La Caisse de dépôt devient copropriétaire de la plus importante entreprise de transport de gaz du Brésil

Pour la Caisse, qui gère les fonds des régimes de retraite de plusieurs Québécois, il s’agit d’un «premier investissement en infrastructures» au Brésil.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Pour la Caisse, qui gère les fonds des régimes de retraite de plusieurs Québécois, il s’agit d’un «premier investissement en infrastructures» au Brésil.

La Caisse de dépôt et placement du Québec injecte un milliard de dollars pour devenir copropriétaire de la gazière TAG, la plus grande entreprise de transport de gaz naturel au Brésil, qui possède un réseau de 4500 kilomètres de gazoducs.

Le plus important investisseur institutionnel du Canada va en fait acquérir, en partenariat avec ENGIE, premier producteur indépendant d’électricité au Brésil, une participation de 90 % dans Transportadora Associada de Gás (TAG), dans le cadre d’une transaction évaluée à plus de 11 milliards de dollars.

Quelque 70 % de ce montant consiste en une prise en charge de la dette de TAG. Pour le reste, il est prévu que la Caisse de dépôt détienne une participation de 31,5 % dans la gazière, pour un investissement d’environ un milliard de dollars, selon les données transmises au Devoir lundi. ENGIE et Petrobras seront les autres copropriétaires de cette entreprise.

Pour la Caisse, qui gère les fonds des régimes de retraite de plusieurs Québécois, il s’agit d’un « premier investissement en infrastructures » au Brésil. « Ce premier investissement en infrastructures au Brésil représente une étape importante pour la diversification géographique de notre portefeuille, un élément clé de sa performance à long terme », a d’ailleurs fait valoir Emmanuel Jaclot, premier vice-président, Infrastructures, au moment de l’annonce de la transaction, vendredi en soirée.

Lundi, le porte-parole de la Caisse, Maxime Chagnon, a aussi indiqué que la Caisse considère que le gaz naturel constitue une « énergie de transition ». Il a aussi souligné que la Caisse demeure déterminée à réduire l’empreinte carbone de son portefeuille d’investissements. Selon le plus récent Rapport d’investissement durable, « l’intensité carbone » des investissements a reculé de 10 % l’an dernier et la Caisse prévoit toujours de détenir quelque 32 milliards de dollars d’« actifs propres » en 2020.

Le collectif La planète s’invite à l’université estime toutefois que la Caisse de dépôt devrait aller plus loin et se départir de la totalité de ses investissements dans les énergies fossiles, dont ceux dans les pétrolières TransCanada, Enbridge et Total.