Le projet de mine Akasaba Ouest est approuvé

Le projet de mine de cuivre et d’or approuvé est situé en plein coeur de l’habitat naturel d’une harde de caribous menacée.
Photo: Mike Bedell / HO, CPAWS / La Presse canadienne Le projet de mine de cuivre et d’or approuvé est situé en plein coeur de l’habitat naturel d’une harde de caribous menacée.

Le gouvernement du Canada a approuvé mercredi le projet de mine de cuivre et d’or Akasaba Ouest, situé près de Val-d’Or, bien que celui-ci soit situé en plein coeur de l’habitat naturel d’une harde de caribous menacée.

Le projet de Mines Agnico Eagle ltée inclut la construction, l’exploitation et la désaffectation d’une mine de cuivre et d’or à ciel ouvert. La capacité de production de minerai devrait atteindre jusqu’à 4000 tonnes par jour pendant un maximum de six ans. Selon le promoteur, le projet créera une centaine d’emplois directs.

Ottawa l’a approuvé après la tenue d’une évaluation environnementale de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale. La ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, soutient que cette évaluation est « sérieuse, fondée sur des données scientifiques rigoureuses, l’expertise des ministères fédéraux et la consultation approfondie du public et des Premières Nations ».

Le promoteur devra se soumettre à une centaine de conditions visant à atténuer les effets du projet sur l’environnement, et tout particulièrement sur la harde de caribous de Val-d’Or, dont la population a diminué de façon draconienne ces dernières années. Il devra appliquer diverses mesures visant à réduire au maximum les perturbations de leur habitat.

Le gouvernement Couillard avait laissé entendre en mars dernier que les derniers caribous de Val-d’Or étaient condamnés à disparaître, avait alors rapporté Le Devoir. Les coûts pour restaurer leur habitat étaient jugés trop élevés par rapport à la probabilité de sauver cette espèce. La nouvelle avait suscité l’indignation de divers groupes environnementaux.

Toujours l’an dernier, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avait publié un rapport défavorable sur le projet de mine Akabasa Ouest.

Dans un communiqué, la ministre McKenna admet par ailleurs que ce projet « est susceptible de contribuer à des effets négatifs cumulatifs et importants sur la capacité des peuples autochtones à exercer leurs activités traditionnelles dans la région, comme la chasse et la cueillette ».