Dans le reste de l’Amérique latine, les véhicules électriques tracent leur route

Au Chili, le parc de transports publics de Santiago est en cours de transformation, avec la mise en circulation depuis mi-décembre d’une centaine de bus électriques sur les grandes artères de la ville.
Photo: Ina Fassbender / DPA / AFP Au Chili, le parc de transports publics de Santiago est en cours de transformation, avec la mise en circulation depuis mi-décembre d’une centaine de bus électriques sur les grandes artères de la ville.

À côté du Costa Rica, champion de l’électricité renouvelable qui cherche à verdir son parc automobile, le Paraguay et le Chili lancent des initiatives pour développer l’usage des véhicules électriques.

Le Paraguay (sept millions d’habitants) va inaugurer en 2019 un projet de « route verte » de 1000 kilomètres reliant les principales villes du pays et équipée de bornes de recharge capables d’approvisionner les véhicules en à peine vingt minutes.

La première borne sera inaugurée en janvier. À terme seront équipées les trois routes reliant la capitale Asunción, Ciudad del Este et Encarnación, dans le sud du pays, principale région agricole et industrielle du pays.

Le réseau de bornes sera alimenté par de l’énergie solaire et hydroélectrique, en particulier grâce au barrage que le Paraguay partage avec le Brésil sur le fleuve Paraná.

Le pays compte pour l’heure environ 250 véhicules électriques (contre deux millions de véhicules à moteur à combustion), essentiellement dans la capitale, où sont déjà disponibles des bornes de recharge rapide. Une loi récente abolissant les taxes pour l’importation de véhicules électriques a lancé le marché dans un pays où un plein d’essence coûte 50 $, contre 2,5 $ pour une recharge électrique.

Au Chili, le parc de transports publics de Santiago (six millions d’habitants) est en cours de transformation, avec la mise en circulation depuis mi-décembre d’une centaine de bus électriques sur les grandes artères de la ville. Une centaine d’autres seront en circulation dès janvier.

45%
Dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat, le Chili s’est engagé à réduire de près de moitié ses émissions de gaz à effet de serre.

Le projet vise le remplacement total de la flotte (plus de 6000 véhicules) à l’horizon 2050.

Les nouveaux bus ont une autonomie de 250 km et réduisent le coût d’exploitation de 76 % par rapport aux bus utilisés actuellement dans la capitale, fortement critiqués par les usagers pour leur vétusté, ainsi que pour la pollution et le bruit qu’ils génèrent.

Selon le président de la République, Sebastián Piñera, qui a présenté le 13 décembre les nouveaux modèles de bus fabriqués en Chine, ce nouveau parc aidera le Chili à respecter les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 45 %.

Le nouveau système « représentera un pas décisif vers la pleine réalisation de cet objectif et contribuera ainsi à une planète et à un Chili plus propres », a déclaré le chef de l’État.