Thomas Cook va supprimer de son catalogue les attractions incluant des orques en captivité

Fondé en 1959 aux États-Unis, SeaWorld Entertainment a vu sa réputation entachée par plusieurs scandales et l’opposition farouche d’organisations environnementales.
Photo: Phelan M. Ebenhack Associated Press Fondé en 1959 aux États-Unis, SeaWorld Entertainment a vu sa réputation entachée par plusieurs scandales et l’opposition farouche d’organisations environnementales.

Le voyagiste britannique Thomas Cook va supprimer de son catalogue les attractions incluant « des orques en captivité », a annoncé dimanche son directeur général, Peter Fankhauser.

Cette décision fait suite à une révision de la politique du groupe en matière de bien-être animal, explique M. Fankhauser dans un billet publié sur le blogue de Thomas Cook.

« À partir de l’été prochain, nous ne vendrons plus d’attractions animales gardant des orques en captivité », écrit-il. « Il faut être clair sur le genre d’entreprise que nous voulons être. C’est pourquoi nous avons introduit notre politique sur le bien-être animal il y a 18 mois, et c’est pourquoi nous avons pris cette décision aujourd’hui. »

Selon la presse britannique, cette décision concernera le parc zoologique Loro Parque à Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries, et les parcs à thème SeaWorld, consacrés aux attractions marines, avec spectacles d’orques et de dauphins.

Fondé en 1959 aux États-Unis, SeaWorld Entertainment a vu sa réputation entachée par plusieurs scandales et l’opposition farouche d’organisations environnementales.

Sous pression, SeaWorld a néanmoins annoncé en mars 2016 mettre fin à l’élevage d’orques en captivité, tout en indiquant que les visiteurs pourraient continuer d’admirer dans ses parcs les majestueux mammifères jusqu’à l’extinction de la génération actuelle.

L’annonce de Thomas Cook a été saluée comme une « victoire » par l’association de protection des droits des animaux PETA, qui avait organisé moult protestations contre la présence de ces attractions au catalogue du groupe.

« Il y a de bonnes raisons pour qu’une entreprise qui se présente comme respectueuse des animaux refuse d’être associée à SeaWorld. Les orques y sont forcées de passer leur vie entière à nager en rond dans de minuscules cellules de béton pleines de chlore », a souligné l’organisation dans un communiqué appelant l’ensemble des voyagistes britanniques à suivre l’exemple de Thomas Cook.