Cap sur l'Antarctique

Que faire contre un déversement ou une fuite de pétrole, même minime ? Émilien Pelletier est également un spécialiste de la dégradation des hydrocarbures par les bactéries. Sa compétence, reconnue internationalement, l'a amené aussi loin que l'Antarctique.

« Là-bas, la dégradation se fait lentement en raison de la basse température de l'eau, explique-t-il. Notre approche consiste donc à encourager le maintien de colonies de bactéries par un cocktail nutritif et l'ajout de produits tensioactifs qui facilitent le fractionnement des résidus pétroliers. »

Seule une méthode douce peut être envisagée dans ce milieu fragile et isolé. Pour l'instant.

Émilien Pelletier s'inquiète, en effet, du développement du tourisme là-bas. « L'Antarctique subit une pression humaine croissante, déplore-t-il. Or, si un accident majeur arrivait là-bas, nous n'aurions même pas les moyens logistiques d'intervenir. »

De quoi faire réfléchir.