Québec abolit la FAPAQ

Québec — La protection et la conservation de la faune seront mieux assurées après l'abolition de la Société de la faune et des parcs — communément appelée la FAPAQ — et l'intégration de ses responsabilités au sein du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, assure le gouvernement Charest.

Selon le projet de loi déposé hier à l'Assemblée nationale, Québec entend supprimer cet organisme et créer une nouvelle section au ministère, Faune Québec. Celle-ci regroupera non seulement les fonctions de l'actuelle FAPAQ, mais aussi quelques-unes des activités de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), comme les inventaires aériens et les contrôles écologiques. La SEPAQ conserverait la responsabilité de l'administration des parcs.

Cette décision n'entraînera ni compression budgétaire, ni réduction de personnel, assure le ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, Pierre Corbeil. Seul le conseil d'administration de la FAPAQ serait supprimé. Des postes pourraient toutefois être abolis par attrition.

«Il y a aura une meilleure protection et conservation de la faune», a affirmé M. Corbeil en conférence de presse. Le ministre a souligné que, en étant intégrée au ministère, la protection de la faune sera prise en compte dès le début du processus décisionnel, au même titre que les secteurs économiques de l'énergie, des mines et de la forêt.

Cette annonce s'inscrit dans la foulée de la modernisation de l'État entreprise par le gouvernement Charest. Pierre Corbeil a rappelé que la FAPAQ accumule des déficits structurels depuis des années. Le budget de 110 millions de dollars qui est consacré cette année à la FAPAQ n'est pas remis en cause. Il sera transféré au ministère et destiné aux mêmes fonctions.