La GRC arrête 14 personnes concernant le blocage d’un projet de gazoduc en Colombie-Britannique

Une pancarte du clan Gidimt'en de la Première Nation Wet'suwet'en a été placée à l'un des points de blocage du chemin permettant l'accès au projet de Coastal GasLink.
Photo: Facebook via Associated Press Une pancarte du clan Gidimt'en de la Première Nation Wet'suwet'en a été placée à l'un des points de blocage du chemin permettant l'accès au projet de Coastal GasLink.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a annoncé que 14 personnes ont été arrêtées concernant le blocage d’un chemin forestier du nord de la Colombie-Britannique, qui empêche l’accès à un projet de gazoduc.

Un peu plus tôt, le corps policier avait prévenu que des mesures seraient prises, lundi, pour faire respecter une injonction de la Cour suprême de la Colombie-Britannique exigeant le démantèlement d’un blocus et ordonnant à toute personne qui interfère avec le projet de Coastal GasLink, près du pont de la rivière Morice, de retirer tous les obstacles.

Les membres de la Première Nation Wet’suwet’en ont érigé un campement et un point de contrôle, au sud-ouest de Houston.

L’injonction laissait 72 heures aux manifestants pour retirer les obstacles, ce qu’ils n’ont pas fait, selon la police. Cela a empêché l’entreprise Coastal Gaslink Pipeline d’accomplir des travaux dans le secteur.

Le pipeline de cette filiale de TransCanada vise à transporter du gaz naturel liquéfié de la région de Dawson Creek vers Kitimat.

L’entreprise dit avoir signé des ententes avec toutes les communautés autochtones concernées pour construire le projet évalué à 40 milliards de dollars, mais les manifestants plaident que les dirigeants de la nation Wet’suwet’en n’ont pas donné leur consentement.

Selon un communiqué diffusé dimanche au nom du grand chef Stewart Phillip, de l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, les cinq clans de la Première Nation Wet’suwet’en s’opposent à la construction de pipelines sur leur territoire.

« Les gouvernements provincial et fédéral doivent révoquer les permis de ce projet jusqu’à ce que les normes de consentement libre, préalable et informé soient respectées », a déclaré M. Phillip.

La GRC a indiqué que les résidants de la région de Houston remarqueraient une présence accrue des policiers en raison de l’injonction.

« Nous espérons qu’il n’y aura pas de violence ou de désordre alors que nous appliquons l’ordre de la cour. Cependant, la sécurité du public et des policiers est primordiale lors du maintien de l’ordre dans les manifestations, surtout en raison du secteur isolé dans lequel le pont est situé », a-t-elle indiqué.

Des zones d’exclusion et des fermetures de route pourraient aussi être décrétées dans le secteur.

« Ces zones seront clairement indiquées. Les médias et le public pourront rester autour du périmètre, mais personne ne pourra accéder aux zones d’exclusion », a indiqué la GRC dans son communiqué.

Le corps de police a assuré qu’il ne tentait pas de favoriser une partie ou une autre.

« Le conflit entre les industries pétrolières et gazières, les communautés autochtones et les gouvernements de toute la province a lieu depuis plusieurs années […] La GRC en Colombie-Britannique est impartiale et nous respectons les droits des individus à des manifestations pacifiques, légales et sécuritaires. »