États-Unis: TransCanada affirme «avancer» dans le nettoyage du déversement

Un champ près de Presho, au Dakota du Sud. De nombreux agriculteurs s'opposent à la construction de l'oléoduc Keystone XL jusqu'au Texas.
Photo: Andrew Burton / Getty Images / AFP Un champ près de Presho, au Dakota du Sud. De nombreux agriculteurs s'opposent à la construction de l'oléoduc Keystone XL jusqu'au Texas.

TransCanada a affirmé vendredi que le travail était grandement avancé dans le nettoyage d’une importante fuite de pétrole de son oléoduc Keystone au Dakota du Sud, survenue quatre jours avant un vote déterminant de la régie des services publics du Nebraska sur le projet Keystone XL.

L’entreprise de Calgary a indiqué qu’environ 75 membres du personnel, de même que des responsables gouvernementaux, sont sur les lieux près d’Amherst, au Dakota du Sud, avec l’équipement nécessaire pour contenir les 795 000 litres dans un champ.

Dans une mise à jour de la situation, l’entreprise a dit avoir « pris cet incident très au sérieux et travailler avec les agences réglementaires de l’État et au fédéral ».

Craintes de contamination

TransCanada a soutenu n’avoir observé aucun impact environnemental additionnel et aucune menace à la sécurité publique, bien que la communauté autochtone du lac Traverse eut exprimé des craintes de voir la fuite contaminer des sources d’eau potable.

Des écologistes ont rapidement fait valoir une raison de plus de rejeter le projet Keystone XL, mais des officiels de l’État ont affirmé vendredi que la fuite n’aurait pas d’impact sur leur décision. Une porte-parole de la régie des services publics a affirmé que les commissaires baseraient leur décision uniquement sur la preuve présentée durant les audiences publiques et sur les commentaires publics des responsables.

L’entreprise soutient que des employés ont fermé l’oléoduc jeudi matin après avoir détecté une baisse de pression. La fuite a eu lieu à Marshall County, près de la frontière avec le Dakota du Nord.

Une enquête devra déterminer la cause de la fuite.

Vote prévu lundi

La régie des services publics du Nebraska devrait décider lundi si elle autorise TransCanada à aller de l’avant avec son projet d’oléoduc Keystone XL. Ce vote pourrait constituer la dernière étape réglementaire importante pour ce projet de 8 milliards, que le président américain, Donald Trump, a déjà appuyé.

Le Sierra Club a réagi à la fuite en exhortant la régie du Nebraska à rejeter le projet Keystone XL.

Les opposants à Keystone XL soutiennent que l’oléoduc de TransCanada traverserait les dunes couvertes d’herbes de Sandhills, un écosystème fragile, mais aussi les terres d’agriculteurs et d’éleveurs de bovins qui n’en veulent pas.

L’oléoduc acheminerait du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta à travers le Montana et le Dakota du Sud jusqu’au Nebraska. Keystone XL joindrait alors un réseau d’oléoducs existants qui se rendent jusqu’aux raffineries du Texas, sur le golfe du Mexique.

Une fuite de quelque 64 000 litres dans le sud-est du Dakota du Sud avait forcé une interruption de service d’une semaine en avril 2016.

TransCanada avait alors déclaré qu’il s’agissait de la première fuite détectée sur l’oléoduc, mais d’autres fuites avaient été observées aux stations de pompage. L’une d’elles avait laissé échapper 53 000 litres de pétrole dans le Dakota du Nord en mai 2011.

2 commentaires
  • Pierre Lalongé - Abonné 18 novembre 2017 08 h 15

    Ouf!

    Imaginez 795 000 litres de pétrole en amont de Montréal.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 19 novembre 2017 08 h 00

      Que c'est rassurant: TransCanada "AVANCE" et l'Humain "RECULE."