Première sortie publique pour un ourson blanc né au Zoo de Saint-Félicien

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien fait partie d’un réseau d’établissements qui souhaitent préserver le meilleur bagage génétique possible d’ours polaires.
Photo: Zoo sauvage de Saint-Félicien Le Zoo sauvage de Saint-Félicien fait partie d’un réseau d’établissements qui souhaitent préserver le meilleur bagage génétique possible d’ours polaires.

Un des deux oursons blancs nés au Zoo sauvage de Saint-Félicien au cours des derniers mois a fait sa première apparition publique ce mardi, dans un nouvel habitat conçu pour accueillir les deux femelles qui ont donné naissance à la fin de l’année dernière.

« C’était une première sortie, mais aussi une découverte de l’habitat extérieur pour Kinuk », l’ourson blanc né à la fin du mois de novembre, a expliqué la biologiste Christine Gagnon, directrice de la conservation et de l’éducation au zoo sauvage situé au Lac-Saint-Jean. « Impressionné, le jeune a suivi sa mère pas à pas en grondant pour attirer son attention. »

Sa mère, nommée Aisaqvak, découvrait elle aussi ce nouvel « habitat », beaucoup plus grand que celui qui accueillait auparavant les ours polaires qui appartiennent à l’établissement.

Photo: Zoo sauvage de Saint-Félicien

Selon ce qu’a précisé Mme Gagnon, l’autre ourson blanc, âgé de cinq mois, devrait sortir sous peu dans l’autre portion de cet habitat, conçu pour accueillir les deux femelles et leurs deux jeunes, mais dans des sections séparées.

Quant au mâle, Yellé, un ours de 13 ans pesant plus de 1000 livres, il demeurera dans un autre habitat et ne pourra pas être vu du public. Sa présence n’est pas possible dans le même habitat, puisqu’il représenterait un risque pour les oursons, a fait valoir Mme Gagnon.

Il s’agit des premiers oursons blancs nés au zoo depuis 2009. Les deux jeunes devraient demeurer avec leur mère pour environ deux ans, avant d’être transférés dans d’autres zoos. Ils sont habitués allaités pendant une année et demie.

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien fait partie d’un réseau d’établissements qui souhaitent préserver le meilleur bagage génétique possible d’ours polaires. L’espèce demeure cependant difficile à reproduire en captivité, d’où la rareté de tels événements. En 2006, on comptait 364 individus dans des jardins zoologiques sur la planète, et seulement 298 en 2015.

Plusieurs populations d’ours polaires sont menacées dans leur environnement naturel, essentiellement en raison des bouleversements climatiques qui font disparaître la banquise dont les animaux ont besoin pour chasser.