Six ex-ministres de l'Environnement somment François Legault d'adopter le projet de loi sur le climat

Les signataires décrivent leur initiative comme un «geste sans précédent» qui va «au-delà de toute partisanerie politique» afin de répondre à l’urgence climatique.
Photo: Daniel Barnes / Getty Images Les signataires décrivent leur initiative comme un «geste sans précédent» qui va «au-delà de toute partisanerie politique» afin de répondre à l’urgence climatique.

Six anciens ministres de l’Environnement du Québec unissent leurs voix pour demander au gouvernement Legault d’adopter le projet de loi sur le climat soumis en décembre par Dominic Champagne au nom des signataires du Pacte pour la transition.

Dans une lettre transmise lundi au premier ministre François Legault, Clifford Lincoln, Lise Bacon, Paul Bégin, Thomas J. Mulcair, Daniel Breton et Isabelle Melançon « exhortent » l’Assemblée nationale à adopter « dès maintenant » le projet de loi intitulé Loi visant à assurer le respect des obligations climatiques du Québec.

Cette proposition législative, rédigée par les juristes Michel Bélanger et Mario Denis, fixe des objectifs de réduction des gaz à effet de serre (20 % pour 2020, 37,5 % pour 2030, 80 à 95 % pour 2050) et suggère de les rendre obligatoires. Le projet de loi prévoit également d’obliger le gouvernement à faire en sorte que tous les règlements et toutes les lois adoptés par l’État québécois respectent l’atteinte de ces cibles.

« Tout en donnant force de loi aux cibles de réduction des émissions de GES, ce projet de loi vise le sommet même de l’État québécois, soit le Conseil des ministres et ses membres, en obligeant que chacune de leurs décisions soit compatible, donc cohérente, avec l’atteinte de ces cibles », soulignent les six signataires.

Ceux-ci décrivent leur initiative comme un « geste sans précédent » qui va « au-delà de toute partisanerie politique » afin de répondre à l’urgence climatique.

« Nous avons déjà du retard, et le temps ne nous permet plus d’ignorer ni de retarder les décisions nécessaires pour contenir le réchauffement climatique et éviter l’emballement à venir », écrivent les ministres, dont quatre ont été élus sous la bannière libérale et deux ont siégé dans un gouvernement péquiste.

« Nous convions le gouvernement actuel, les partis d’opposition à l’Assemblée nationale ainsi que les forces vives de la société civile à faire front commun » pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, réclament-ils.

Dans la déclaration, il est mentionné que le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui a été ministre de l’Environnement de 2012 à 2014, appuie « sans réserve » la démarche de ses confrères. Il n’a toutefois pas apposé sa signature au bas de la lettre « afin de laisser aux élus du Québec la responsabilité de voter les lois à l’Assemblée nationale ».

La déclaration des six ministres, envoyée lundi à François Legault, est accompagnée d’une lettre signée par 18 professeurs de droit de l’environnement qui appuient l’adoption du projet de loi.

« Dans un contexte où l’erreur n’a plus sa place, ces moyens [pour combattre le réchauffement climatique] doivent être encadrés par une loi qui assurera leur efficacité et leur cohérence. Il ne s’agit pas de s’imposer des obligations écrasantes, mais d’avoir le courage de s’astreindre à celles que le défi climatique rend indispensables », écrivent-ils.

23 commentaires
  • Daniel Bérubé - Abonné 4 février 2019 04 h 12

    Félicitation à vous, pour les jeunes !

    Il sera d'ailleurs beaucoup plus intéressant pour les jeunes d'aujourd'hui d'arriver au pouvoir un jour, et constater que des efforts furent fait pour le climat qu'il auront à vivre dans ces années à venir. Face à ce désordre climatique, pourtant reconnu par quantité de scientifiques, à trop vouloir garder la tête dans le sable, ont se retrouve un jour avec du sable dans les yeux... qui rend encore plus "aveugle" !

    • Claude Bariteau - Abonné 4 février 2019 07 h 23

      Quand le feu est pris et progresse à un rythme accéléré, il faut d’abord l’arrêter par un geste sans précédent contenant un échéancier bien ciblé.

      La proposition a cette envergure, mais ne suffit pas. Le feu embrase toute la planète et si l’État du Québec se doit d’œuvrer à l’éteindre sur son territoire, il se doit de s’associer aux États qui recourent aux mêmes moyens, ont des visées analogues et dénoncer les États qui jouent avec le feu et l’alimentent tous les jours parce qu’il les nourrit.

      Aussi mettre en forme la proposition des signataires implique pour l’État du Québec d’établir des liens avec les États qui agissent sans équivoque comme il le fait et de refuser de s’associer aux États, dont le Canada et les États-Unis, qui alimentent actuellement les braises.

      C’est une question de cohérence élémentaire. Elle nécessite que l’État du Québec fasse fi des contraintes que sont les siennes sur la scène internationale et, parce que le feu est partout, ose les contourner par des gestes concrets plutôt que des belles déclarations sans portée véritable.

      Il faudrait que les signataires le disent haut et fort, ce qui ferait de leur proposition un véritable geste sans précédent.

    • Denis Marseille - Inscrit 4 février 2019 07 h 32

      Des efforts? Allez donc lire leurs Curriculum et vous verrez que ce ne sont que de basses tactiques politiques. Certains parmis les signataires ne furent pas ministres, d'autres le furent si brièvement qu'ils n'ont pas eu le temps de vider leurs boîtes. De réalisations, ils en n'ont que le nom. Et ils font la morale. C'est facile lorqu'on vit dans un quartier huppé de se sentir en accord avec la nature!

    • Claude Bariteau - Abonné 4 février 2019 10 h 28

      Je connais bien les cv des six signataires, mais ce qui m'importe est leur proposition, à laquelle j'ai ajouté des éléments que je considère fondamentaux pour qu'elle ait un impact. Pour moi, c'est l'essentiel même si je sais, comme vous, ce qui a marqué leur cheminement politique.

      Cela dit, M. Marseille, concernant le climat, qui conditionne l'écologie, le Québec peut avoir le pouvoir qu'il affirme, surtout en s'associant avec des pays et en signant des ententes obligeantes. La politique n'a pas à n'être qu'un constat de la réalité. Elle doit être associée à un projet qui change cette réalité.

      Il n'en demeure pas moins que j'admire votre engagement. Par contre, je partaghe les vues de M. Lavoie exprimée en réaction aux vôtres.

    • Bernard Plante - Abonné 4 février 2019 11 h 12

      Lorsque je vois ceux qui se concentrent sur les personnes qui portent le message plutôt que sur le message en lui-même, pour dire que les porteurs d'un message écologique devraient être des saints qui ont cessé de respirer pour éviter de produire du CO2, ce qui me vient en tête est la citation "lorsque le sage pointe la lune, l'idiot regarde le doigt".

      Cessons de dénigrer les messagers et passons à l'action!

    • Denis Marseille - Inscrit 4 février 2019 20 h 58

      M, Bariteau,
      Je m'adressais à M. Bérubé. Je donnais mon opinion sur son commentaire à lui pas le vôtre. M'avoir adressé à vous, je vous aurais nommé en début de message.

  • Denis Marseille - Inscrit 4 février 2019 07 h 13

    Boule Schiste!

    Ce n'est pas le climat qu'il faut protéger, nous n'avons aucun pouvoir là-dessus. On parle de climat et on oblitère l'écologie dans ce qu'elle a de simple. Notre rapport personnel avec ce qui nous entoure. Aucun gouvernement ne pourra faire ce que chacun ne peut faire lui-même. C'est du pelletage de nuage. Ce sont des voeux pieux de gens qui veulent s'acheter des indulgences. On veut se donner bonne conscience pour les gestes que nous voulons continuer de faire en toute impudence. Qu'on fait ces anciens ministres? Que fait l'inventeur du pacte?

    On veut s'attacher sans regarder le dépotoir que les autres pays sont entrain de créer. On se sent coupable de respirer parce que notre embonpoint nous donne le souffle court. Prouvez-moi signataire de ce pacte que vous êtes sans taches et je comparerai avec ce que je fais dans mon quotidien et nous saurons qui de nous pue l'hypocrisie!

    • Simon Lavoie - Abonné 4 février 2019 08 h 41

      "on oblitère l'écologie dans ce qu'elle a de simple. Notre rapport personnel avec ce qui nous entoure". Un rapport personnel à ce qui nous entoure peut être informé et cohérent avec le meilleur état des connaissances dans un domaine donné, ou être non-informé ni cohérent à cet égard. À partir de cet écart, et de la valeur que nous conférerons à un agir informé plutôt qu'à son vis-à-vis qui ne l'est pas, des choix en termes de politique public s'ensuivent qui ne peuvent être neutres. Admettons deux personnes : la première qui fait des épicerie zéro déchet, qui utilise son vélo et l'autobus, qui utilise le covoiturage, et qui en général prend en compte l'impact écologique de ses décisions tout en sachant qu'il y aura inévitablement un tel impact (aussi bien qu'il soit le moindre possible) ; une deuxième qui fait exactement l'inverse - quantité constante et grandissante de déchet, voiture personnelle à unique passager, voiture qui roule à vide à chaque occasion possible, et personne qui croit que limiter son impact écologique est du pelletage de nuage et que cette limitation est même impossible (ce qui est aussi désespérément faux que de penser que le fait de ne pas être un pur ange irréprochable vous retire tout droit de parole). À défaut d'une politique pour rendre les choix irresponsables et dommageables de la deuxième personne coûteux et désavantageux à un niveau personnel, les progrès que représentent les choix de la première personne seront contre-balancés voir annulés par ceux de la deuxième. Une politique pour entériner la supériorité des valeurs de la première de ces deux personnes (de la première de ces deux portions de la population) est donc logique et sensée, rationnellement fondée.

    • Denis Marseille - Inscrit 4 février 2019 11 h 48

      Regardez ce que font les autres provinces et vous verrez que le Québec est un chef de file dans le domaine. Il faut arrêter de se morfondre. C'est une attaque fédéraliste sur notre souveraineté nationale. Rien de plus. Sudbury a elle seule pollue plus que l'ensemble de la population. L'Alberta et son pétrole sale est entrain de détruire sa nappe phréatique et tout cela avec l'assentiment de tous les gouvernements fédéralistes précédent. Que faisons-nous qui mérite une opprobe qu'on ne peut demander aux autres en premier lieu? De la foutaise QS, NPD et PLC, voila ce que c'est! Et vous embarquez dans leurs patentes! Je vis simplement et la plupart des gens que je côtoie ont à coeur l'environnement mais il faut savoir nommer les chose de leurs vrais nom. Vos montures de lunettes sont en plastique, vos vêtement sont des fibres synthétiques, vos téléphone contiennent des métaux lourds, mais ça, c'est correct, me direz vous! C'est certain que les gens de théâtre font un métier qui ne laisse pas d'empreinte, il joue sur une scène! Mais le maquillage est fait avec quoi? Les costumes? On voit seulement ce que l'on veut voir et... Vous faites des lois que vous ne respecterez même pas. Vous enchaînez des populations entières de vos lubies! Vous vous foutez du développement régional car la plupart d'entre vous ont quitté leurs villages en maudissant leurs populations et en les traitant de colons et de pas civilisés. Vous n'êtes pas des autruches, vous êtes le serpent qui avale sa propre queue. Vous ne serez jamais des esprits pur et tant que vous vivrez dans le monde matériel, vous aurez des besoins que vous comblerez! Sans pesticides, la maladie détruira les récoltes. C'est la vie! On a essayé les communes et cela n'a pas marché. Et ce pacte n'est qu'un ramassis de voeux pieux sans réelles conséquences pour les citadins. M. Legault ne signera pas ce pacte et vous le savez bien.

      Les prochaines élections sont en 2022. Vous devrez rongez votre frein d'ici ce temps-là!

    • Hélène Paulette - Abonnée 4 février 2019 15 h 46

      Monsieur Marseille, c'est n'est pas parce que je ne suis pas sans tache que j'ai signé le pacte mais pour améliorer tangiblement mon empreinte carbone... Aucune hypocrisie de ma part, moi qui depuis les années 80 jardine bio et mange moins de viande, car je m'apprête à changer drastiquement ma façon de voyager!

    • Hélène Paulette - Abonnée 4 février 2019 15 h 53

      Mais de quel opprobe parlez-vous, monsieur Marseille? Au moment où nous avons un Premier Ministre obsédé par le développement économique, ne croyez-vous pas qu'il est temps d'investir massivement dans les énergies vertes???

    • Hélène Paulette - Abonnée 4 février 2019 16 h 06

      À qui parlez-vous exactement monsieur Marseille? Je ne trouve, dans vos commentaires, que des lieux communs, des préjugés, des erreurs (sans pesticides pas de récoltes, vraiment?) et de la frustration.

    • Denis Marseille - Inscrit 4 février 2019 19 h 04

      À madame Paulette,
      Je parle aux signataires ( les six ministres) madame. Vous, je ne vous connais ni d'Eve, ni d'Adam! Tout comme le voile et maintenant l'environnement, on s'attaque à un gouvernement nouvellement élu (seulement 4 mois). Et aux signataires du pacte car au delà des tomates bio, les familles ont besoin de travailler aussi et ce sont celles-ci qui ont élu ce gouvernement. Les signataires du pacte parlent comme si il détenaient une vertu qu'eux seul possède. Essayez donc de faire pousser du Canola (transgénique de surcroit) sans pesticide?

      J'utilise les même procédés que les tenant de la bien-pensance solidaire et communautaire qui ne se rendent pas compte qu'ils sont les pantins d'organisations syndicales et d'agendas politiques ( Il y a des élections cette année si vous ne le savez pas madame) et seulement par les réponses que vous donnez, je sais maintenant que j'ai frappé dans le mille. Là où ça fait mal... Oui, vous cherchez une sanctification qui, comme le faisaient remarquer Nietzsche, ne sert qu'à vous montrer «vertueuse» pour vous démarquer de la masse. Mais, vos lieux communs font vraiment esprit de troupeau. Continuez de bêler en coeur car mon idée est faite. Le Devoir n'est plus ce qu'il était. Il n'est plus «indépendant». J'aimais mieux dans le temps d'avant Brian Myles... Je mets fin à mon abonnement dès demain! Je commente ce que je veux, c'est mon droit. Je n'ai pas à dire ce que les gens veulent entendre juste pour montrer que je suis «cool». Je ne le suis pas! J'admets cependant que je peux me tromper, je n'ai pas le monopole de la vérité! Mais, bof, c'est mon opinion et je la respecte. La vôtre me passe dix pied par-dessus la tête rendu là.

    • Hélène Paulette - Abonnée 4 février 2019 23 h 04

      Monsieur Marseille, j'habite en zone agricole depuis 50 ans et je commence à en avoir assez de la dépendance des agriculteurs aux agronomes qui travaillent pour Monsanto. J'y ai vu dépérir la nature et contaminer l'eau des puits avec vos pesticides et vos semences transgéniques, sans parler de l'appauvrissement des sols...
      De plus votre attitude montre que vous n'êtes pas habitué à participer aux commentaires de Devoir qui se font dans le respect et l'écoute des autres.

    • Denis Marseille - Inscrit 5 février 2019 06 h 52

      «commentaires de Devoir qui se font dans le respect et l'écoute des autres.»

      Vous devriez en parlez avec M.Rioux et madame Pelletier!

      Et de plus, ce ne sont pas « mes pesticides et mes semences transgéniques». Vous vous servez de mon commentaire pour vous attaquer à ma personne et vous parlez de respect... Et bien... Ça fait longtemps que vous n'avez pas vérifier la définition dans le dictionnaire. Vous auriez pu juste passer outre aussi et écrire le vôtre plus bas! Bien non, vous vouliez me faire la morale car ça vous fait du bien. Une vraie de vraie. Une vraie de vraie quoi, ça, je ne le dirai pas. C'est un mot irrespectueux qui vous va à merveille.

      «J'y ai vu dépérir la nature...» Les miroirs ne mentent pas... Allez en ville, le béton est nouveau et tout beau!

  • Marie Nobert - Abonnée 4 février 2019 07 h 57

    De Clifford à Isabelle en passant par les «z'autres» (!) Misère!

    «Le seul» qui me «révulse» c'est Paul. Peut-on se «souvenir» de sa «piètre» prestation dans la «gestion» de l'«affaire Therrien»?! Beau coup d'estoc de la part du Parti libéral du Québec, mauvaise reprise en «botte» par le PQ. Je propose une lecture simple: https://www.barreau.qc.ca/pdf/journal/vol33/no19/therrien.html Bref. Le «crime» du prévenu «Therrien» (suite à son arrestation - Crise d'octobre '70) a été qualifié de «crime passionnel» par le juge d'intance Antonio Lamer, futur juge en chef de notre CSC. Vous dites: «Je me souviens»!? Grosse fatigue.

    JHS Baril

    Ps. Pas de ps.

    • Denis Marseille - Inscrit 4 février 2019 08 h 57

      merci pour ce rappel...

  • François Boucher - Abonné 4 février 2019 08 h 16

    Mesure cohérente avec l'urgence climatique

    Mettre en place ces balises me semble fort important. Cela peut permettre d'instaurer un garde-fou qui va empêcher la mise en place de choses comme la cimenterie Mc Innis, par exemple.

  • Jean Richard - Abonné 4 février 2019 10 h 56

    Peu convaincant

    Six ex-ministres de l'environnement venant du régime libéro-péquiste des dernières années ? Ça ne peut avoir qu'un très faible pouvoir de persuasion.

    Des sonneurs d'alarme qui nous lancent un faux cri de détresse en nous invitant à consommer moins de pétrole pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, ça sonne un peu mauvais calcul. Voyons un peu : la population humaine sur cette planète frôle les 8 milliards alors que celle du Québec n'est que de 8 millions, 0,1 % si nos calculs sont bons. Or, pendant qu'on claironne qu'on peut changer à ce point le cours des choses, on oublie, peut-être volontairement, des problèmes environnementaux beaucoup plus urgents. Nous croulons sous les déchets, le recyclage se transforme en farce monumentale, l'étalement urbain continue de plus belle, et notre occupation d'un territoire pourtant si vaste met en péril la biodiversité.

    Et parlons des transports. Ces dernières années, les libéro-péquistes ont mis sur pieds des programmes visant à revitaliser et à perpétuer un dévastateur modèle de mobilité basé sur la voiture individuelle. Ce modèle, alimenté de généreuses subventions, contribue à l'étalement urbain et à l'augmentation des besoins en transports individuels. En même temps, on déroule le tapis rouge aux sociétés minières pour qu'elles viennent éventrer l'environnement nordique pour y puiser à la tonne les matériaux nécessaires à la confection de millions de batteries.

    Quelque part dans le pacte, on faisait mention de la nécessité de réduire notre empreinte environnementale. Difficile d'être en désaccord avec ça. Pourtant, ça ne faisait pas partie des préoccupations des partis d'où proviennent les membres du nouveau club des ex-ministres de l'environnement.

    Enfin, un volet oublié, celui de l'éducation et de la pauvreté. C'est facile d'être un écolo vertueux quand on a les poches pleines et qu'on se donne bonne conscience en stationnant sa Tesla subvetnionnée devant sa porte, mais...