Suroît: Normand Bergeron entend poursuivre son travail

Il n'est pas question pour le président des audiences sur le Suroît, Normand Bergeron, de se récuser, a-t-il déclaré hier en réaction à un article du Devoir qui mettait en cause hier son impartialité en raison de ses responsabilités antérieures dans les dossiers de l'énergie, qui font actuellement l'objet d'un examen devant la Régie de l'énergie.

«La suggestion voulant que je devrais me récuser est tardive et mal fondée», a déclaré hier M. Bergeron, qui était responsable du dossier de l'énergie de 2000 à 2002 en sa qualité de sous-ministre des Ressources naturelles. Il avait précédemment été à la direction de l'Agence de l'efficacité énergétique.

M. Bergeron estime qu'il n'a pas fait cachotterie de son expérience professionnelle lors de sa nomination comme régisseur de la Régie de l'énergie, en juillet 2002. Depuis ce moment, son cheminement professionnel se trouve sur le site Internet de la Régie et les gens qui suivent le dossier de l'énergie et du Suroît savent depuis le 9 février qu'il devait être l'un des trois régisseurs lors des audiences publiques.

«Il s'est écoulé trois mois sans que personne ne soulève des motifs de récusation à mon égard», a-t-il fait remarquer.

Se récuser à ce moment-ci, a-t-il dit, en tenant compte du fait que la Régie doit remettre son avis au ministre au plus tard le 30 juin 2004, «aurait pour effet de porter atteinte à l'intégrité et à l'efficacité du processus». Les audiences publiques de trois semaines viennent d'entrer dans leur deuxième semaine.

M. Bergeron a signalé que la Régie de l'énergie traite de questions spécialisées et qu'il vaut mieux pour tout le monde que les régisseurs cumulent des expériences pertinentes.

«Il n'y a donc pas lieu, comme on semble le laisser croire, que les régisseurs fassent état de leur expérience professionnelle par une déclaration préliminaire chaque fois qu'ils siègent dans une affaire», a-t-il soutenu.

«Mon expérience professionnelle au ministère des Ressources naturelles et à la direction de l'Agence de l'efficacité énergétique, loin de me rendre partial ou sujet à la récusation, m'aide dans mon travail», a-t-il fait valoir.