-Québec s'associent pour construire une centrale hydroélectrique au fil de l’eau sur la rivière Inukjuak, dans le Nord-du-Québec.

Innergex énergie renouvelable a annoncé lundi s’être entendue avec la corporation financière Pituvik et Hydro-Québec pour construire une centrale hydroélectrique au fil de l’eau sur la rivière Inukjuak, près du village du même nom, dans le Nord-du-Québec. La préparation du site du projet Innavik, évalué à 125 millions $, devrait débuter au quatrième trimestre de 2019, et sa construction, l’an prochain.

La centrale de 7,5 mégawatts, qui deviendra le premier projet issu d’un partenariat entre une entreprise inuite et un producteur indépendant, devrait être opérationnelle vers la fin de 2022.

Selon Innergex, la nouvelle centrale permettra de réduire de plus de 80 % la consommation d’hydrocarbures et de réduire de 700 000 tonnes les émissions de gaz à effet de serre sur 40 ans.

Le projet permettra en outre à Hydro-Québec de réaliser des économies annuelles « de l’ordre de 20 % » en coûts d’exploitation. Il s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la société d’État consistant à convertir ses réseaux autonomes à des sources d’énergie plus propres et moins dispendieuses.

Un contrat d’approvisionnement en électricité de 40 ans a été signé avec Hydro-Québec, lequel prévoit un montant annuel fixe en contrepartie d’une énergie et d’une puissance garanties. Ce contrat sera soumis à la Régie de l’énergie pour approbation plus tard cette année.

La communauté inuite d’Inukjuak, située sur la rive de la baie d’Hudson, compte 1800 habitants. Le projet d’Innergex et de Pituvik devrait créer des emplois locaux pendant la construction et l’exploitation de la centrale et être une source de diversification pour l’économie. Les deux entreprises détiennent toutes deux une participation de 50 % dans le projet.

Innergex calcule que le projet Innavik devrait afficher un bénéfice avant intérêt, impôts et amortissement d’environ 9 millions $ à sa première année complète d’exploitation.