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Réduction des GES: Québec toujours convaincu d’atteindre ses objectifs

Pour la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, «le Québec est un leader sur la scène internationale en matière de lutte contre les changements climatiques et en avance par rapport à de nombreuses autres juridictions».
Photo: Christophe Ena Associated Press Pour la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, «le Québec est un leader sur la scène internationale en matière de lutte contre les changements climatiques et en avance par rapport à de nombreuses autres juridictions».

Même si son propre bilan du plan d’action contre les changements climatiques constate qu’il n’y aura pas de réductions suffisantes des émissions de gaz à effet de serre au Québec, le gouvernement Couillard continue d’affirmer qu’il atteindra ses objectifs d’ici deux ans.

Le Devoir révélait jeudi les conclusions du bilan « mi-parcours » du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, un document produit l’an dernier par le ministère de l’Environnement, mais qui n’a toujours pas été rendu public.

Ce rapport indique que malgré des investissements de plus de quatre milliards de dollars, les mesures inscrites dans le plan permettront seulement de « stabiliser » les émissions de gaz à effet de serre de la province. L’objectif de les réduire de 20 %, par rapport à 1990, sera donc loin d’être atteint.

Appelé à réagir, le cabinet de la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, a répété jeudi que « le Québec est un leader sur la scène internationale en matière de lutte contre les changements climatiques et en avance par rapport à de nombreuses autres juridictions ».

« Nous sommes convaincus que les actions que nous avons menées — comme l’instauration du Marché du carbone, qui a été renforcé par l’arrivée cette année de l’Ontario, la norme véhicules zéro émission, nos grands projets en matière de transport collectif ou le Plan d’action en matière de sécurité publique relatif aux inondations — nous permettront d’être, en 2020, rendus là où nous le souhaitons », a ajouté son cabinet, dans une réponse écrite.

Le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, a toutefois plaidé pour un « virage majeur » dans le secteur des transports, responsable à lui seul de 41 % des émissions. Selon lui, il serait important d’instaurer des mesures pour décourager l’achat des modèles de véhicules les plus polluants.