Les deux oursons blancs du Zoo sauvage de Saint-Félicien se portent bien

Un des oursons, âgé de 11 semaines, vient de faire ses premiers pas en dehors de la tanière de sa mère Aisaqvak.
Photo: Courtoisie / Zoo sauvage de St-Félicien Un des oursons, âgé de 11 semaines, vient de faire ses premiers pas en dehors de la tanière de sa mère Aisaqvak.

Les deux oursons blancs nés au Zoo sauvage de Saint-Félicien au cours des dernières semaines se portent bien et l’un d'eux vient même d’être photographié hors de la tanière de sa mère. Ce doublé de naissances est d’ailleurs exceptionnel, selon la direction de l’organisme, qui estime que le public pourra les voir dès le printemps.

« Pour nous, c’est une excellente nouvelle, d’autant plus que la deuxième naissance n’était pas attendue. La présence de ces oursons contribuera aussi à sensibiliser le public au message de conservation de l’ours polaire », explique au Devoir la biologiste Christine Gagnon, directrice de la conservation et de l’éducation au zoo sauvage situé au Lac-Saint-Jean.

La direction vient d’ailleurs de diffuser les premières photos de l’ourson de 11 semaines de la femelle nommée Aisaqvak, qui vient de faire ses premiers pas en dehors de la tanière de sa mère, située dans le secteur « maternité » des ours polaires.

Photo: Courtoisie / Zoo sauvage de St-Félicien

Il s’agit du premier ourson de cette femelle depuis 2009. Fait unique, il a été suivi quelques jours plus tard d’un deuxième ourson, cette fois-ci de l’autre femelle du zoo de Saint-Félicien, Milak, une bête de 10 ans et pesant 320 kilos. Ce dernier se trouve toujours dans la tanière de sa mère.

Les deux oursons se porteraient bien, selon ce que précise Mme Gagnon, après avoir passé l’étape critique de leurs premières semaines de vie. D’ici quelque temps, ils devraient par ailleurs sortir à l’extérieur, dans les nouveaux habitats plus grands qui ont été aménagés en 2018 pour les trois ours polaires qui vivent au Zoo sauvage.

Pour le moment, la direction de l’établissement n’a pas encore statué sur ce qu’il adviendra des oursons, qui devraient demeurer pendant au moins deux ans avec leur mère. Chose certaine, les deux femelles devront vivre dans des sections distinctes de l’habitat, pour assurer la sécurité de leurs rejetons. Quant au mâle — et père des oursons —, il vivra lui aussi à part, toujours dans le but de protéger les jeunes ours polaires.

Photo: Alexandre Shields Le Devoir Le père des oursons est Yellé, un mâle de 13 ans pesant plus de 1000 livres.

Mme Gagnon indique par ailleurs que ces nouveaux pensionnaires ne pourraient pas être relâchés dans la nature, puisque leurs chances de survie seraient trop faibles. Mais le Zoo sauvage de Saint-Félicien fait partie d’un réseau d’établissements qui souhaitent préserver le meilleur bagage génétique possible d’ours polaires. L’espèce demeure cependant difficile à reproduire en captivité, d’où la rareté de tels événements. En 2006, on comptait 364 individus dans des jardins zoologiques sur la planète, et seulement 298 en 2015.

Plusieurs populations d’ours polaires sont menacées dans leur environnement naturel, essentiellement en raison des bouleversements climatiques qui font disparaître la banquise dont les animaux ont besoin pour chasser.