Belledune: des écologistes réclament un moratoire

Prenant appui sur la toute nouvelle convention de Stockholm, qui entre en vigueur lundi, une dizaine de groupes environnementaux pressent le gouvernement canadien de décréter un moratoire en vue d'arrêter les travaux de construction de l'incinérateur de déchets toxiques de la compagnie Bennett, à Belledune, au Nouveau-Brunswick.

La coalition Retour à l'expéditeur, qui regroupe notamment l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique et le Sierra Club du Canada, a demandé hier au ministre fédéral de l'Environnement, David Anderson, de commander une étude indépendante d'impacts à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale puisque la seule étude faite à ce jour avait été financée par Bennett.

Étude d'impacts

Dans un premier temps, les groupes exhortent le ministre de rendre publique l'étude d'impacts transfrontaliers commandée en octobre dernier en vue de déterminer dans quelle mesure le procédé d'incinération employé allait accroître la pollution atmosphérique au Québec. Si l'étude est concluante, Ottawa serait alors en droit d'intervenir pour imposer une analyse d'impacts du projet et pour décréter un moratoire.

Le regroupement estime aussi qu'en refusant d'interdire la construction de cet incinérateur, le gouvernement fédéral bafoue la convention de Stockholm, qui prévoit l'élimination des polluants organiques persistants. Le Canada a été le premier pays à ratifier ce traité international en 2001.